Halloween

jeudi 31 mai 2012

Dans la famille ortie, je voudrais... des sablés rustiques à l'ortie !


Nous voilà arrivés au bout de notre période ortistique, alors avant de nous quitter, petit résumé…

…Dans la famille ortie je voudrais :
La grande ortie, ortie dioïque ou encore ortie commune, de celle qui pique lorsqu’on s’y frotte et qu’on se pique de déguster !
La petite ortie, ortie brûlante ou encore ortie grièche, plus petite que sa grande sœur, elle se déguste de la même manière et appartient tout comme elle à la famille des Urticaceae !

Leurs cousines ou fausses orties qui possèdent un énorme avantage : elles ne piquent pas mais se cuisinent tout autant !
L’ortie blanche, ortie morte ou lamier blanc, elle doit son nom à la couleur de ses fleurs.
L’ortie jaune ou lamier jaune, je vous laisse deviner la couleur de ses fleurs….
L'ortie rouge ou lamier pourpre doit son nom à la couleur de… (et non ce serait trop facile !) … ses feuilles apicales,
L’ortie puante ou épiaire des bois, doit son nom à l’odeur désagréable qu'elle dégage qui a le don de se muer en une délicieuse odeur de cèpes  après cuisson !

...Et ceci n’est qu’une infime partie de la variété des orties qui peuplent nos sous-bois, nos forêts, parfois même nos jardins, que ce soit de la famille des Urticaceae, aussi bien de celle des Lamiacées !

La liste est à peu près aussi longue que la variété des recettes qu’elle inspire, alors soyez curieux

Pour preuve, une recette gourmande toujours version sucrée, inspirée du livre de Martha Stewart « Biscuits, sablés et cookies » (dont j’avais déjà expérimenté une recette de sablés ici !) dans sa déclinaison ortistique ! Le sablé original a été réalisé au romarin pour des occasions aussi heureuses que le mariage, le romarin symbolisant l'amour, l'amitié et la fidélité.
J'ose à peine imaginer pour quel genre d'occasion Martha offrirait cette version à l'ortie... !



 Sablés rustiques à l’ortie



Ingrédients pour environ 40 sablés
230g de beurre salé
150g de sucre
1 œuf + 1 blanc d’œuf battu
1 gousse de vanille
350g de farine tamisée
1cs de paillettes d’ortie (pour la technique, c’est ici !)
Du sucre cristallisé


Battez le beurre pommade et le sucre dans le bol de votre robot jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporez l’œuf entier et les grains de vanille après avoir fendu et gratté l’intérieur de la gousse.
Incorporez ensuite la farine tamisée et les paillettes d’ortie.
Divisez la pâte en deux, formez deux rouleaux et placez chacun d’entre eu dans une feuille de film plastique. Réalisez des boudins en serrant les extrémités, puis disposez les boudins 1 heure au réfrigérateur ou 30mn au congélateur pour que la pâte soit bien ferme.
Préchauffez votre four à 180°c. Badigeonnez les boudins de pâte dans le blanc d’œuf battu puis roulez-les dans le sucre cristal. Découpez des tranches d’environ 5mm d’épaisseur et disposez les rondelles sur la plaque de votre four recouverte d’une feuille de papier sulfurisé en veillant à les espacer de 3cm les unes des autres.
Enfournez pour 15mn, sortez du four lorsque les bords commencent à dorer. Laissez refroidir hors du four.
Ces biscuits se conservent 3 jours dans une boîte hermétique. 

vendredi 25 mai 2012

L’ortie version sucrée : sorbet d’ortie à l’huile d’olive et comment réaliser ses paillettes d’ortie



Lorsqu’en hiver l’ortie fait défaut, vous pouvez continuer à l’utiliser en cuisine.
Pour cela, il vous faudra la faire sécher en saison.
Ceci étant, même en saison, vous pouvez être amené à utiliser de l’ortie séchée car ces paillettes d’ortie interviennent dans la réalisation de nombreuses recettes.



Pour réaliser ses paillettes d’orties

Nettoyer les feuilles d’orties dans une eau fraîche et vinaigrée. Enlever les tiges et ne conserver que les feuilles qui ne sont ni souillées, ni grignotées.
Egouttez-les avec soin (dans une essoreuse à salade ou dans un linge). Vos feuilles doivent être les plus sèches possibles sinon elles risqueraient de  s’oxyder en les enfournant et cela altèrerait leur goût.
Disposez vos feuilles sur la plaque de votre four (pour un saladier d’orties cueillies, vous aurez besoin de 2 plaques afin de bien étaler les feuilles), l’idéal étant une plaque perforée afin de laisser passer l’air. Laissez sécher vos feuilles d’orties pendant 2 heures à 65°c.
Lorsque vos feuilles sont parfaitement sèches, écrasez-les dans un mortier et pour un résultat optimum, je les passe quelques secondes dans mon mini- hachoir pour homogénéiser le rendu.
Conserver ces paillettes dans un pot à verre, type pot à confiture. Ces paillettes se conservent jusqu’à deux ans, en tout cas sans problème jusqu’à la saison prochaine !

Ces paillettes s’utilisent sur bon nombre d’aliments pour non seulement rehausser le goût, mais aussi pour ajouter vitamines et oligo-éléments.
En passant vos paillettes dans un tamis, vous obtiendrez une poudre à mélanger avec de la farine pour préparer des pâtes à tartes et des gâteaux qui en surprendront plus d’un.

Mais pour l’heure, c’est sur le versant sucré de l’ortie que je vous entraîne pour les utiliser en paillettes !



Sorbet d’ortie à l’huile d’olive




Ingrédients
15g de paillettes d’orties
38cl d’eau
75g de sucre
1g d’agar-agar
Le jus d’1/2 citron
5cl d’huile d’olive






Répartissez les paillettes d’orties en 3 tas. Faîtes bouillir le premier tiers avec l’eau et le sucre pendant environ 10mn. Ajoutez l’agar-agar au bout des 10mn et retirez du feu. Rajoutez le deuxième tiers d’ortie ainsi que le jus de citron et laissez infuser pendant 15mn. Enfin ajoutez le dernier tiers et mixer longuement. Filtrez la préparation et versez-la dans le bol de la sorbetière. Ajoutez l’huile d’olive et laissez turbiner jusqu’à ce que le sorbet prenne, comptez entre 20 et 30mn.



Cette recette se réalise aussi bien avec des orties fraîches que des paillettes d’orties.
 

mercredi 23 mai 2012

Pâtes aux fraises et au pesto d’orties blanches pour poursuivre notre semaine ortistique !

Il suffit parfois d’un concours pour faire ressurgir les souvenirs enfouis dans un petit coin de mémoire. De ceux que l’on gardait pour nos vieux jours, mais qui par le hasard ou la force d’un concours, réapparaissent pour notre plus grand bonheur !

C’est donc à  la lecture du concours d’Edda qui nous invite à cuisiner les pâtes Garofalo, que ce souvenir a ressurgi !
Il remonte à un peu plus de dix ans...pas si lointain me direz-vous, mais il me semble une éternité tant il s’est passé de choses durant cette décennie (et l’arrivée de deux petits bonhommes n'est sûrement pas étrangère à la chose...) !
…Je disais donc, il m’a fallu remonter 10 ans en arrière, du temps où j’arpentais le monde pour vérifier ici le potentiel d’une destination, là le sérieux d’infrastructures hôtelières, oui dur métier qu’était le mien en ce temps j’en conviens !…

Je me rappelle de Naples…
ses rues décorées de fils...ornés de linge…
ses vendeurs de pizza…
et cette petite supérette de quartier où j’avais dévalisé, sous les yeux éberlués de la vendeuse, le rayon pâtes sèches, m’attachant à sélectionner celles aux formes les plus improbables !
C’est ainsi que je me suis retrouvée, avec une dizaine de kilos de pâtes dans mes bagages pour seuls souvenirs, mais je savais que grâce à elles, j’allais pouvoir faire durer encore longtemps les saveurs de cette escapade napolitaine…

Alors, c’est avec la nostalgie encore vive de ce souvenir que je participe avec plaisir au concours proposé par Edda en collaboration avec la marque de pâtes sèches Garofalo, marque dont vous trouverez une magnifique présentation ici, sur le blog d’Edda.

Pour ce concours, je n’ai pas résisté à la forme ludique des fusilli lunghi !

Et comme nous sommes dans notre semaine ortistique, je les ai accommodées d'une bien piquante manière... 
Mais avant de vous proposer la recette, je souhaitais vous présenter en deux mots l’ortie blanche que j’ai cuisinée et qui n’est, d’ailleurs, pas une ortie, enfin pas vraiment !
En effet, même si on apparente généralement l’ortie blanche à l’ortie piquante, elle ne fait pas partie de la famille des « Urtica »,  mais de celle des « Lamiaceae », elle est aussi connu sous le nom de "lamier blanc".
Cependant elle a sur l’ortie dioïque, ou plus communément appelée "grande ortie" ou "ortie piquante", l’avantage non négligeable de ne pas piquer !
Avouez que rien que pour cela, elle mérite notre intérêt !
De plus elle fait elle aussi des merveilles en cuisine et jouit des mêmes qualités nutritives que sa cousine l’ortie dioïque.
Alors n’hésitez pas à la découvrir, vous la trouverez aussi dans les forêts et les sous-bois. Plus petite que la grande ortie (70cm contre plus d’1m de hauteur pour la grande ortie), elle est reconnaissable à ses pétales blanches en forme de lèvres.
Elle se cuisine exactement de la même manière que l'ortie dioïque.
En accompagnement d'un plat de pâtes, ce pesto fera des merveilles, d'une finesse gustative incroyable rehaussé d'un brin d'originalité...
Qui a dit que les fraises n'étaient réservées qu'au dessert ?!


Pâtes aux fraises et au pesto d'orties blanches


Ingrédients pour 2 personnes
200g de pâtes sèches, ici fusilli lunghi de Garofalo
2l d’eau pour la cuisson
20g de gros sel pour la cuisson
2 à 3cs de Pesto d’orties blanches selon votre goût

Pour 250g de pesto
60g d’orties blanches ou lamiers blancs
70g de pignons de pin torréfiés (10mn à 150°c)
50g de parmesan râpé
80 à 100g d’huile d’olive
2 gousses d’ail
5g de fleur de sel

200 à 250g de fraises, ici des maras de bois
Copeaux de parmesan pour servir

Le pesto d’orties blanches : pour un pesto express, mixez les feuilles d’orties (pour le nettoyage, même méthode qu’ici !) avec le parmesan râpé, les pignons de pins torréfiés et les gousses d’ail auxquelles vous aurez au préalable enlevé le germe (plus digeste). Rajoutez petit à petit l’huile d’olive jusqu’à la consistance souhaitée qui doit être à la fois fluide, dense et granuleuse.
(Votre pesto se conserve 1 semaine au réfrigérateur, couvert d’huile d’olive, il évitera de noircir).  Réservez.
Faîtes bouillir de l’eau dans une grande casserole, lorsque l’eau bout, rajouter le sel et plongez-y les pâtes. Laissez cuire 14mn à partir de la reprise de l’ébullition pour des pâtes « al dente ». Egouttez vos pâtes et mélangez au pesto d’orties. Rajoutez vos fraises découpées en petits morceaux et parsemez de copeaux de parmesan. Ce plat peut se déguster aussi bien chaud que froid.

lundi 21 mai 2012

L’ortie, mode d’emploi ou comment s’en piquer et déguster ! Soupe à l’ortie et chèvre frais à la fleur de ciboulette pour bien débuter la semaine...



Pour la plupart des gens, l’ortie fait figure de mauvaise élève dans la catégorie végétale.
A cette disgrâce, une seule raison : Son pouvoir urticant.
Enfant tombant de vélo et finissant leur chute dans un fossé gorgé d’orties, jardinier aguerri ou encore promeneur du dimanche, nous avons tous en tête le souvenir brûlant d’une piqûre d’ortie !

Pourtant comme me l’a dit un jour une grande dame, il n’y a pas de mauvaises herbes, il n’y a que des herbes méconnues.
En effet,  l’ortie mérite d’être connue et reconnue pour la multitude de ses propriétés et côté fourneaux, elle n’est pas non plus en reste !

Aussi, au cours de cette semaine, je vous entraîne avec moi pour une ballade, …au fond de mon jardin ! A la découverte de cette mal-aimée que vous allez bientôt adorer et déguster sous toutes les coutures !
Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, je vous propose de débuter notre semaine avec une petite fiche pratique pour faire les présentations et ainsi apprivoiser cette plante si injustement méconnue et vous donner envie de la déguster sous bien des formes !

- La cueillette -

Où ?
Nul besoin d’aller bien loin !  Ouvrez l’œil, cette plante vivace est partout ! Elle pousse spontanément dans les lieux laissés à l’abandon (le long des murs, dans les chemins, au bord des haies ou dans les fossés), mais aussi et même si ceux-ci sont entretenus, dans les jardins.  Dans tous les cas, assurez-vous que ces lieux soient exempts de toute pollution ou ne soient pas traités, et pour être certains de ne rien craindre, le mieux est encore de les cueillir à la campagne, en bordure de forêt ou encore dans les sous-bois où ils prolifèrent.
Quand ?
La saison :  
De mars à novembre.
Au printemps, l’ortie se récolte avant la floraison (en fleur, l'ortie est plus amère).
Moment de la journée : 
Même si de manière générale les végétaux se cueillent le matin à la fraîche, après la rosée et avant un soleil trop ardent,  il n’empêche que c’est le matin que les propriétés urticantes de l’ortie sont les plus actives. Donc à moins d’être bien équipé pour la cueillette, éviter de le faire le matin. Et si vous le pouvez, privilégiez les jours de pluies ou lorsqu’il fait chaud, cela les rend nettement moins piquantes.

Quoi cueillir?
On ne ramasse que les jeunes pousses, les 4 premières feuilles au sommet de la plante plus tendres et moins amères.

Comment ?
Dans la mesure où l’on  ne ramasse que les jeunes feuilles situées à l’extrémité haute de la tige,  certains s’y risquent à pleine main, en tenant les feuilles entre le pouce et l'index, de part et d'autre de la tige, en serrant puis en remontant la main.  En effet, les poils de la grande ortie étant en majorité obliques et dirigés vers la pointe de la feuille, on ne craint généralement pas de piqûre. Sauf qu’un moment d’inattention et on se laisse surprendre par ses poils urticants ! Alors, comme je ne suis pas une professionnelle de la cueillette d’orties, le plus simple est encore de s’équiper d’une paire de gants en caoutchouc, d’une paire de ciseaux et d’un panier. La cueillette est alors facile et rapide. Pensez aussi à bien vous couvrir afin qu’aucune partie de votre corps ne soit en contact avec ses poils urticants !

- Pourquoi ? -

Les vertus de l’ortie sont multiples que ce soit :
Dans l’environnement : acteur à part entière de la biodiversité
Dans l’agriculture ou pour le jardin : purin
Dans les cosmétiques : en shampoing, on lui attribue la capacité de favoriser la pousse des cheveux, pour fortifier les ongles,
En teinturerie : colorant vert naturel intervenant dans la confection du papier, 
Dans l’industrie textile : Longtemps utilisée dans la confection de vêtement dans de nombreux pays, elle a été supplantée par le coton. Pourtant, certaines marques la remettent au goût du jour comme la marque néerlandaise Netl (ortie en néerlandais) qui l’utilise avec le coton biologique pour la fabrication  de leurs jeans !
On lui prête aussi moult vertus médicinales : Elle intervient dans le soulagement de nombreux maux (calcul rénaux, inflammations des voies urinaires, anémies, douleurs arthritiques ou rhumatismales…).

- Et côté fourneaux ? -

Côté fourneaux, l’ortie n’est pas en reste !
Mieux, elle fait partie des meilleures plantes sauvages à cuisiner !

En effet, elle constitue un aliment de choix notamment pour ses propriétés nutritives :
Véritable concentré de protéines, de vitamines et de sels minéraux, l'ortie est en effet plus riche en protéines (40% de son poids sec) que le soja. 
Elle est aussi équilibrée en acides aminés.
Sa feuille est particulièrement riche en calcium, en fer, en bore (oligo élément), en béta-carotène (pro-vitamine A), en vitamine E, ainsi qu'en vitamine C.
Dans 100 grammes de feuilles d'ortie fraîche, on a la totalité des Apports Journaliers Recommandés (AJR) de calcium et de fer, ainsi que 6 fois les AJR de pro-vitamine A et 4 fois ceux de vitamine C (raison pour laquelle l'ortie est à consommer plutôt le matin ou à midi que le soir).
L'ortie contient les vitamines et minéraux dont la carence est la plus fréquente chez l'homme moderne (ce qui en fait d’ailleurs l'un des meilleurs compléments alimentaires).

Préparation
Nettoyer soigneusement les feuilles (de préférence avec des gants) dans une eau fraîche et vinaigrée.
Ne les laissez pas tremper trop longtemps car la feuille d’ortie s’oxyde rapidement.
Ne gardez que les feuilles intactes, qui ne sont ni souillées, ni grignotées.
Egouttez-les.

Consommation
L’ortie se consomme aussi bien crue (finement hachée) que cuite ou encore séchée !
Et, je vous propose de me suivre cette semaine pour découvrir quelques unes des interprétations possibles…

Conservation
Feuilles fraîches et bien égouttées : 3 à 4 jours au réfrigérateur
En pesto : 1 semaine au réfrigérateur (recouvrir d’un filet d’huile d’olive pour éviter qu’il ne noircisse)
Feuilles séchées : Au minimum 1 an dans un endroit sec.

Côté lecture
Je vous recommande le livre de Linda Louis "L'appel gourmand de la forêt" véritable bible de la cueillette sauvage (dont certaines informations de ce billet sont tirées) ainsi que celui d'Anne Brunner "Ortie et Pissenlit", tout deux aux éditions La Plage.


Alors, pour débuter cette semaine ortistique,  je vous propose une petite soupe qui j’en ai bien peur est plus que jamais d’actualité !


 

Soupe d’ortie et chèvre frais à la fleur de ciboulette




Ingrédients pour 2 personnes
300g d’orties fraîches
2cs d’huile d’olive
66cl de bouillon de légumes (ici bouillon de légumes Ariaké)
1 oignon rouge
Fleur de sel
Poivre blanc
50g de fromage de chèvre frais
Quelques fleurs de ciboulette

Faire bouillir de l’eau et y laisser infuser 2 sachets de bouillon Ariaké durant 10mn
Nettoyer vos feuilles d’orties dans de l’eau fraîche et vinaigrée.
Dans une cocotte en fonte, faire suer votre oignon ciselé dans 1cs d’huile d’olive durant 10mn, sans le colorer.
Ajouter vos feuilles d’orties essorées, ainsi que le bouillon. Porter à ébullition et laisser cuire pendant 5mn.
Mixer finement, saler et donner un tour de moulin de poivre blanc.
Privilégier le poivre blanc comme par exemple le muntok de Roellinger ou celui de chez terre Exotique, le poivre blanc plus fin  se mariera parfaitement à votre soupe.
Mélanger votre fromage de chèvre frais avec les fleurs de ciboulette émiettées et 1cs d’huile d’olive.
Server votre soupe accompagnée du fromage de chèvre à la ciboulette présenté sous forme de quenelle ou émietté dans la soupe selon vos envies.

mercredi 16 mai 2012

Livraison express de cookies aux M&M’s … « So terrific ! »



Il y a des recettes dont on se dit que si on ne les avait pas croisées, on se porterait mieux…et notre balance aussi !
Mais ça, c’était sans compter sur le billet d’une redoutable tentatrice qui m’a, il y a quelques temps, tapée dans l’œil (...et pas de chance pour moi, ma gourmandise a bonne mémoire !)…
Je vous donnais déjà dix bonnes raisons pour réaliser des cookies (ici)…
En voilà donc une onzième !

Alors, parce qu’on est mercredi, que le goûter approche, et que mes deux frisés affamés crient famine au sortir du repas, comme si, de repas, il n’y avait point eu…
Bref, passons…
Je me suis lancée, assistée de mes deux fidèles et facétieux marmitons dans la confection des fameux M&M’s cookies de Manue.
Pour se faire, pardonne-moi Manue, mais j’ai fait quelques incartades à ta recette, conservant comme base, la pâte à cookies de Pascale (pas si éloignée de la tienne au demeurant…), moult fois expérimentée et donc validée !
Vous pouvez la retrouver, avec de nombreuses autres, dans son dernier livre «CookiesMuffins &Co », dont j’ai déjà testé avec succès la recette du coffe cake (ici).



Alors petits et grands gourmands : en voiture s’il vous plaît !


Prochain arrêt : le pays de la gourmandise !




Cookies aux M&M's 
Ingrédients pour 18 cookies
125g de beurre pommade
50g de sucre blanc (vanillé naturellement pour moi)
50g de sucre roux
175g de farine
1cc de levure chimique
1 œuf
150g de M&M’s concassés (sans cacahuètes dans cette version, mais la prochaine fois ce sera avec !)

Préchauffez votre four à 180°c.
Mélangez le beurre et les sucres jusqu’à ce que votre mélange blanchisse. Ajoutez l’œuf, remuez, puis incorporez farine, levure et enfin les M&M’s concassés (en réserver 1cs pour la décoration) jusqu’à l’obtention d’une pâte souple.
Mon astuce si vous aimez les cookies moelleux à l’intérieur: Laissez durcir environ 15mn votre boule de pâte dans votre congélateur.
Divisez votre pâte en 18 parts égales, confectionnez des boules et trempez le dessus dans les miettes de M&M’s que vous aurez mis de côté.
Disposez sur la plaque de votre four recouverte de papier sulfurisé. (2 fournées sont nécessaires si vous voulez bien espacer vos cookies).
Enfournez pour 10 à 12mn. Vos cookies sont cuits lorsqu’ils sont encore blonds, très souples (voire mous) avec les côtés légèrement dorés. Laissez-les refroidir quelques minutes pour leur donner leur croustillant.
Ces cookies se conservent sans problème dans une boîte hermétique, par contre bien attendre que ceux-ci aient refroidi avant de les stocker.  

jeudi 10 mai 2012

Panna cotta au basilic : Entremet simple et raffiné - Bienvenue dans un monde de délicatesse !



Je ne cesserai de le répéter mais les échecs ont parfois du bon, et cela se vérifie aussi en cuisine !
Tout a commencé après avoir lamentablement échoué dans la réalisation des macarons que je réservais à une invitée de choix
Depuis que je me suis mise à  confectionner mes coques sans meringue italienne et ce malgré le concours de mon fidèle Kitchenaid, force est d’avouer que je vais d’échec en échec après un premier succès que je considère désormais comme la fameuse chance du débutant… (Mercotte, si tu passes par là, il va falloir qu’on parle !)

Et alors que je ne pouvais décemment pas lui présenter un dessert qui n’était à la hauteur ni de mes attentes, ni de nos palais, voilà comment je me suis retrouvée en quête d’une douceur qui se marierait avec les maras des bois du repas « locavore » que je lui avais concocté…

C’est ainsi qu’in extremis, je me suis lancée dans la confection d’une panna cotta que je voulais placée sous le signe du basilic. Au final, une recette d’une simplicité désarmante et d’un raffinement qui tenait la dragée haute au parfum si subtil des maras des bois cueillies quelques jours plus tôt dans une ferme voisine qui devaient accompagner cet entremet.
Il me semble ne vous avoir proposé qu’une seule panna cotta sur ce site (clique), et pourtant, j’avoue que c’est un dessert que je confectionne régulièrement, rapide à réaliser et facile à s’approprier puisque l’association choisie et le parfum utilisé en font à chaque fois un dessert différent !

Ma référence en la matière,  si l’on part du principe que je ne dispose pas comme certaines, dont je ne citerai pas le nom ici, (…mais nous nous sommes compris, hein ?!) d’une culture innée de la gastronomie italienne est un petit livre paru aux Editions Marabout en septembre 2008 (oui, je sais ça date, mais que voulez-vous, quand un livre est fiable peu importe finalement la date de parution !) :
 « Panna Cotta » de Laura Zavan

Ce que j’apprécie particulièrement dans ledit livre ce sont les conseils très précis que nous délivre Laura Zavan, un peu comme des règles d’or, des bases, infaillibles, qui ont fait leurs preuves et qui vont me permettre de maîtriser le sujet pour mieux m’en éloigner et laisser ainsi libre cours à mon imagination gustative…
Ainsi avant de se lancer dans une valse de panna cotta, en versions sucrées comme en versions salés, elle nous délivre quelques principes de base, essentiels à la réussite d’une panna cotta. Aussi s’attarde-t-elle sur le choix des crèmes, des gélifiants et des arômes mais aussi des techniques en matières de moulage et démoulage.

...Et si l’on considère que les trois livres sur la cuisine italienne dont je dispose dans cette même collection (« Panna cotta », « Risotto » et « Pizza ») sont écrits par la même auteure, le constat est clair : la  fiabilité s’impose !


Panna cotta au basilic




Ingrédients pour 6 ramequins
50cl de crème liquide entière à 35% de matière grasse
50g de sucre
1 bouquet de basilic frais
4g de gélatine

Faites tremper vos feuilles de gélatine dans de l’eau froide.  Portez votre crème à ébullition avec le sucre. Hors du feu, ajoutez vos feuilles de basilic. Recouvrez et laissez infuser 10 à 15mn. Mixez le mélange dans votre blender ou à l’aide d’un mixer plongeant. Pour une crème à l’esthétique parfaite, passez le mélange au chinois. Réchauffez votre crème et rajoutez la gélatine essorée. Versez dans les contenants et laissez refroidir le mélange dans votre réfrigérateur au moins 2 heures pour le mélange se fige.

Suggestion : Accompagner d’une salade de fraises.


mardi 8 mai 2012

"Les bons plants de Valmer" : Save the date !






Dimanche dernier, pour peu que vous :
a/ viviez dans une grotte
b/ déjeuniez chez Belle maman
c/ assistiez au tournoi de foot du petit dernier,
et qu’ainsi vous n’ayez pas eu la chance de pouvoir profiter des bons plants de Valmer...
Pas de panique ! 

Une séance de rattrapage est prévue rien que pour vous dimanche prochain !

Mais pour quelle raison, me diriez-vous "les bons plants de Valmer" serait LE bon plan de votre week end ?
Mieux qu’une raison, je vous en propose 10 ! 



…Voici donc les 10 bonnes raisons pour que Valmer soit ce dimanche 13 mai The Place to Be !





1/ Pour découvrir un potager conservatoire de plus d’1 hectare auquel Alix de Saint Venant à donner vie il y a plus de 10 ans, et dans lequel elle répertorie inlassablement la plus grande diversité aussi bien botanique que gastronomique dont elle vous parlera avec enthousiasme !
Attention passion communicative !


2/ Pour visiter les chais très rarement ouverts au public.
Car le Château de Valmer, c’est aussi un vignoble ancré dans un terroir, celui du vignoble de l’AOC Vouvray, où les propriétaires sont attachés à la production du vin depuis 1880. 
Jean, la nouvelle génération de vignerons de la famille vous entraîne lors d’une visite exceptionnelle à travers le dédale de galeries à la découverte  des méthodes de vinification, sous l’œil bienveillant du papa, jamais bien loin !





3/ Pour vous nourrir des paroles de Xavier Mathias dont la sagesse n’a d’égal que sa passion débordante pour les plants qu’il déniche et cultive pour notre plus grand bonheur !
Ce maraîcher bio, producteur de plants et de légumes dans un petit coin de Touraine, au lieu dit du Champ de pagaille (avouez que ça ne s’invente pas !) est venu avec des plants dont vous ignoriez jusqu’à l’existence l’instant d’avant : Herbe vanille, ail éléphant, tagette ou encore mauve de Mauritanie …
Une mise en garde toutefois, pensez à pousser les murs de votre balcon (investir celui de votre voisin ???) ou à repousser les limites de votre potager pour planter tout ce pour quoi vous allez craquer !
 Je dis ça je dis rien…

4/ Pour faire un pied de nez aux pieds de tomates hybrides et faire le plein de plans de tomates anciennes, charnues et goûteuses à souhait, au nom aussi incongrus qu’inattendus. C’est ainsi que la fournaise cohabite sans vergogne avec le téton de Vénus ! 
Pour se faire, rendez-vous sur le stand « Les Jardins du Perche », maraîchers et fidèles de la première heure des bons plants.

5/ Pour économiser le prix d’un A/R Paris/New York, venez déguster les pâtisseries de Kim Brindel, voyage aux States garanti à moindre frais : 1 bouchée d’une de ses succulentes douceurs et c’est décollage immédiat pour les rivages de Long Island  et ses Embruns sucrés !

6/ Si vous n’avez jamais vu de petites graines en forme de tête de buffle, c’est le moment de réparer cette lacune ! Merci à l'association "la Voie des fleurs" pour ces découvertes !

7/ Pour vous piquer d’avoir admirer d’un coup d’un seul une merveilleuse collection de rosiers…de collection, qui viendront agrémenter votre jardin si le cœur vous en dit ! Mais si préférez les vivaces pour faire votre bonheur aux beaux jours et les années suivantes...c'est possible aussi !

8/ Pour venir avec une gourde et repartir avec deux, en vue du concours qui aura lieu en octobre prochain. 
Record à battre : 2,04m !

9/ Pour déguster les produits du terroir sublimer par Saperlipopote. Ne manquez pas son rocher coco à la fleur d’hibiscus !

10/ Pour faire connaissance avec Florence et ses mélanges d’herbes, d’épices et d’aromates, élaborés grâce à des savoirs ancestraux, aux noms aussi engageants que le subtil ou l’alléchant !

…Et parce que 10, c’est juste pas possible :
pour partager, flâner, humer, s’évader, s’enthousiasmer, échanger 
…parce qu’entre passionnés, gourmands et curieux on se comprend !

Alors rendez-vous dimanche 13 mai au château de Valmer et ses bons plants !


Ps : Et pour celles et ceux qui mangeraient à nouveau chez Belle-maman dimanche prochain, conviez-la avec vous je vous garantis que vous marquerez des points !!!

jeudi 3 mai 2012

Le bonheur, c’est simple comme...de la guimauve tartiner !


Je vous avais annoncé la couleur dans un de mes précédents billets, je n’avais pas fini d’en découdre avec la guimauve, c’était en effet sans compter sur l’article d’Esterelle dans l’un des Elle du mois de mars.
Dans cet article consacré à cette délicate douceur (guimauve, chamallow ou marshmallow, appelez-là comme bon vous semble, mais pour moi son petit nom de fleur me plaît bien !),  je dois vous avouer que l’objet de ma tentation tenait dans un encart bien plus petit qu’un mouchoir de poche jetable mais qui m’apparaissait comme une explosion de douceur.
Et si le passage obligé devait être la confection de guimauve (la vie n’est pas tous les jours facile, j’en conviens), eh bien guimauve je réaliserai !
Pour la petite histoire, je peux vous rassurer, que l’explosion était bien au rendez-vous, en revanche l’histoire ne dit pas combien de temps cette guimauve à tartiner a survécu même si elle peut se conserver 2 semaines au frais !
Si vous souhaitez réaliser votre guimauve maison, c’est par ici !
Et pour la recette de la guimauve à tartiner (la mienne sera à la cardamome), la voici ! :





Guimauve à tartiner




 Ingrédients
Pour 1 gros pot à confiture

1 blanc d’œuf (gros calibre)
8cl de sirop d’agave
20g de guimauve soit environ 10 marshmallow si vous ne voulez pas passer par la case guimauve maison
5cl d’eau
60g de sucre glace
Vous pouvez aromatiser votre pâte à tartiner selon l’inspiration du moment, auquel cas vous rajouterez 1cs d’eau de fleur d’oranger, d’eau de rose, vous pouvez aussi utiliser les arômes naturels et là tout est permis !



Battez le blanc d’œuf en neige avec le sirop d’agave jusqu’à ce que le mélange brille.
Faîtes les marshmallows avec l’eau, le sucre glace et l’arôme de votre choix, jusqu’à ce que des bulles crèvent en surface.
Versez ce liquide dans le blanc d’œuf et continuez de battre pendant 5mn jusqu’à ce que le mélange tiédisse.
Dégustez ou conservez dans un pot type confiture au frais pendant 2 semaines.