Halloween

lundi 26 novembre 2012

K comme Key Lime Pie ou la plus geek de mes tartes !




Recette du key lime pie
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J’ai à la maison un homme qui, sans être anti-conformiste à tout prix, n’aime pas pour autant se fondre dans le moule, suivre la mode pour être tendance… surtout si, hors du moule, on peut avoir aussi bien et moins cher.
Voilà pourquoi Apple n’a pas droit de cité chez nous, et qu’il ne jure que par Android, le système d’exploitation mobile développé par Google.
Mais pourquoi parler hautes technologies dans un blog culinaire, me direz-vous ?
J’y arrive !
Chez Android, il y a une petite tradition qui perdure, outre le fait que les noms des différentes versions suivent une logique alphabétique, elles ont toutes un nom de dessert !
C’est ainsi que depuis 2008, nous avons eu droit  à Cupcake, donut, Eclair, Froyo (Frozen Yogourt), Gingerbread, Honeycomb, Ice cream Sandwich et Jelly Bean…
Et depuis bientôt 3 ans, à chaque nouvelle version qui va sortir, mon homme s’entiche à deviner quel sera le nom du prochain dessert, comprenez par-là de la prochaine version. Petit jeu auquel s’adonne bon nombre d’Androidoman !
Oui, le geek est facétieux, il a gardé une âme d’enfant !
Alors lorsque mon cher et tendre me demande, avec la plus grande des désinvoltures (mais ça c’est ce qu’il croit) de lui citer des desserts commençant par une lettre précise, je peux être sûre qu’il y a nouvelle version d’android sous roche !
Alors, à la fin du mois dernier, une nouvelle version était annoncée, la 4.2 et devait commencer par la lettre K.  était pressentie.
K comme ?
Même si fin octobre, le verdict tombait : Android choisissait  de conserver le nom de code Jelly Bean pour sa version 4.2, arguant du fait qu’elle n’était pas une version majeure pour mériter de changer de nom, c’est néanmoins officiel, la prochaine version sera baptisé Key Lime pie !
…Au grand damne des bretons qui, par le biais du site K4kouign,  militaient pour le kouign-amann, le hashtag #K4Kouign ayant même été créé pour l’occasion (en Bretagne on ne plaisante pas avec le kouign-amann !)
Alors pour consoler mon homme et le faire patienter aussi…
Voici « la tarte qui a failli être la tarte 4.2 » et qui sera peut-être « la tarte 5.0.0 signée Android », sans conteste la plus geek de mes tartes : La Key Lime pie!







Key Lime Pie


Recette du key lime pie
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Pour la pâte 
300g de graham crackers
90g de beurre

Pour la crème au citron
25cl de jus de citron vert
Le zeste de 2 citrons vert
2 boîtes de lait concentré sucré de 375g chacune
3 jaunes d’œufs

Pour la meringue
4 blancs d’œufs à température ambiante
1 pincée de sel
50g de sucre glace

Préchauffez le four à 180°c.
Faire fondre le beurre. Ecraser les graham crakers et les mélanger au beurre fondu pour former une pâte. Dans un cercle à entremet (ici de 20cm de diamètre), bien tasser la pâte avec les doigts, en veillant à bien remonter sur les bords. Inutile de beurrer le cercle, la pâte va s’en charger.
Enfourner pour 10mn et laisser tiédir.
Dans un bol, fouetter ensemble le lait concentré sucré, les jaunes d’œufs, le jus et les zestes de citron vert.
Verser cette préparation sur la pâte tiédie, puis lisser la surface. Enfourner pendant 20 à 25mn, jusqu’à ce que la crème de citron soit bien prise.
Dans le bol de votre robot, verser les blancs d’œufs à température ambiante avec une pincée de sel. Commencer à les battre, à vitesse lente d’abord. Lorsque le mélange commence à mousser, rajouter le sucre glace petit à petit. Continuer à battre en augmentant régulièrement la vitesse. Votre meringue est prête lorsque les blancs sont fermes et brillants.
Etaler la couche de meringue sur le gâteau. Remettre au four environ 5mn pour dorer la meringue.
Laisser refroidir à température ambiante avant de mettre au frais quelques heures avant de déguster.
Le key lime pie se déguste bien frais !

lundi 19 novembre 2012

Jusqu'à la dernière cueillette...Salade tiède de pousses de betterave, d’épinard et cèpes


Il y a de ces adages qui ne sont vrai qu’après quelques jours de pluie, 
le plus souvent en automne...
C’est ainsi que « pousser comme un champignon » prend tout son sens !
C’est à ce moment précis, que la balade en forêt s’impose.

S’ensuit alors une partie de cache-cache en plein air !
Car oui le cèpe est facétieux et pour qui veut le déguster,
Il va falloir avant toute chose le débusquer !

Même si les feuillus ont sa préférence, il s’accommode aussi des conifères.
Et c’est le plus souvent  niché, tantôt au pied d’un hêtre, tantôt au pied d’un chêne qu’il se camoufle, 
le chapeau empruntant aux feuilles mortes environnantes leur couleur d’automne, 
pour mieux échapper au regard de l’apprenti cueilleur…



Mais l’œil averti et le regard attentif, on l’aperçoit enfin, dodu à souhait, ne demandant qu’à être délicatement ramassé.
C’est ainsi que panier garni et cueillette accomplie l’on s’en retourne, 
l’appétit en émoi…
Savourer une salade improvisée.



Salade tiède de pousses d’épinard, de betterave et cèpes



Ingrédients pour 2 personnes
2 beaux cèpes
2 poignées de jeunes pousses d’épinard et de betterave
1cs de pignons de pin
Copeaux de parmesan
2cs d’huile d’olive vierge extra pour la vinaigrette + un peu pour la cuisson des cèpes et de la persillade
1cs de vinaigre balsamique
1 cuillère à thé de moutarde douce
Torréfier les pignons de pin au four, 10mn à 150°c pour exhaler leur arôme.
Nettoyer les jeunes pousses d’épinard et de betterave sous un filet d’eau claire. Essorer la salade.
Réaliser la vinaigrette en mélangeant l’huile d’olive, la moutarde et le vinaigre balsamique. Réserver.
Nettoyer les cèpes. Surtout ne pas les passer sous l’eau, ils deviendraient spongieux et perdraient toutes leur saveur. Couper et éplucher le bas du pied, ôter les parties abîmées.
Enlever les impuretés,  à l’aide d’un pinceau ou gratter délicatement avec la lame d’un couteau. Si les impuretés résistent, frotter avec un torchon humidifié.
Dans une poêle, faire chauffer un peu d’huile d’olive, verser du persil et de l’ail haché, faire revenir 2 à 3mn la persillade. Réserver. Faire de nouveau chauffer un peu d’huile d’olive et faire revenir les cèpes sur feu vif, il faut les saisir quelques minutes à feu vif afin qu’ils ne dégorgent pas, rajouter la persillade, saler, poivrer.

Assaisonner les jeunes pousses de salade à votre convenance. La disposer dans les assiettes, parsemer de pignons de pin, de copeaux de parmesan et  de cèpes chauds.
Servir aussitôt.






Résultat du concours Champagne de vignerons

Voici le résultat du tirage au sort :



Bravo Christelle !
Envoie-moi ton adresse postale en mp et la bouteille de champagne est à toi!

lundi 12 novembre 2012

Risotto de retour de forêt...


Si l’on me demandait quelle est ma saison préférée, j’avoue, je serais bien embarrassée ! 

Car force est d’avouer, je les aime toutes ! 

Chacune pour des raisons précises mais toutes, sans exception, pour les souvenirs d’enfance qui s’y rattachent.
Avec toutefois une particularité pour l’automne : tout dans cette saison me rappelle l’enfance.





Avant qu’elle ne s’engourdisse, la nature nous offre dans un dernier sursaut un festival de couleurs et d’odeurs, ses senteurs de sous-bois, de terre mouillée, de champignons et de lichen entremêlées, le bruissement des feuilles tantôt jaunies, tantôt roussies, sous nos pas assourdis lorsque nos pieds en foulent le tapis. 
La nature rayonne, flamboie, comme un ultime sursaut avant que l’hiver ne viennent l’engourdir de ses gelées.



De mes automnes d’enfant je garde l’odeur des feux de bois dans les jardins voisins, avec ces senteurs si caractéristiques que dégageaient les pins de mon bordelais natal,  le crépitement des aiguilles lorsque la résine rencontrait  la flamme. 

Me reviens en mémoire, l’exubérance de la bruyère, illuminant de ses vives teintes violettes chaque sous-bois et recoin de jardins.

Je m’en rappelle les balades, lorsque l’on pénétrait dans la forêt, de la tenue du parfait petit cueilleur de champignons dûment paré. La cadence de mes foulées en disait long sur mon envie de dénicher cèpes et bolets qui, j’en étais convaincue, abondés. Et lorsqu’enfin j’en dénichais, des cris de joies m’échappaient, au grand désarroi  de mon grand-père, pour qui, un coin à champignons devait rester secret !




A mon tour de m’y balader avec mes petites têtes blondes. Bien sûr la physionomie de la forêt à changer, pour celle d’une autre région. 

Mais les gestes sont les mêmes, les émotions aussi et la transmission s’accomplit, comme une évidence, comme par magie : leur faire toucher du doigt l’unicité de chaque saison, du bonheur simple de la cueillette aux champignons, la liesse de déceler, au pied d’un tronc solidement enraciné, les prémices de leur dîner, et les entendre à leur tour crier leur joie sous notre regard amusé, un brin nostalgique aussi, en pensant à ceux qui nous accompagnaient alors, la joie du moment ravivant la douleur de l’absence de ces êtres chers qui nous ont transmis ce si précieux héritage que de savourer les bonheurs simples de la vie.

…Et comme récompense ultime, au-delà de la dégustation d’un risotto ayant la délicieuse saveur d’un retour de forêt, celle ô combien inestimable de souvenirs  d’automne à la pelle…






Risotto aux cèpes


 


Ingrédients pour  4 personnes
320g  de riz spécial pour risotto (arborio dans mon cas)
1 échalotte
2cs d’huile d’olive (1 pour le risotto et une pour la cuisson des cèpes)
1 verre de vin blanc
1 litre de bouillon de légumes (maison c’est mieux mais si vous n’avez pas le temps je vous recommande le bouillon de légumes Ariaké,  Faire infuser les sachets dans de l’eau bouillante, compter 3 sachets pour 1 litre d’eau)
900g de cèpes
1 gousse d’ail
Une botte de persil

Nettoyer les cèpes. Surtout ne pas les passer sous l’eau, ils deviendraient spongieux et perdraient toutes leur saveur. Couper et éplucher le bas du pied, ôter les parties abîmées.
Enlever les impuretés,  à l’aide d’un pinceau ou gratter délicatement avec la lame d’un couteau. Si les impuretés résistent, frotter avec un torchon humidifié.
Les couper en morceaux. Réserver.
Dans un faitout faire revenir 2 à 3mn à feux doux une échalote ciselée dans une cuillère à soupe d’huile d’olive. Verser le riz et le mélanger à feu vif  sans le colorer. Lorsqu’il est translucide, mouiller avec le vin, laisser évaporer complètement et saler. Ajouter louche après louche le bouillon chaud, en veillant à ne rajouter la louche suivante que lorsque la précédente a bien été absorbée. Remuer régulièrement avec une cuillère en bois, cela permet au riz de libérer son amidon c’est précisément ce qui va rendre crémeux votre risotto.


10 mn avant la fin de la cuisson du risotto, faire cuire les cèpes. Dans une poêle, faire chauffer un peu d’huile d’olive, verser du persil et de l’ail haché, faire revenir 2 à 3mn la persillade. Réserver. Faire de nouveau chauffer un peu d’huile d’olive et faire revenir les cèpes sur feu vif, il faut les saisir quelques minutes à feu vif afin qu’ils ne dégorgent pas, rajouter la persillade, saler, poivrer et réserver.
Le risotto est prêt lorsque le riz a rendu tout son amidon, compter environ 18 minutes.
Rajouter la poêlée de cèpes. Mélanger.
A la fin de la cuisson, hors du feu, lier le risotto (mantecare) en incorporant uniquement du parmesan en ce qui me concerne, mais vous pouvez aussi rajouter du beurre en plus.
Servir immédiatement, le risotto est un plat qui n’attend pas !

mardi 6 novembre 2012

Tarte briochée aux fruits d’automne et à la confiture de lait









J’aime l’idée qu’une recette se nourrit des lectures que nous faisons, des éléments glanés çà et là, que l’on retient par goût. Que ce soit, d’une texture, d’un ingrédient, une association à laquelle nous n’avions pas pensé et que l’on garde dans un coin de sa tête pour plus tard…
Certaines, avant de voir le jour, mettent du temps, beaucoup de temps jusqu’à tomber dans l’oubli… Et parfois il suffit d’un seul élément déclencheur pour que toutes les pièces du puzzle,  glanées au fil de nos lectures, s’emboîtent d’une manière si parfaite que la recette s’impose comme une évidence.
C’est comme cela qu’est née celle que je vous propose aujourd’hui.
L’élément déclencheur : un petit pot de confiture de lait de la ferme Mille Pattes que m’avait offert il y a des mois de cela mon amie Anne.
Mon homme, ayant eu envie d’y goûter, n’a pas été emballé par le goût très prononcé de géranium de cette version de confiture de lait. Non pas que l’association lait de brebis / arôme floral ne fonctionne pas, bien au contraire !
Non, disons qu’il n’est, de manière général, pas très porté sur les parfums floraux, ne supportant ni les flaveurs d’eau de rose, ni même celle pourtant plus classique de fleur d’oranger.
De mon côté, j’ai adoré !
Mais la déguster à la petite cuillère, aussi tentante que soit l’idée, ne me semblait pas la meilleure chose à faire ! J’avais envie de lui réserver un sort meilleur, celui d’une belle association dont elle n’aurait pas à rougir.
Je me suis rappelée d’un ancien numéro de Elle à Table proposant une tarte à la poire et à la confiture de lait sur une base de pâte sablée, mais c’était sans compter sur la tarte que nous avait proposé Edda il y a quelques temps de cela et pour laquelle j’avais complètement craquée !
Il n’en fallait pas plus pour glaner ici l’association des saveurs, là la texture de la pâte… Et voilà comment au fil de mes lectures et de mes inspirations gourmandes est née cette tarte aux saveurs de saison…








Tarte briochée à la poire, au raisin muscat et aux noix caramélisées


Pour la brioche
 250 g de farine T45 (riche en gluten)
 120 g (12 cl) d'eau tiède
 60 g de beurre mou
 30 g de sucre
 30 g de miel d’acacia
 9 g de fraîche (ou 3 g de levure sèche de boulanger active)
 1 œuf entier (dans l'idéal fermier… c’est le cas pour moi, merci mes poulettes aka Lulu, Cookie et Biscotte !)
 4 g de sel


Pour la garniture
 1cs de confiture de lait de chèvre au géranium de la ferme Mille Pattes
 2 poires comices
 Quelques grains de raisin muscat
1 jaune d'œuf et un peu d’eau
40g de noix
40g de sucre


Délayer la levure dans 50g d’eau tiède et 25g de farine et laisser fermenter à température ambiante environ 20mn.
Dans le bol de votre robot, mélanger le reste de farine (225g) avec le sel, le sucre et le miel.
Faire un puits et verser au centre le mélange fermenté.
Pétrir à petite vitesse (2) en incorporant petit à petit le reste d’eau (70g). Rajouter l’œuf et travailler jusqu’à l’obtention d’une pâte souple, lisse mais non collante.
Rajouter le beurre en morceaux et travailler à nouveau la pâte jusqu’à l’obtention d’une texture homogène.
Confectionner une boule, la déposer dans un récipient et couvrir d’un torchon humide ou avec du film alimentaire afin qu’elle ne sèche pas.
Laisser lever la pâte dans un endroit tiède et à l’abri des courants d’air jusqu’à ce qu’elle double de volume. Compter au moins une heure.
Saupoudrer un peu de farine sur votre plan de travail. Etaler la pâte manuellement en exerçant de légères pressions du bout des doigts pour la faire dégonfler. Former un rectangle d’environ 3 cm d’épaisseur, couvrir à nouveau et remettre à lever durant 30 minutes, toujours dans un endroit tiède et à l’abri des courants d’air.
Préchauffer votre four à 180°c. Abaisser la pâte au rouleau à 3cm d’épaisseur. Former un disque et le disposer dans un cercle à entremet légèrement beurré et posé sur la plaque de votre four préalablement recouverte de papier de cuisson.
Du diamètre de votre disque dépendra l’épaisseur de la pâte (voyer la différence entre celui d’Edda de 25cm et le mien de 18cm de diamètre).
Du bout des doigts, réaliser une bordure d’environ 2cm de large et aplatir délicatement l’intérieur. Laisser reposer 5mn.
Laver et éplucher les poires, les couper en quatre et les épépiner, puis réaliser des lamelles d’environ 1/2cm. Disposer les lamelles de poires sur la pâte. Les enduire de confiture de lait. Laisser reposer à nouveau 10mn. Badigeonner les bords avec du jaune d’œuf battu délayé avec un filet d’eau.
Enfourner la tarte et laisser cuire environ 20mn.
Si les bords dorent de trop, disposer une feuille de papier alu en cours de cuisson pour stopper la coloration (mais pas la cuisson).
Pendant ce temps, torréfier les cerneaux de noix 2 à 3mn dans une poêle à feu doux. Saupoudrer le sucre.
Surtout ne pas remuer. Une fois le sucre fondu, remuer sans cesse pour bien enrober chaque cerneau de noix de caramel et stopper la cuisson à l’obtention d’une jolie couleur légèrement ambrée.
Laisser refroidir les noix sur une feuille de papier de cuisson.
Servir la tarte tiède parsemée de grains de raisin et de noix caramélisées pour un savoureux contraste fruits compotés et fruits crus.