Halloween

lundi 12 novembre 2012

Risotto de retour de forêt...


Si l’on me demandait quelle est ma saison préférée, j’avoue, je serais bien embarrassée ! 

Car force est d’avouer, je les aime toutes ! 

Chacune pour des raisons précises mais toutes, sans exception, pour les souvenirs d’enfance qui s’y rattachent.
Avec toutefois une particularité pour l’automne : tout dans cette saison me rappelle l’enfance.





Avant qu’elle ne s’engourdisse, la nature nous offre dans un dernier sursaut un festival de couleurs et d’odeurs, ses senteurs de sous-bois, de terre mouillée, de champignons et de lichen entremêlées, le bruissement des feuilles tantôt jaunies, tantôt roussies, sous nos pas assourdis lorsque nos pieds en foulent le tapis. 
La nature rayonne, flamboie, comme un ultime sursaut avant que l’hiver ne viennent l’engourdir de ses gelées.



De mes automnes d’enfant je garde l’odeur des feux de bois dans les jardins voisins, avec ces senteurs si caractéristiques que dégageaient les pins de mon bordelais natal,  le crépitement des aiguilles lorsque la résine rencontrait  la flamme. 

Me reviens en mémoire, l’exubérance de la bruyère, illuminant de ses vives teintes violettes chaque sous-bois et recoin de jardins.

Je m’en rappelle les balades, lorsque l’on pénétrait dans la forêt, de la tenue du parfait petit cueilleur de champignons dûment paré. La cadence de mes foulées en disait long sur mon envie de dénicher cèpes et bolets qui, j’en étais convaincue, abondés. Et lorsqu’enfin j’en dénichais, des cris de joies m’échappaient, au grand désarroi  de mon grand-père, pour qui, un coin à champignons devait rester secret !




A mon tour de m’y balader avec mes petites têtes blondes. Bien sûr la physionomie de la forêt à changer, pour celle d’une autre région. 

Mais les gestes sont les mêmes, les émotions aussi et la transmission s’accomplit, comme une évidence, comme par magie : leur faire toucher du doigt l’unicité de chaque saison, du bonheur simple de la cueillette aux champignons, la liesse de déceler, au pied d’un tronc solidement enraciné, les prémices de leur dîner, et les entendre à leur tour crier leur joie sous notre regard amusé, un brin nostalgique aussi, en pensant à ceux qui nous accompagnaient alors, la joie du moment ravivant la douleur de l’absence de ces êtres chers qui nous ont transmis ce si précieux héritage que de savourer les bonheurs simples de la vie.

…Et comme récompense ultime, au-delà de la dégustation d’un risotto ayant la délicieuse saveur d’un retour de forêt, celle ô combien inestimable de souvenirs  d’automne à la pelle…






Risotto aux cèpes


 


Ingrédients pour  4 personnes
320g  de riz spécial pour risotto (arborio dans mon cas)
1 échalotte
2cs d’huile d’olive (1 pour le risotto et une pour la cuisson des cèpes)
1 verre de vin blanc
1 litre de bouillon de légumes (maison c’est mieux mais si vous n’avez pas le temps je vous recommande le bouillon de légumes Ariaké,  Faire infuser les sachets dans de l’eau bouillante, compter 3 sachets pour 1 litre d’eau)
900g de cèpes
1 gousse d’ail
Une botte de persil

Nettoyer les cèpes. Surtout ne pas les passer sous l’eau, ils deviendraient spongieux et perdraient toutes leur saveur. Couper et éplucher le bas du pied, ôter les parties abîmées.
Enlever les impuretés,  à l’aide d’un pinceau ou gratter délicatement avec la lame d’un couteau. Si les impuretés résistent, frotter avec un torchon humidifié.
Les couper en morceaux. Réserver.
Dans un faitout faire revenir 2 à 3mn à feux doux une échalote ciselée dans une cuillère à soupe d’huile d’olive. Verser le riz et le mélanger à feu vif  sans le colorer. Lorsqu’il est translucide, mouiller avec le vin, laisser évaporer complètement et saler. Ajouter louche après louche le bouillon chaud, en veillant à ne rajouter la louche suivante que lorsque la précédente a bien été absorbée. Remuer régulièrement avec une cuillère en bois, cela permet au riz de libérer son amidon c’est précisément ce qui va rendre crémeux votre risotto.


10 mn avant la fin de la cuisson du risotto, faire cuire les cèpes. Dans une poêle, faire chauffer un peu d’huile d’olive, verser du persil et de l’ail haché, faire revenir 2 à 3mn la persillade. Réserver. Faire de nouveau chauffer un peu d’huile d’olive et faire revenir les cèpes sur feu vif, il faut les saisir quelques minutes à feu vif afin qu’ils ne dégorgent pas, rajouter la persillade, saler, poivrer et réserver.
Le risotto est prêt lorsque le riz a rendu tout son amidon, compter environ 18 minutes.
Rajouter la poêlée de cèpes. Mélanger.
A la fin de la cuisson, hors du feu, lier le risotto (mantecare) en incorporant uniquement du parmesan en ce qui me concerne, mais vous pouvez aussi rajouter du beurre en plus.
Servir immédiatement, le risotto est un plat qui n’attend pas !

6 commentaires:

argone a dit…

J'aime beaucoup les risotti aux champignons ... c'est ma version préférée. Merci pour ta recette et tes photos !

Gourmandises Chroniques a dit…

Je crois bien que moi aussi Virginie ! ;-)

Nat a dit…

Quelle belle assiette, bien appetissante !! bises

Sylvie a dit…

J'espèrerais voir ta démonstration aujourd'hui au salon du blog culinaire de soissson. J'étais toute déçu que ta démonstration soit annulée

Gourmandises Chroniques a dit…

Merci Nat ! ;-)

Gourmandises Chroniques a dit…

Tu es adorable sylvie ! Moi aussi j'aurais adoré être parmi vous :-(
L'année prochaine j'espère !

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