automne

lundi 14 mai 2018

Brioches tressées au chocolat et à l’huile d’olive


Plus de 2 ans que j’ai délaissé ce lieu, avec bien souvent l’envie d’y revenir.

Mais, plus le temps passait, moins je me sentais légitime...un peu comme dans une relation amoureuse où les rapports deviennent conflictuels et qu’on ne sait plus trop comment faire pour arranger les choses, on ne sait plus comment faire machine, alors que bien souvent la meilleure manière est encore d’être honnête envers soi-même et sincère avec l’autre et de verbaliser simplement les choses.

Alors à force de trop réfléchir, j’ai arrêté de me faire des nœuds au cerveau et ai décidé de revenir de la manière la plus naturelle qui soit...en vous proposant une recette.

Peut-être que dans les prochains posts, je vous confierai les raisons d’un si long silence, ou peut-être que les mots ne viendront jamais. A l’heure où j’écris ces lignes, je ne le sais même pas moi-même.

Mais une chose est sûre, j’avais une profonde envie de revenir ici, de faire revivre ce blog laissé trop longtemps en jachère, car en faisant un bilan sur ces huit dernières années, je me suis rendue à l’évidence que ce blog m’avait fait grandir et m’avait permis de trouver ma voie et avait été à l’origine d’échanges mémorables, de belles rencontres et définitivement source de joie...et il ne faut jamais négliger une source de joie mais au contraire la chérir !
 



 
 Brioches à l’huile d’olive et au chocolat
 
Pour 8 brioches individuelles
 
Pour la pâte à brioche
380 g farine tout usage
20 g de levure fraîche
45 g de sucre en poudre
6 g de sel fin
4 oeufs
600ml de lait entier
70g d’une très bonne huile d’olive
 
Pour la garniture au chocolat
100 g de chocolat noir
110g de sucre en poudre
60g de farine
40 g de cacao en poudre - type Van Houten
35g d’huile d’olive
150ml de lait
1 pincée de sel

Préparez la pâte à brioche :
Faîtes tiédir le lait. Portez-le à environ 37°c (température du corps, il doit être tiède au doigt).
Dans un bol, délayez la levure fraîche avec un peu de lait, remuez et laissez reposer quelques instants afin que la levure soit complètement dissoute.
Dans le bol de votre robot, mélangez à l’aide d’un crochet pétrisseur la farine, le sucre, le sel, les œufs, ainsi que le lait et la levure. Pétrissez à vitesse lente environ 5 minutes. Lorsque la pâte s’est détachée des parois, formant une boule, ajoutez l’huile d’olive et pétrissez à vitesse moyenne pendant 5 autres minutes.
Déposez la boule de pâte dans un récipient, couvrez d’un linge afin que la pâte ne sèche pas et laissez reposer à température ambiante pendant 1h30. La pâte doit doubler de volume. Réservez.
Au bout du temps de pause, dégazez la pâte (ôtez l’air qu’elle contient en la malaxant, la pâte va ainsi perdre de son volume).
Si vous souhaitez réaliser les brioches pour le petit déjeuner du lendemain matin :
Placez votre pâte dans un film plastique au frigo et laissez-la y reposer toute la nuit.
Si vous souhaitez les réaliser le jour même :
Même opération mais laissez-la seulement 2h au frigo.
Préparez la garniture au chocolat :
Faîtes chauffer le lait et portez-le à ébullition. Versez-le en filet sur le mélange -chocolat sucre, farine et cacao tout en remuant. Versez cette préparation dans une casserole et mélangez jusqu’à épaississement.
Ajoutez le sel, l’huile d’olive et mélangez délicatement. 
Ressortez la pâte du frigo, déposez la pâte sur votre plan de travail fariné et divisez la pâte en 8 boules égales.
Sur votre plan de travail fariné, abaissez une part de pâte au rouleau en un rectangle d’environ 30x20cm. Tartinez de la préparation chocolatée en laissant 1/2 cm sur une des longueurs. Roulez le rectangle en commençant par la longueur tartinée et finir par la longueur non tartinée et badigeonnant un peu de lait afin de bien sceller le boudin. Reposez sur la plaque de pâtisserie et renouveler l’opération pour les 7 autres morceaux de pâte.  
Reprenez les boudins un par un et coupez-les dans le sens de la longueur, enchevêtrez les 2 longueurs comme si vous souhaitiez réaliser une tresse avec deux brins puis formez une couronne, scellez bien les deux bouts entre eux. 
Laissez reposer les briochettes pendant 30 mn. Dorez avec un peu de jaunes d’œuf mélangé à un peu de lait. 
Faites cuire 15mn à 180°c.

jeudi 21 janvier 2016

Velouté à la courge musquée pour une chaleureuse parenthèse hivernale


Ce matin, en regardant par la fenêtre virevolter timidement les quelques flocons de neige chahutés par un vent capricieux , je me suis surprise à avoir furieusement envie de ce velouté concocté il y a quelques temps.
Réalisé à base de courge musquée, les morceaux avaient cuits lentement au four conservant ainsi toute sa saveur à ce délicieux légumes.
Et je me suis dit que cela ferait le déjeuner idéal pour réchauffer les corps et réconforter les esprits en cette journée maussade.



Velouté à la courge musquée

Ingrédients pour 4 bols
Une belle tranche de courge musquée
1,5 litre de bouillon de  légumes
Graines de courge
1 oignon rouge en lamelles
200g de fromage frais
 Brins de ciboule ciselée
2cs d'huile d'olive
Fleur de sel

Récupérez les graines de courges, les disposer dans un plat recouvert d’une feuille de papier cuisson. Coupez en gros morceaux votre courge en conservant la peau. Placez dans un plat recouvert d’une feuille de papier cuisson. Arrosez d’un léger filet d’huile d’olive et parsemez de fleur de sel.
Enfournez à 150°c pendant 1h. Les graines doivent être croustillantes et on doit pouvoir enfoncer la pointe d’un couteau dans la chair de la courge.

Faites chauffer un peu d’huile d’olive dans un faitout et faites revenir l’oignon rouge en lamelles pendant 3 à 4mn. Ajoutez la chair de courge et le bouillon de légumes. Portez à ébullition puis baissez le feu et laissez mijoter à feu doux environ 30mn.
Hors du feu, mixez en ajoutant petit à petit le bouillon afin d’obtenir la consistance que vous souhaitez pour un velouté plus ou moins épais.
Répartissez dans les bols, et garnissez de fromage frais, de brins de ciboule ciselée et des graines de courges grillées.


mercredi 13 janvier 2016

Bienvenue 2016 !

Bienvenue 2016 !

Et voilà s’est parti pour une nouvelle année !
Elle commence sur les chapeaux de roues avec en ligne de mire les 10 ans de mon grand, aujourd’hui !
10 années qui ont filé aussi vite qu’il a poussé.
10 années qui me comblent d’une joie profonde et qui me font me réjouir des prochaines à venir.
10 années enfin qui me font réaliser combien le temps nous file entre les doigts et qu’il est important d’en savourer chaque seconde, que le vrai bonheur réside dans les petits riens du quotidien, petits riens qui n’ont de sens que lorsqu’ils sont partagés avec ceux que l’on aime…
Alors cette année s’écoulera comme les autres, sans grande révolution si ce n’est, peut-être, avec plus que jamais, l’envie farouche  de cultiver le bonheur que l’on a à portée de main, tellement présent et évident qu’on a parfois tendance à oublier qu’il peut être si fragile alors que c’est précisément la plus grande de nos richesses.

Je m’apprêtais à vous dire que je n’étais pas du genre à faire de gros bilans, ni de grandes remises en question, force est de constater que je commence cette année par une contradiction, m’est avis que ce ne sera pas la dernière !
Je vous aurai prévenu ! J’assume !
Tout comme j’assume que l’année qui vient de s'écouler aura été plutôt timide côté billets sur le blog.
J’avoue, j’ai tendance à vivre intensément les événements et ce, de manière mono-thématique. Or mon activité de photographe et styliste culinaire m’a pleinement occupée en 2015, l’année fut dense et riche. Elle m’a permis de faire belles rencontres et de réaliser de jolis projets. J’en ai quelques uns sous le coude dont je dois vous parler, dont la collaboration, entre autre, avec un magazine d’art de vivre pour lequel je suis partie couvrir en fin d’année dernière un reportage en plein cœur de la Sologne, en compagnie d’un grand chef ! Non je n’étais pas dans mes petits souliers ;-) Promis, je vous en reparlerai dès sa parution en kiosque ! Chaque chose en son temps...
2016 est donc, plus que jamais, placée sous le signe de mon activité de photographe et styliste culinaire. Voilà 3 ans que je me suis lancée dans cette merveilleuse aventure, sans aucun regret et avec la furieuse envie d’aller de l’avant, de progresser d’expérimenter et d’explorer encore et encore... Alors si vous avez en tête un projet,  n’hésitez pas à me contacter, je serai vraiment heureuse de vous aider à le concrétiser !
Oui 2015 fut dense et riche et j’espère que 2016 prendra le même chemin !
Alors cette année, je vous la souhaite douce et lumineuse et délicieusement gourmande évidemment !


Belle et douce année à vous tous !


Tagliatelles à la courge

Ingrédients pour 750g de pâtes fraîches
250g de purée de courge
440g de farine tamisée
4 œufs  
1cs d’eau (environ 15ml)  
1/2cc de sel

Pour la garniture
1cs d’huile d’olive
100g de parmesan râpé
graine de courges grillées
Quelques feuilles de sauge ciselée

Récupérez les graines de courges, les disposer dans un plat recouvert d’une feuille de papier cuisson et enfournez à 150°c pendant 1h. Les graines doivent être croustillantes.
Épluchez votre courge (ici courge musquée)
Coupez en gros morceaux et faire revenir à feu moyen à couvert dans une cocotte.
Vérifiez la cuisson en piquant la pointe d’un couteau dans un morceau. Arrêtez la cuisson, lorsque les morceaux sont tendres.
Égouttez les morceaux de courge.
Mixez et laissez refroidir.
Préparation des pâtes.
Mettez les œufs, l’eau, la farine la purée de courge refroidie et le sel dans le bol du batteur. Mélanger environ 30 secondes avec la feuille, puis 2mn avec le crochet. Enlevez la pâte du bol et pétrissez à la main pendant 2mn. Laissez reposer la pâte 20mn. Séparez la pâte en 4 boules que vous aplatissez avant de passer au laminoir en diminuant à chaque fois l’épaisseur jusqu’à l’obtention de l’épaisseur désirée (5 ou 6) est une bonne épaisseur pour les tagliatelles).
Remplacez le laminoir par l’appareil pour couper les tagliatelles, passez les abaisses de pâtes dans l’appareil et les faire sécher 30mn. Ici nous avons adopter la technique du tancarville, d’une efficacité redoutable et tellement déconcertant !
Plongez les tagliatelles dans un grand volume d’eau salée portée à ébullition. Laisser cuire 3 à 4mn à la reprise de l’ébullition.
Égouttez les pâtes.
Versez un filet d’huile d’olive, parsemez de sauge ciselée, de graines de courges grillées  et saupoudrez de parmesan râpée.

mardi 3 novembre 2015

Gibier en scène ou la chasse aux idées reçues !


 Trois associations (Euro-Toques, les Meilleurs Ouvriers de France et les Maîtres Cuisiniers de France)  unies sous le sigle le Cercle s’associent encore cette année pour la 3ème édition de “Gibier en scène” qui se tient, dans toute la France,  du 2 au 8 novembre 2015.


Domaine National de Chambord


Leur but :
Vous faire redécouvrir le gibier, un produit souvent mal connu.


Classification du gibier
Gibier à poil / Gibier à plumes
Tous les mammifères dont la chasse est autorisée sont du gibier à poil, 23 espèces sont concernées.
Au contraire, les 59 espèces qui composent le gibier à plumes sont des oiseaux.


Gros gibier / Petit gibier
C’est la taille de l’animal qui permet de distinguer le gros du petit gibier, ainsi on distingue le chevreuil, la biche, le cerf et le sanglier, des lapins, faisans, canards sauvages et autres animaux plus petits.


Gibier d’eau / Gibier de plaine
L’habitat du gibier permet de distinguer le gibier d’eau (canard sauvage, poule d’eau, sarcelle, etc.) du gibier de plaine (biche, lapin, perdrix, etc.), faisant chacun appel à des techniques de chasse différentes.


Gibier sédentaire / Gibier migrateur
Selon s’il habite dans le même territoire ou qu’il migre, le gibier est dit « sédentaire » ou « migrateur ». Cette distinction influence notamment les
dates d’ouverture de la chasse dans certaines régions


Qu’il soit à poils ou à plumes, d’eau ou de plaine, le gibier est une viande maigre et fine en goût, sauvage et nourrie naturellement.

Lièvre à la Royale - Recette emblématique de Paul Bocuse


La chasse aux idées reçues

Trop fort en goût

Ça dépend ! La viande de gibier a un goût sauvage, toutefois cela dépend du type d’animal et de son âge, plus il est âgé plus le goût sera prononcé. La façon de cuisiner le gibier et de l’accompagner a également un impact sur le goût du gibier.                
           

Difficile à digérer

Faux ! Le gibier est une viande maigre.  
75g de gibier contiennent entre 3g de lipides contre 11g pour les parties les plus maigres du bœuf.                
           

Difficile à cuisiner

Tout dépend de la recette ! Certaines recettes de chefs permettent de travailler le gibier de façon élaborée. Mais il est possible également de le cuisiner plus simplement par exemple en faisant poêler ou sauter du gibier jeune.                    
       

Aliment de saison

Tout à fait et pour une bonne raison ! Pour respecter les cycles de reproduction des animaux, la chasse n’est ouverte qu’à certaines périodes durant lesquelles on trouve plus facilement de la viande de gibier. Alors c’est le moment d’en profiter !   


A cette occasion, le Cercle, organisateur de l’événement “Gibier en scène” met à disposition un carnet de recettes à télécharger ici.


Christophe Hay (au centre) participe à l'opération "Gibier en scène". Venez découvrir comment il sublime le gibier à "La Maison d'à Côté"



En France, 600 chefs participent à l’événement “Gibier en scène”. Ils sont reconnaissables à l’affiche placée sur leur vitrine.



Je vous souhaite une belle semaine placée sous le signe du gibier !

jeudi 29 octobre 2015

"Man & Food aux origines" : l'accord parfait entre Matthieu Paley & 180°c

Matthieu Paley est un photojournaliste  français qui explore les régions les plus reculées du monde à la rencontre des minorités et de leur mode de vie.
Il compte parmi les deux photographes français à travailler sous contrat pour le National Geographic.

Suite à  une commande pour le National Geographic, Matthieu Paley a réalisé un reportage d'ethnographie alimentaire dans 7 pays.

C’est ce sujet qui fait l’objet de l’ouvrage Man & Food aux origines paru ce mois-ci  aux Éditions Thermostat 6, la maison d’édition de la magnifique revue culinaire 180°c.


©Matthieu Paley

C’est ainsi que dans Man & Food, Matthieu Paley nous entraîne à la rencontre de 7 populations à travers le monde.

Sept peuples, sept régimes alimentaires ancestraux à travers sept écosystèmes très différents (le désert, l’arctique, la jungle, l’océan, la savane...)
Avec comme point commun, la quête de nourriture. Chacun de ses peuples subsistant uniquement grâce aux seules ressources offertes par son environnement.

Ses photos, tantôt poétiques, tantôt très rudes, mais toujours sublimes sont autant de témoignages de la confrontation entre l’homme et son environnement, parfois si dure et pourtant si essentielle.

Un superbe ouvrage qui, en plus de mettre l’accent sur l’action primaire et impérieuse de se nourrir, est une ode au locavorisme.

A  l’heure où la menace d’une uniformisation de notre alimentation plane plus redoutable que jamais, "Man & Food" ne peut que nous renvoyer à notre propre façon de nous alimenter, nous sensibiliser au respect du cycle des saisons à travers notre alimentation , de la nécessité du manger local.

Nous avons tous un rôle à jouer dans la sauvegarde de notre planète qui passe, aussi, par notre façon de nous alimenter !



 "Man & Food aux origines"
De Matthieu Paley
Thermostat 6 Editions
- 30€ -