Halloween

lundi 27 juin 2011

La soupe de melon et sa quenelle de brousse au miel selon "Ma petite cuisine de Marseille" de Georgiana


 
Beaucoup d’entre vous dans la blogosphère connaissent Georgiana de près ou de loin… De mon côté, je l’ai découverte l’hiver dernier à travers le petit écran. Confondante de sincérité,  sa personnalité m’a profondément touchée. Sensible et naturelle, sa cuisine était, comme pour beaucoup d’entre nous, le reflet de sa personnalité, pétillante et généreuse la concernant. On pouvait lire dans sa cuisine comme dans un miroir, et soupçonner l’authenticité de la main qui avait œuvré. Alors, lorsque la semaine dernière, je me suis rendue chez une amie et que trônait au dessus de sa pile de livres de cuisine (ou plus exactement, de l’une de ses nombreuses piles de livres de cuisine) « Ma petite cuisine de Marseille » de Georgiana Viou, je n’ai pas résisté à la tentation de le parcourir. Ce fut alors le prélude à un bien joli voyage gustatif où fraîcheur et tradition y formait un duo efficace pour des recettes ensoleillées à l’image de son sourire ! Bien sûr un livre à l’instar d’une recette est une alchimie de plusieurs ingrédients, et  il semblerait que les clichés de Marie Viennot (alias "Les petits plats de Trinidad") constituent eux aussi un sésame incontournable pour l’évasion gourmande…  Une belle association de talents que ce livre qui j’en suis sûre nous  assurera un été sous les meilleurs délices…


Soupe de melon et sa quenelle de brousse au miel d’après « Ma Petite cuisine de Marseille »

Ingrédients pour 4 personnes 
1 melon
Le jus d’un citron jaune
1 feuille de gélatine (2g) ou 1g d’agar agar
200g de brousse
100g de miel
1cs de rhum

Pas à pas
Mettez la gélatine à ramollir dans un grand volume d’eau froide.
Coupez le melon en deux, l’épépinez et enlevez les filaments. Pressez et recueillir tout le jus. Mixez la chair du melon avec le jus de citron.  Réservez au frais. Portez le jus de melon à ébullition et, hors du feu, ajoutez  la gélatine essorée. Mélangez et coulez dans un petit plat à gratin sur une épaisseur d’1cm environ.
Laissez prendre au frigo puis découpez des petits cubes dans le gelée ainsi obtenue et réservez au frais.  Mélangez la brousse, le miel et le rhum. Mettez au congélateur au moins 2h en mélangeant de temps en temps.  Au moment de servir, dressez la soupe de melon, ajoutez une quenelle de brousse glacée et finir avec les dés de gelée de melon. Dégustez immédiatement.

Mon grain de sel : Mon melon étant très juteux, j’ai récolté pas moins de 500ml de jus. Du coup il m’a fallu le double de gélifiant. Pour la glace à la brousse, possibilité de choisir entre deux textures, conservez la texture d’origine un peu granuleuse de la brousse et auquel cas vous la battez sans trop insister. Sinon si vous optez pour une texture lisse, et dans ce cas le batteur plongeant est parfait !

jeudi 23 juin 2011

Le 1er salon du blog culinaire belge ou quand les blogeurs culinaires font les 400 coups !


Coup  de feu

Bienvenue à Bruxelles ! 
Ça y est les festivités sont ouvertes !
Cap vers le parc du Centenaire et le Musée Autoworld qui accueille le temps d’un week end le 1er salon du blog culinaire belge.

Suivez la guide !


Coup de soleil


 
 Grâce à Silvia, son accent qui chante et ses bracciole de poulet à la sicilienne !
Une recette à son image, gourmande et généreuse !
Coup de cœur 



Marc Herman nous a offert le fruit de son potager retrouvé. ce fut un florilège de plantes aromatiques et de légumes qui nous éloignent des sentiers battus! J’ai craqué, une fois n’est pas coutume, pour son hysope, sa menthe corse, sa tagete et sa monarde rouge (la rose étant  encore au stade expérimental). Prémices de recettes en devenir…


Coup de foudre  

...pour les kéfirs de Pierre
 Une vraie découverte pour la novice que je suis en la matière. Pierre nous présente coup sur coup son kéfir de lait et son kéfir de fruit. Il aura eu la gentillesse de venir accompagné de grains de kéfir qu’il distribuera généreusement à tous les participants bluffés par ses réalisations pétillantes et goûteuses...

Marc pris la cuillère dans le kéfir !
Coup de théâtre

...et Pascale ou l’art de la démo


Un intervenant manque à l’appel !
Pascale, en vraie pro, assure la relève comme un chef en avançant son heure de passage.
Disponible, pédagogue et souriante, elle nous régalera de sa salade de bœuf à la thaïlandaise avec du bœuf Bord Bia qui vous assène le coup de grâce par son fondant !
Coup de Trafalgar 

... grâce aux "Fab Three" et leur cuisine délicieusement expérimentale
 Place à un trio pétillant ! Les trois sœurs, j'ai nommé Cécile, Lucie et Elise, prennent place et tout le monde est sous le charme !
Avec elles, cuisiner en s’amusant prend tout son sens : on tâtonne à coups d’essai, on admire la justesse des coups de Miss Lucie qui a sa technique bien à elle pour attendrir le canard (ceci dit, je n'aimerais pas être à sa place...comprenez au canard !) !
Et au final, on ne peut être qu’admiratif de leur coup de génie pour revisiter à leur sauce un ravioli de canard à l’orange !
Sur ce coup-là, avoue Lucie qu’Elise vaut bien un coup de cidre !


Coups de main 

...de Benoît Molin

Toujours souriant et disponible, Benoît Molin n’a pas hésité à mettre la main à la pâte et à donner un coup de pouce à nombre d’intervenants.
Nous faisant profiter du même coup de ses conseils et de son expérience avec un sens de l’humour à toute épreuve !

Coup d’épée dans l’eau !



...Pour résister au délicieux mille feuilles d’agneau de 9h…du matin d’Anne !
Une belle leçon sur l'art de découper la viande...
...n'est pas petite fille de boucher qui veut !


Mon coup de nostalgie
              
Retour aux sources sur le stand St Sever, avec la cuisine et l’accent de mon Sud Ouest natal !

Julien Duboué, chef du restaurant Afaria et de la brasserie Dans les Landes, revisite les classiques et propose une cuisine goûteuse et inventive en sublimant les volailles de Saint Sever.
Un sans faute qui tourne au coup de maître quand on sait qu’il n’assurera pas moins de 7 démos pendant toute la durée du salon !
Pour info, vous pouvez retrouver toutes les recettes réalisées par Julien Duboué lors du salon sur la page Facebook de St Sever, ici !


Coup de chapeau !

...à Apolina et Philou

à Chef Damien et toute l’équipe de 750g (Anne Charlotte, Vincent, Julien, Jean Baptiste et Nils) !

Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître ! 



Coup de projecteur



Merci aux sponsors présents cette année : Bord Bia, Beka, Neff, St Sever, les vins d’Alsace et Cleverwood.
Ainsi qu'aux passionnés, qui nous ont fait partager leur amour des belles et bonnes choses, Marc Herman, ainsi que Benoît Nihant et son chocolat d'une finesse inégalable !
Alors Mesdames et Messieurs les sponsors, si vous avez manqué ce 1er numéro, l’occasion vous est offerte de jouer un joli coup l’année prochaine !




Florilège de coups en douce en bonus!

Un petit coup ! 

Crédit Photo : Emmanuelle Evrard
 Pour fêter dignement  ce baptême de salon culinaire belge on trinque à la tripel Karmeliet, bière d’abbaye belge par excellence (le peket suivra plus tard !), à moins que ce ne soit pour célébrer qui des retrouvailles, qui des rencontres… et quelles rencontres !


Coup fourré


Dorian ou l'art et la manière de savoir s'entourer lors d'une démo !


Coup de fatigue par ici !


Crédit Photo : Pascale Pla



Coup de mou par là !

Crédit Photo : Pascale Pla



Coups de fourchettes...

A tous les coups !


...Et coups de langue !



 Crédit Photo : Pascale Pla
Pour gourmandes qui s’assument !

jeudi 16 juin 2011

Avez-vous remarqué comment la vie vous fait des pieds de nez parfois ?...Et mes financiers huile d’olive, thé matcha, cerises.


Mes souvenirs d’enfance ne sont pas liés aux cerises. 
Les seules cerises dont je me rappelle sont celles qui s’égrainaient inlassablement sur le radio cassette de mes grands parents,  Jack Lantier interprétant en boucle « Le temps des cerises ». 
Oui ma grand-mère était une inconditionnelle !
Pardon Mamie, mais je pense avoir une fois ou deux frôlé l’indigestion…

Non, je n’ai jamais été très cerises, même s’il me plaisait d’en déguster de temps en temps.
J’ai d’ailleurs en mémoire le souvenir de cette petite fille parée de sa plus belle paire de cerises aux oreilles qu’elle arborait fièrement en plus de son sourire !
Et la vie a passé, vite, très vite...
Alors lorsque quelque trente années plus tard, nous avons déniché la maison de nos rêves dans le fin fond du Loir et Cher, le coup de cœur a aussi opéré pour le jardin, son saule pleureur et ses bouleaux, le verger, ses pruniers et ses… cerisiers !
Pire, des griottiers !
Oui, des dizaines de cerisiers acides forment le noyau dur de ce verger, certains présents par la main de l’homme, mais la plupart, en véritables électrons libres, ont poussé là où bon leur chantaient. 
Un peu dépitée de prime abord, nul doute que j’ai dû sur le coup, les regarder en chien de griotte…
Entre nous, cette histoire aurait pu se terminer  en queue de cerise, mais la demoiselle est persévérante !
Et à force de sérénades un peu, de jouer au chat et à la cerise beaucoup, elle a réussi à m’apprivoiser année après année. D’autant que cette année, cerise sur le gâteau, en plus de sa robe rubicond de circonstance, elle a joint la saveur à la couleur et une fois n’est pas coutume les notes acidulées s’accompagnent d’une pointe de douceur qui a su me séduire.
Et à bien y goûter, force est d’avouer que je lui trouve un parfum subtil qui, à défaut de me conquérir, aura au moins eu le mérite d’intriguer mes papilles.
A force de je t'aime moi non plus, l'ébauche d'une réconciliation semble en bonne voie. Laissez-moi encore quelques saisons avant de graver mon avis dans le marbre mais il semblerait bien que mon verger regorge de nombreux  joyaux sous l’aspect de ces joyeux noyaux !


Financiers huile d’olive, thé matcha, cerises




Ingrédients pour une vingtaine de bouchées
2 blancs d'œufs
85 g de sucre,
50 g de farine,
100 grammes de poudre d'amandes
10 cl d'huile d'olive
2cc de thé matcha en poudre





Pas à pas
Préchauffez votre four à 180°c.
Mélangez les blancs d’œufs avec le sucre dans le bol de votre batteur.
Puis rajoutez la farine et la poudre d’amande préalablement tamisées et le thé matcha. Terminez en incorporant  l’huile d’olive en filet.
Versez la pâte dans des petits moules de votre choix et  plantez dans chacun une cerise en prenant soin de conserver la queue (plus joli et plus pratique pour déguster)
Enfournez pendant 15 à 20 minutes. En cours de cuisson, n’hésitez pas à recouvrir d’une feuille de papier aluminium afin que vos financiers ne roussissent pas et conservent leur joli couleur verte.
Laissez refroidir et saupoudrez de sucre glace pour parfaire la décoration.






Actu

 


Le n°3 de Yummy Magazine vient de paraître, avec un florilège de recettes qui vous donnera des envies de vacances !
Je souhaiterais remercier chaleureusement Carole qui m'a intégrée à l'équipe, je suis très fière de participer à l'élaboration d'un magazine d'une telle qualité !

Je vous souhaite une belle lecture :
Pour le feuilleter en ligne, c'est ici !
Pour le télécharger,  c'est ici !


lundi 13 juin 2011

Bagels New york Style Made in Vendôme


Un petit déjeuner amélioré
Pour week end prolongé.
Avec un détour Outre Atlantique pour l’occasion :
Welcome Home Bagels !
Une version nature pour découvrir,
Et une version pour les petits becs sucrés,
pour "les lichouses" comme aimait le dire ma grand-mère.
Une dégustation rondement menée en attendant d’aller un jour à New York avec toi !

Enjoy !



Bagels

Pour 8 bagels d'environ 100g
520g de farine
25g de levure fraîche
250ml d’eau tiède
4cs d’huile
1 œuf + 1 jaune d’œuf pour la dorure
2cs de sucre
½ cc de sel
Au choix : Pavot, sésame, sucre perlé

Diluez la levure dans 100ml d’eau tiède avec 1cs de sucre. Laissez fermenter environ 15mn, jusqu’à l’obtention d’une mousse en superficie.  Puis mélangez le sel, le reste de sucre, l'huile dans le restant d'eau tiède avec le mélange eau/ sucre/ levure .
Battez l'œuf en omelette et l'ajouter à la préparation.
Mettez la farine dans le bol de votre mixer, faîtes un creux et versez le mélange précédent. Pétrissez 5 bonnes minute avec votre crochet pétrisseur. Si la pâte est trop collante rajoutez un peu de farine.
Couvrez d'un torchon et laissez lever à température ambiante entre 1 et 2h.
Dégazez alors la pâte en la pétrissant à la main.
Divisez la pâte en 8 morceaux égaux, ici environ 100g chacun. Formez une boule, puis avec votre doigt, percez le milieu et si l’aventure vous tente, faîtes tourner le morceau de pâte autour de votre doigt pour élargir le trou et réaliser un cercle harmonieux.
Disposez-les espacés sur une feuille de papier sulfurisé , couvrez à nouveau d'un torchon et laissez monter pendant 1h .
Préchauffez votre four à 180°C.
Vos bagels ont normalement doublé de volume. Faîtes bouillir de l'eau, plongez vos bagels 1mn de chaque côté dans un grand d’eau bouillante. Déposez-les alors sur une plaque allant au four recouverte de papier sulfurisé, dorez chaque bagel avec un jaune d’œuf battu et les recouvrir ici de sucre perlé (mais pavot, sésame, carvi, tout est possible).
Mettez au four pendant 15 minutes en surveillant bien la cuisson, les bagels doivent être dorés.

jeudi 9 juin 2011

La petite crème chocolat blanc à la verveine et aux framboises du jardin qui se prenait pour un gâteau d’anniversaire …


Une journée d’anniversaire a ses incontournables :

L’année en plus,
Les cadeaux,
Le gâteau et les bougies qui vont avec !

Mais pour que la fête soit complète, il vaut mieux que le gâteau soit apprécié de tous autour de la table. 
Or chez  nous, c’est sans compter sur de petites papilles bien exigeantes qui parfois me mènent la vie dure…
Alors pour ne pas subir l’affront d’une moue boudeuse un jour d’anniversaire, ce n’est pas légal !
En maman avisée, j’ai décidé d’assurer mes desserts ! 

Alors pour une journée d’anniversaire parfaite, je demande :
Un vide grenier,
Une journée dans un potager extraordinaire,
Le sourire de mon homme,
Le rire de mes enfants,
Et une petite crème chocolat blanc aux framboises et à la verveine du jardin…

Un grand jour qui passe par de petits bonheurs…
Ceux que l’on savoure, 
qui nous font nous sentir bien,
Qui font les beaux souvenirs de demain…



Crème au chocolat blanc, verveine et framboises du jardin


Pour 4 petites crèmes

1 feuille de gélatine (2 g)
150 g de chocolat blanc
300 g de crème liquide entière
150 g de lait demi écrémé
5 à 6 feuilles de verveine citronnelle ou 3 à 4 gouttes d’arôme naturel alimentaire de verveine citronnelle
250g de framboises fraîches

Pas à pas

Si vous n’avez pas de verveine fraîche, vous pouvez tout à fait la remplacer par quelques gouttes d’arôme naturel alimentaire et dans ce cas l’étape de l’infusion n’est pas nécessaire. Commencez la recette directement à partir de la 2ème étape.

Mettez à infuser à froid les feuilles de verveine citronnelle dans le lait pendant environ 5 minutes. Faîtes chauffer le lait, éteindre et laisser infuser 2 minutes puis filtrer.

Si vous utilisez de l'arôme naturel alimentaire, vous êtes dispensés de l'infusion, il suffit juste d'en verser 3 à 4 gouttes dans votre lait.
Faîtes ramollir la gélatine dans beaucoup d’eau froide.
Portez à ébullition le lait et ajoutez la gélatine essorée.
Faîtes fondre le chocolat blanc au bain-marie puis versez-y le lait chaud en trois fois en prenant soin de mélanger énergiquement en décrivant de petits cercles. Ajoutez la crème froide puis mixez le tout pour parfaire l’émulsion. Versez dans les récipients de votre choix et laisser refroidir au réfrigérateur idéalement une journée.
Le lendemain, disposez des framboises fraîches et servez.

Bon à savoir : Si vous voulez que votre petite crème se transforme en délicieuse panacotta, il suffit pour cela d'ajouter une 2ème feuille de gélatine !


lundi 6 juin 2011

Si le comté t’était conté – Lettre à mon fils


Mon Bon bel amour,
A peine arrivée sur les hauteurs du Massif jurassien que je prends ma plume pour te conter un peu nos aventures qui me tiendront éloignée de toi ces deux prochains jours.
Ici les vaches paissent tranquillement dans de riches prairies ; elles ont,  tu peux me croire, la belle vie !
Elles se délectent de chaque brin d’herbes, de  chaque fleur de leur pâture qu’elles sélectionnent  en vraies gourmettes.
C’est de cette sélection, entre autre,  que chaque comté tire la spécificité de son goût.
Car, en effet, tu l’apprendras ici, chaque comté est unique ! 
Il n’y a pas un comté, mais des comtés !



Les vaches paissant dans le village voisin à la même période de la même année donneront un lait aux saveurs différentes et donc un goût distinct et singulier. Nul doute que tes papilles de gastronome en culottes courtes apprécieront  la  subtilité.  
Et pour en  avoir fait l’expérience, je t’assure que c’est étonnant !
De même quand l’hiver venu, elles ne paissent plus dans les champs, les agriculteurs leur offrent le foin issu du premier fauchage estival donnant un lait alors moins coloré, couleur différenciant  les comtés d’hiver de ceux  de l’été.


Ici, les vaches sont traites deux fois par jour !


Il faut récolter le lait de pas moins de douze vaches pour espérer réaliser une meule de comté qui pèse 42kg ! Je t’imagine déjà en train de te demander combien peuvent bien représenter 42kg… eh bien imagine toi sur une balance en compagnie de ton petit frère, et de tes deux chats, et je suis prête à parier que la meule l’emportera !
Le lendemain à l’aube, le lait de la veille est transporté vers la fruitière locale. 
Après l’ajout de presure, il y sera chauffé et brassé pour ne conserver au final que les substantifiques petits grains, matière noble du lait contenant la matière grasse et les protéines, qui seront ensuite  déversés  dans des moules géants, empreintes des meules en devenir. Il y restera une journée puis, une fois démoulé, commencera un préaffinage dans la cave de la fruitière où il restera pendant quatre semaines, période durant laquelle il sera retourné pas moins de trois fois par semaine et frotté au sel, ce qui permettra la formation de la croûte. 
A l’issue de ces quatre semaines, il partira ensuite vieillir tranquillement toujours à l’abri de la lumière sous les soins constants des maîtres affineurs.



Ces hommes sont un peu des magiciens aux pouvoirs sensoriels ultra développés ! 
En effet, ils mettent tout leur sens au service du comté ! ils regardent, ils écoutent, ils sentent, ils touchent et ils goûtent. Car, couleurs, sons, textures et odeurs, tout est susceptible de fournir un indicateur sur l’état de santé du comté !  Et ils doivent veiller sur une large communauté de comté, constituée parfois de 100 000 meules, et chacune d’entre elles durant son séjour dans la cave d’affinage y recevra  un soin vigilant.
Ici les caves d’affinage prennent parfois des allures de cathédrales !
Les meules  s’élevant vers les cieux comme autant de prières pour ravir les papilles les plus délicates, comme les tiennes par exemple !
Oui, c’est vraiment un lieu solennel, et quand je te parle de cathédrale, j'exagère à peine, tant l'impression de pénétrer dans un lieu saint invitant au recueillement est palpable ! 
On se laisserait presque aller à confesser un quelconque pêché… de gourmandise cela va de soit ! Avec l’assurance toutefois que celui-ci sera absout sans difficulté par une âme aussi gourmande que nous !


Il me tarde de faire ce voyage avec toi, de t’emmener sur les routes du pays du comté, à la découverte de ses fermes, de ses fruitières, de ses caves d’affinage et de ses multiples comtés pour une balade résolument gourmande. 

Là-bas, je t’apprendrai  à déguster les comtés, en les regardant d’abord, de ton œil auquel rien n’échappe,  pour différencier un comté d’été d’un comté d’hiver, un comté jeune affiné douze mois d’un vieux de vingt quatre mois et même plus ! De les sentir ensuite, pour t’imprégner de leurs saveurs et les goûter enfin pour laisser place au plaisir de la gourmandise.

Mais bien plus que tous ces agapes, tu y recevras une merveilleuse leçon de vie en rencontrant des hommes qui par leur rigueur, leur solidarité et leur savoir faire ont farouchement préservé leur terroir et leur tradition qui font la spécificité, la diversité et la qualité des comtés  qu’ils offrent  à tes papilles comme un précieux héritage.
Voilà… la merveilleuse histoire de ce petit bout de fromage que tu affectionnes tant ! 
Mille baisers, 

Maman 

Ps : A la question que tu m’as posée avant mon départ, sache qu’ici les vaches sont blanches et rousses, on les appelle les Montbéliardes …

mercredi 1 juin 2011

A la découverte d’un potager extraordinaire, ou le jour où mon beurre a eu du souci à se faire !


C’est un potager extraordinaire
Qui aime prendre ses aises sur plus d’un hectare, rien que ça !
Où l’on jardine sans cesse, l’on expérimente souvent, et où l’on s’amuse aussi,
Où chacun sait qu’il y fait bon pousser,
Où les légumes oubliés se rappellent à notre bon souvenir.

C'est un potager extraordinaire
Où les plantes ont tantôt goût d’huîtres, d’ananas voire même de fraises tagada !
Où les petits pois nous offrent leurs pousses aussi généreusement que leurs graines,
Où le cardon déploie ses ramages tel l’albatros ses ailes et offrira l’automne venu ses délicates
côtes d’une blancheur laiteuse au gastronome tantôt curieux tantôt averti.






C’est un potager extraordinaire,
Où le lion, roi du potager, règne en maître sur ses fruits et ses légumes,
Où les pommiers tiennent la dragée haute aux nepetas,
Où les aromatiques glanent la caresse du promeneur nonchalant,
Où au petit matin, quand le soleil point, l’air embaume d’enivrantes effluves,
Où fruits, fleurs, herbes et légumes y vivent une douce félicité pour se parer de leurs plus beaux atours, prémices d’agapes à venir.

C’est un potager extraordinaire,
Où la maîtresse des lieux insuffle sa passion aux jardiniers du dimanche… mais des autres jours aussi,
Partageant avec lui le fruit de son jardin nourricier, source inépuisable de délices culinaires
Enchanteresse de potager, elle y cultive bien plus que des fruits, des légumes, des plantes et des fleurs,
Mais bel et bien l’art des choses simples…
C’est un potager où il y fait bon pousser, déguster et rêver …


 



Alors « Rendez-vous aux jardins » ce week end ! Mettez tout vos sens en éveil et venez admirer, écouter, caresser, humer et déguster
L’événement est national, aussi, pour trouver l’heureux élu, rendez-vous ici !
Pour ma part, c’est une nouvelle fois aux jardins du château de Valmer que mon cœur me portera. Cette année, cap sur les jardins nourriciers avec pour l’occasion,  de nombreuses animations, dont une rencontre au cœur du potager avec les  jardiniers de Valmer, une balade gourmande avec Alix de Saint Venant et une conférence animée par Xavier Mathias avec pour thème « le jardin nourricier de la terre à l’assiette ».  Pour avoir rencontré cet enchanteur de potager lors des "Bons Plants de Valmer" le mois dernier, je me réjouis d’avoir le privilège de l’écouter à nouveau croquer ces légumes qu’il aime tant !

 

Mais en attendant, et histoire de vous mettre la fleur à la bouche, voici une recette tirée du  livre « Recettes d’un potager insolite en Touraine » d’Alix de saint Venant. Un livre de recettes où ne figure aucune photo culinaire mais plutôt de magnifiques aquarelles de Nicole Caplain. Les recettes sont simples, sans chichi, faisant la part belle aux produits de qualité. Tout ce que j’aime !



Beurre au souci



Ingrédients
20 pétales de soucis
250g de beurre

Mélangez les pétales au beurre amolli à température ambiante.
Remettre au réfrigérateur et consommez ce beurre qui même si le goût reste inchangé, donnera à vos tartines un air de fêtes !