Retour(s) de Workshop...


Je gardais précieusement les photos prises lors du workshop auquel j’avais assisté en avril dernier. Cet événement a été tellement important pour moi que je souhaitais poser sur toutes ces belles images les mots justes pour vous transmettre les émotions si intenses ressenties durant ces deux jours, alors en attendant, je les gardais au chaud... Et puis en lisant le message de Cyrielle (l’une des personnes à l’initiative de ce workshop) sur instagram la semaine dernière qui témoignait de ses doutes et de son sentiment d’illégitimité dans ce métier, les mots se sont imposés…



Après 4 années à vivre de la photographie, Il y a 10 mois, j’ai repris, la mort dans l’âme, une activité salariée...parce que je me suis laissée envahir par mes doutes, parce j’ai donné trop d’importance aux commentaires de personnes mal intentionnées  et parce que mon sentiment d’illégitimité a pris le pas sur tout le reste, me paralysant au point de me convaincre que la seule issue était d’abandonner ma passion…
Je me suis enfermée dans une spirale infernale, au point de ne même pas pouvoir être capable de toucher à mon boîtier, Cela a été jusqu’à la douleur physique, des maux de dos omniprésents rendant douloureuse et quasi impossible toute pratique de la photo, témoignant de la souffrance morale que je vivais, de ces doutes et ce mal-être qui m’assaillaient. A ce moment,  j'ai bien cru que tout était terminé et je me suis résignée...


Les mois ont passé, je travaillais en tant que salariée dans un domaine très éloigné de celui de la photo, 8 heures par jour qui laissait peu de place à la création.
Et puis le temps passant a fait son œuvre, doucement.
J’y suis revenue... timidement d’abord, puis de manière plus régulière, au point maintenant de ronger mon frein et d’être frustrée de ne pas pouvoir pleinement m’y adonner par manque de temps ! L’envie de m’exprimer à travers l’objectif a été la plus forte.


J’ai repris plaisir à réfléchir à des mises en scène, créer des univers, raconter des histoires autour de nouvelles recettes. J’ai eu également la chance d’avoir des clients bienveillants et compréhensifs qui, malgré les contraintes de disponibilité, étaient au rendez-vous. Ainsi, petit à petit j’ai remonté la pente et pansé mes plaies en produisant des visuels et en me replongeant pleinement dans ma passion.


Et puis il y a eu ce workshop en avril dernier auquel je me suis inscrite. Workshop sous la houlette de Cyrielle aka Parigote du blog “Carnets Parisiens” et Christelle du blog “Christelle is Flabergastting”. Ce week-end, à se retrouver avec des gens talentueux, bienveillants, à parler de notre métier pour certains, de notre passion pour tous, de nos doutes et de nos interrogations a été un incroyable détonateur. Au-delà de ce que j’ai pu apprendre sur un plan technique, ce week-end a été psychologiquement déterminant.
Il m’a redonné confiance, m’a montré qu’il n’y avait pas qu’une seule manière de travailler, et que, plus que tout, il fallait s’écouter, suivre ses instincts et se faire confiance.
Grâce à ces deux jours en si bonne compagnie, j’ai retrouvé l’énergie qui m’avait tant fait défaut ces derniers mois et par là-même les chemins de mon blog, si longtemps oublié.
Ce workshop  a été un véritable coup de boost !


Alors merci Mesdames, c’est un vrai bonheur de croiser le chemin de personnes telles que vous car au-delà du talent, de la générosité et de l’énergie à revendre, vous êtes avant tout et surtout de foutues belles âmes !!!


Après ces 10 mois en tant que salariée, j’ai fait le choix de me replonger corps et âme dans l’aventure ! Alors oui,  je sais bien que rien n’est gagné...
Être free-lance n’est pas un long fleuve tranquille, et la vie de créatif c’est un peu les montagnes russes au quotidien. Il y a beaucoup de dangers sur la route d’un indépendant, la solitude, les doutes, le sentiment d'illégitimité, ce syndrome de l’imposteur que beaucoup d’entre nous connaît et qui, je crains, est indissociable de tout métier créatif.
Il fait parti du package, il faut se le coltiner…


Je sais qu’il y aura des hauts et des bas, des moments de doutes balayant les périodes d’euphorie, si éphémères. Il faudra apprendre à dompter ses démons, veiller à ne pas s’isoler et s’entourer de personnes bienveillantes car en tant qu’indépendant, le pire ennemi c’est encore soi même.
Et je suis convaincue que pour résister à la tourmente et durer dans ce métier, rien ne vaut les échanges sur notre quotidien, le partage de connaissances, parler de nos difficultés car bien souvent nous rencontrons les mêmes à un moment donné.


Mais je sais aussi , et plus que tout, le plaisir de la création, le bonheur de rencontrer des gens merveilleux qui vous font grandir, et la fidélité de certains clients. Tous ces instants de bonheur qui font le sel du métier de créatif et qui nous font vibrer !


 
 
Stylisme : Cyrielle Thomas

 
 



Stylisme : Christelle Tanielian

Mannequin main : Christelle Tanielian

Repas : Octavie and the foodies
 
 

 


Commentaires

Unas imágenes preciosas. Has hecho bien en volver. Seguiré todas tus publicaciones.
Un saludo desde JUEGO DE SABORES
Muchas Gracias Ana ! este tipo de mensajes es precioso, es muy agradable y alentador de leerlo.
Muriel M a dit…
Florence, un beau billet ... on ne peut pas faire taire "les vilaines langues jalouses et méprisantes", c'est ainsi mais ne doute pas de ta légitimité et de ton talent. Je suis sous le charme de tes ambiances photos authentiques. Belle journée. Muriel.
Alexandra a dit…
Florence, je te souhaite une très bonne reprise pro dans ce que tu aimes faire et que tu fais si bien !
Oh merci Muriel, tes paroles me touchent infiniment. Merci !
Merci Alexandra c'est adorable !
Rosiana Monbon a dit…
Très bon blog et merci d'en faire profiter.
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