Printemps

vendredi 25 mars 2011

Brèves de potager, réveil de la nature et pesto de roquette au programme

Engourdi depuis de long mois, mon potager se réveille de son long sommeil hivernal. 
Bien sûr cela se fait en douceur et il est encore quelque peu léthargique. 
Surtout ne pas le brusquer. 

Mais les prémices sont là et bien là !

La menthe commence à prendre ses marques, ses rhizomes investissant mon potager au-delà du raisonnable...

La ciboulette est sortie de terre offrant ses bouquets de tiges verdoyantes et longilignes en attendant ses fleurs qui nous régaleront de leur saveur aillée.

La sauge qui, quant à elle, a fait profil bas pour endurer ces longs mois rigoureux, se déploie offrant aux premiers rayons son feuillage duveteux qui réjouira nos papilles de sa saveur camphrée.

Bien sûr, je vais attendre encore un peu avant de travailler sa terre, la sagesse paysanne préconisant de patienter jusqu’au passage des saints Mamert, Pancrace et Servais. Mais sitôt passés, je m’emploierai à la préparer à accueillir les semences qui feront nos légumes de demain. 

Et au fond du potager, de petites fleurs blanches en forme de croix viennent de faire leur apparition. Résultat d’un pur acte manqué, ma roquette est montée en graines !
Heureusement, avant de la voir fleurir, j’ai encore eu le temps de profiter de ses saveurs poivrées que j'affectionne tant.






 

Pesto de roquette

Pour 215g de pesto
70g de roquette
70g de parmesan
40g d'huile d'olive
60g de pignons de pin torréfiés
sel

Pas à pas
Dans votre blender, mixez la roquette, les pignons de pin et l'huile d'olive. Quand le mélange est bien homogène, rajoutez le parmesan râpé. Rectifiez l'assaisonnement. 

Une recette inratable et facile à réaliser.

lundi 21 mars 2011

Les chouquettes ultra gourmandes des dimanches matins heureux et conseils pour réussir sa pâte à chou


Il y a ceux du potager, souvent injustement boudés, qui font des merveilles en soupe, en gratin ou bien en taboulé,

Il y a ceux du dimanche matin, croustillants et dorés, moelleux et sucrés, réconfortant à souhait,

Et il y a ceux de ma vie qui, par l'odeur alléchés, n’en feront qu’une bouchée…





Chouquettes

Ingrédients pour environ 80 chouquettes
25cl d’eau
25cl de lait
5g de sel
25g de sucre
200g de beurre
250g de farine tamisée
8 oeufs +  1 œuf pour la dorure
Sucre perlé


Dans une casserole, réunir l’eau, le lait, le sel, le sucre et le beurre découpé en petits morceaux.
Portez le mélange à ébullition. Retirez du feu et versez la farine tamisée en une seule fois et mélangez. Remettre la casserole sur le feu et faîtes dessécher la détrempe jusqu’à ce qu’elle n’adhère plus ni au parois de la casserole, ni à la spatule. Le dessèchement de la détrempe est très rapide surtout pour ce genre de quantité.
Débarrassez la détrempe dans le bol de votre robot et mélangez avec la feuille afin de refroidir la pâte avant d’incorporer les œufs, cela va garantir la bonne consistance finale.
Incorporez énergiquement les œufs un à un, vous pouvez aussi battre vos œufs en omelette et les incorporez petit à petit (très utile surtout si vous préparez votre pâte à l’avance).
Préchauffez votre four à 180°c (chaleur tournante).
Pour dresser les chouquettes, garnissez votre poche à douille (embout n°10) et réalisez de petites boules que vous disposez en quinconce en les espaçant suffisamment car vos petits choux vont gonfler.
Dorez vos chouquettes avec le 9ème œuf à l’aide d’un pinceau et versez des grains de sucre perlé sur le dessus.
Enfournez pendant 25mn.
Surtout n’ouvrez pas la porte de votre four avant que vos chouquettes aient une belle tenue sous peine de les voir dégonfler rapidement.
Si vous trouvez que vous choux ont une belle couleur dorée alors que la cuisson n’est pas encore terminée, n’hésitez pas à placer sur vos choux une feuille de papier aluminium afin de stopper la coloration tout en poursuivant la cuisson.


Conseils pour réussir sa pâte à chou

Du lait :
Remplacer la  moitié de la quantité d'eau par du lait, apporteront une touche de gourmandise supplémentaire à vos chouquettes.

L’importance du dessèchement : 
Le dessèchement de la détrempe est très rapide surtout pour ce genre de quantité.
Bien dessécher votre pâte à chou va vous permettre d’obtenir de beaux choux légers et bien gonflés.

L’ajout des œufs :
 Il doit se faire impérativement hors du feu afin d’éviter la coagulation des œufs.
Il doit se faire petit à petit, (soit œuf par œuf, soit au fur et à mesure si vous avez opté pour l’omelette) pour pouvoir gérer la consistance de la pâte. Celle-ci doit être élastique. Si elle est trop liquide, c’est fichu.

La veille, c'est possible :
Si vous souhaitez préparez votre pâte à chou la veille pour le lendemain, c’est possible.
Pour cela, conservez un peu d’œuf battu. Couvrez votre pâte et conservez la au frais. Le lendemain, retravaillez votre pâte et incorporez le reste d’œuf.


mercredi 16 mars 2011

Fondant Chocolat - Potiron ou l’art de déjouer les papilles de nos bambins


Oui, je reconnais, ce n’est pas très honnête de ma part d’abuser mes enfants de la sorte…

Mais que voulez-vous, c’est ça aussi être maman !
Apprendre à contourner les obstacles quand vient l’heure des repas, éviter autant que possible la confrontation frontale qui ne profite à personne.

C’est dans ces moments que toute maman devient un peu Sioux dans l’âme…
Car acquérir la sagesse des sioux, c’est exceller dans l’art de déjouer les obstacles, franchir les montagnes du dégoût de nos petites têtes blondes pour les légumes...
Aliments ô combien saugrenus pour la majorité d’entre eux, dont, si on les écoutait, l’alimentation idéale se résumerait essentiellement ou peu s’en faut, aux pâtes, frites et autre steak hachés en passant par toute la gamme des bonbons. 

Alors même si on les adore, on ne peut décemment pas accéder à toutes leurs demandes et leur apprendre à adopter une alimentation variée et équilibrée se révèle une nécessité qui bien souvent se réalise à leur insu. 
Il faut alors jongler avec les goûts et surtout les dégoûts de chacun, ruser pour parvenir à ses fins et varier les plaisirs.
Mais lorsque l’on a écumé la panoplie des boulettes à tous les parfums et à toutes les sauces avec la sensation qu’ils vont frôler l’overdose, se renouveler devient urgent !

C’est sur le site d’Edda que j’ai trouvé mon Saint Graal ce jour-là, car après ma salade potironesque, il me restait une tranche de cette courge que j’avais terriblement envie de leur faire goûter. Mais forte de ma récente et malheureuse expérience avec la salade, il me fallait, une fois encore, être plus maligne qu’eux et si leur faire goûter cette petite merveille devait se faire à leur insu... 
A leur insu cela se ferait !

Voici donc le fondant chocolat potimarron d'Edda inspiré par Cléa quelques peu revisité avec les ingrédients dont je disposais. 

Le pari est gagné ! 
Les enfants n’y ont vu que du feu ! Mieux, ils se sont délectés de ce gâteau riche en chocolat, dont le beurre est totalement absent, le sucre à peine présent et le fondant apporté par le potiron.

Mon contrat de maman étant rempli, je me délecte d’un profond sentiment d’auto satisfaction, à défaut du fondant dont il ne reste plus une miette …




Fondant Chocolat - Potiron

Ingrédients pour 8 fondants individuels
200 g de chocolat noir (à 70% de cacao)
130 g de purée de potimarron (cuit au four à 180°C pendant une demi-heure environ)
1 cs de purée de sésame blanc ou tahin
80 g de sucre de canne
3 oeufs
40 g de farine

Pas à pas
Préchauffer le four à 200°C (chaleur tournante). 
Faire fondre le chocolat au bain-marie. 
Fouetter les oeufs avec le sucre puis ajouter le tahin.
Ajouter la purée de potiron.
Verser le chocolat fondu puis incorporer la farine de manière à avoir une crème homogène. Verser dans vos moules individuels en silicone (si vous utilisez des moules classiques, pensez à les beurrer et les fariner pour pouvoir les démouler). 
Cuire pendant 8-10 minutes. Il doit se former une croûte mais le coeur doit être encore fondant. 
Servir tiède ou froid.



mardi 8 mars 2011

Tian aux légumes oubliés : oca du Pérou, héliantis tubéreux et capucine pour un festival de couleurs et de saveurs

Parfois les découvertes culinaires ne tiennent qu’à un fil…
Ce peut être une couleur, une odeur, une forme qui nous attirent, et qui nous mènent sans y prendre gare sur les chemins de la gourmandise. 

Ce jour-là, sur l’étal de mon primeur, je tombais sous le charme de petits légumes à la forme biscornue, aux couleurs attrayantes et dont les noms allaient bien vite m’enchanter par leur musique enjouée :

Oca, Héliantis et capucine, voilà les trois mots qui m’ont fait chavirer ce jour-là.
 
Trois petits mots dont la musicalité à l’oreille allaient se prolonger par le plaisir des saveurs en bouche.

« Oca », aux formes escarpées rappelant la cordillère de son Pérou natal…
« Héliantis », dont l’élégance du nom, n’a d’égal que la subtilité de ses saveurs,
« Capucine », dont la malice du nom annonce la couleur, comme un avant goût de ses facéties en bouche, dont la saveur poivrée crue laisse place une fois cuit à une fondante douceur.

Trois petits mots aux sonorités chantantes qui m’ont inspirés un bien joli plat, tout simple aux couleurs gaies et aux saveurs subtiles, tantôt de châtaigne, tantôt sucrées, un peu farineuse parfois mais dont le mariage était à la hauteur de la musicalité de leurs noms.





Tian aux légumes tubéreux: Oca, héliantis et capucine

Ingrédients pour 2-3 personnes
3 ocas
3 héliantis
3 capucines
2 vitelottes
1 filet d'huile d'olive
Quelques brins de thym
Sel, poivre
Préchauffez votre four à 150°c.
Passez les légumes à l'eau et frottez pour ôter les impuretés
Les coupez en fines rondelles et disposez-les debout dans votre plat en alternant les couleurs.
N'hésitez pas à bien les serrer car en cuisant les légumes vont perdre de l'eau et donc rétrécir.
Parsemez de brins de thym et d'un filet d'huile d'olive. Salez, poivrez et enfournez pour 45mn environ.
Vérifiez la cuisson avec la pointe d'un couteau.