Automne

jeudi 24 février 2011

Salade de potiron muscade, marinade de jus d’orange et graines germées



Il semblerait que j’ai la cuisine un tantinet feuilletonesque…



   Ainsi, après mes expériences macaronesques (les macarons m'inspirent n'est ce pas ?!),
...safranesques (ici ou bien ici, ou encore là...), 
...bredelesques (ici, , mais aussi, encore et enfin !)




et quelques autres plus romanesques...


je me suis lancée dans une de ces expériences en « esque » que j’affectionne tant...


Aujourd’hui donc, une salade potironesque, histoire de savourer une dernière fois les saveurs muscadées de cette courge avant l’année prochaine. Alors pour le fêter dignement et donner des idées au printemps qui nous fait timidement de l’œil j’ai, non pas imaginé car nous sommes toujours inspirés par un événement ou par certaines personnes dont on se sent proches, mais plutôt interprété au gré de mes envies des recettes déjà existantes.



Appétit gargantuesque s'abstenir, au risque d'être tenaillé par une faim dantesque ! Mais je suis sûre qu'elle séduira tout ceux en quête d'un peu de finesse et d'originalité dans l'assiette !

Salade de potiron muscade, marinade au jus d'orange et graines germées



Ingrédients
1 quartier de potiron muscade
1 orange bio
1cs de graines germées (ici de brocoli)
5cs d’huile d’olive
Poivre sel
Graines de courges
Graines germées


Pas à pas
Oter les graines et réserver
Eplucher votre potiron
Couper des tranches fines à l’aide d’une mandoline ou de votre robot.
Otez les zestes de l’orange, réservez.
Pressez votre orange.
Préparez la marinade avec 10cs de jus d’orange, 5cs d’huile d’olive, sel et poivre moulin.
Disposez vos tranches de potiron dans un plat et recouvrez de la marinade. Fermez le plat hermétiquement et réservez au frais, idéalement une nuit.
Le lendemain dressez avec le potiron, les graines germés et les graines de courges grillées.
Filtrez votre marinade afin d'assaisonner votre salade.

lundi 21 février 2011

Lasagnes passionnément basques ou quand du pire naît le meilleur


Il y a des jours comme ça, où, à peine a-t-on posé un pied par terre, on sait intuitivement que la journée ne va pas se dérouler aussi bien qu’espérée. Pourtant on l’imaginait rayonnante cette journée, à l’idée des 1001 choses qui allaient la remplir, ces petits riens du quotidien qui ont le don de vous l’illuminer... 

Alors on refoule le mauvais pressentiment, on tente de chasser cette petite voix de mauvais augure qui revient sans cesse en tête comme une ritournelle et on reprend le cours de sa journée que l'on veut extraordinaire. 

Mais rien à faire l’anicroche persiste, la menace de la journée gâchée rôde, elle nous attend tapie dans l'ombre et nous mitonne son effet de surprise. 
Des jours comme ceux-là, je crois bien pouvoir  vous en citer à la pelle, tant la vie est une succession d’imprévus, de rendez-vous manqués parfois, d’événements qui ne se passent jamais comme le bon sens ou la logique pourraient nous le laisser présager souvent. Ces jours-là, on préfère les oublier, faire l’impasse en pensant à des jours meilleurs mais peut être finalement sont-ils là afin de nous permettre de savourer encore plus intensément les petits et grands bonheurs qui font nos journées extraordinaires. 

Mais  trêve de philosophie de bas étage, et côté fourneaux me direz-vous ? 
Eh bien je crois que ce genre de journée peut générer aussi bien le pire, que le meilleur… Et il ne tient souvent qu’à nous pour transformer le pire en meilleur. 
Ce jour-là, je souhaitais réaliser une recette qui germait depuis quelques temps dans mon imagination, mais c’était sans compter sur la menace du jour : mon nouvel appareil à ravioli, que force est de constater, je ne maîtrise pas encore…  
Je ne désespère cependant pas de vous présenter ici un jour la recette qui me trotte dans la tête, mais en attendant je vous propose la variante savoureuse qui m’a sauvée la mise. 

Avec une bonne dose d’inventivité et une gourmandise à toute épreuve, tout devient alors possible !



Lasagnes Basques

Ingrédients

Pour la pâte à lasagne
4 œufs
1cs d’eau (environ 15ml)
440g de farine tamisée
1/2cc de sel et 1/2cc de piment d’Espelette.

Pour la farce
150g d’Ossau iraty
Piment d’espelette
250g de ricotta
1 petit chorizo à cuire (environ 200g)

Pour la béchamel légère
1 cuillère à soupe de Maïzena
30 cl lait écrémé

Pas à pas

Commencez par la confection des pâtes :
Mettez les œufs, l’eau, la farine le piment d’Espelette et le sel dans le bol du batteur. Mélanger environ 30 secondes avec la feuille, puis 2mn avec le crochet. Enlevez la pâte du bol et pétrissez à la main pendant 2mn. Laissez reposer la pâte 20mn. Séparez la pâte en 4 boules que vous aplatissez avant de passer au laminoir en diminuant à chaque fois l’épaisseur jusqu’à l’obtention de l’épaisseur désirée. Découpez vos feuilles de pâtes en fonction des dimensions de votre plat;

Pendant le repos de la pâte,préparez la béchamel :
Délayer la Maïzena dans le lait et faire chauffer à feu doux, jusqu'à obtenir une consistance onctueuse saupoudrez d’un peu de piment d’Espelette. Réservez.
Puis la farce :
Enlever la peau de la saucisse de chorizo, l’intérieur est mou et se détache sans problème. Conservez un petit morceau d’ossau Irraty que vous couperez en copeaux et que vous parsèmerez sur  le dessus des lasagnes, râpez le reste. Mélangez le chorizo, l’ossau Irraty râpé à la ricotta, assaisonnez avec le piment d’Espelette (inutile de saler le chorizo et l’ossau irraty s’en chargent).
Faîtes préchauffer votre four à 180°c.
Dressez vos lasagnes :
Enduire le fond du plat d’un peu de béchamel. Disposez une feuille de pâte dessus et recouvrir de votre farce. Renouvelez l’opération jusqu’à épuisement des ingrédients en terminant par une couche de pâte que vous recouvrirez d’un peu de béchamel pour ne pas que la pâte durcisse en cuisant. Parsemez de quelques copeaux d’ossau Irraty.
Enfournez pendant environ 30mn, et surveillez la cuisson en piquant avec la pointe d’un couteau.

mercredi 16 février 2011

Yummy Magazine ! Le 1er numéro est en ligne, régalez-vous !


Le nom du nouveau magazine culinaire résonne comme un cri du cœur, ou plutôt un cri de la gourmandise : Yummy !!!

Il est né de l’envie d’une gourmande Carole épaulée dans sa tâche par une dream team, j’ai nommé Trinidad, Edda, Silvia, Mamina, Tiuscha, Dorian et Nanou, Flo Makanaï et Dominique (que je n’ai pas la chance de connaître…) . L’alchimie entre tous ces gourmands nous vaut un premier numéro  bien alléchant, riche en saveurs, conseils avec une touche d’évasion.

Au-delà d’un conventionnel magazine culinaire. Yummy Magazine va plus loin, se voulant le 1er magazine culinaire électronique, communautaire et gratuit (s’il vous plaît !). Il offre en effet  la possibilité à chacun de mettre la main à la pâte en proposant leurs recettes sur les différents thèmes définies au préalable par la charte éditoriale. 
Vous pouvez d’ores et déjà réfléchir à la recette que vous proposerez pour le 2ème numéro qui sortira le 15 avril prochain au programme fraises, asperges,  pesto, la couleur verte et les œufs en chocolat mais pas que… 

J’ai eu le privilège d’être conviée à ce 1er numéro sous la forme d’une interview,  que vous pourrez découvrir en pages 52 et 53 et où vous en saurai plus sur Gourmandises Chroniques …

Merci encore à Carole et à sa yummy team et longue vie à Yummy Magazine !



 - Pour le feuilleter en ligne : c’est par ici !

- Pour le télécharger : c’est par  !

- Pour le lire sur votre Ipad (via l’application ibooks) :
Télécharger et installer l’application gratuite Ibooks sur votre Ipad.
Télécharger le magazine ici et enregistrer le sur votre ordinateur.
Ouvrir iTunes sur votre Mac ou PC, cliquer sur « Fichier »
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- Sur les tablettes Android, vous pouvez lire Yummy Magazine
avec l’application Aldiko Book Reader.



lundi 14 février 2011

Fondant pamplemousse-gingembre pour un week end tout en douceur...


Un anniversaire…
Un fondant à l’orange à se pâmer,
Et une furieuse envie de le revisiter,
De se l’approprier avec des saveurs  plus personnelles.
Ce sera donc une version pamplemousse/ gingembre,
Variante moins évidente peut être mais à mon goût plus originale, et surtout plus subtile.
Pour un week end tout en douceur…



Fondant Pamplemousse/ Gingembre

Pour 6 personnes
115g de beurre pommade
115g de sucre
2 œufs
115g de farine
150g de sucre glace
2 pamplemousses rose de Floride
1cc de levure chimique
3cm de gingembre frais

Pas à pas
Préchauffez votre four à 200°c
Travaillez votre beurre pommade dans le bol de votre robot afin de le rendre crémeux.
Incorporez petit à petit le sucre, puis les œufs un à un.
Poursuivre le pétrissage de la pâte. Ajoutez ensuite la farine et le jus d’un pamplemousse, puis la levure chimique.
Epluchez et râpez le gingembre et incorporez-le à l'appareil. Continuez à remuer jusqu’à l’obtention d’une texture homogène.
Versez la préparation dans un moule préalablement chemisé, ou dans des petits moules individuels.
Enfournez entre 25 et 30mn selon votre four.
Pendant ce temps, réalisez le glaçage
Faîtes dissoudre le sucre glace dans le jus du 2ème pamplemousse, le mélange obtenu doit être coulant et épais.
Démoulez le ou les gâteaux, arrosez-les encore chaud avec la moitié du glaçage : Votre gâteau doit devenir parfaitement moelleux.
Lorsque le fondant est froid, étalez le reste du glaçage sur le dessus.
Conservez à température ambiante jusqu’au moment de servir

Accompagnement
Crème au gingembre :
25cl de crème liquide épaisse
3 cm de gingembre frais
1cs de sucre glace
Epluchez le gingembre et râpez- le dans la crème liquide. Laissez infuser à température ambiante une bonne heure. Puis rajoutez 1cs de sucre glace. Réservez au frais et nappez les gâteaux avant dégustation
Si contrairement à moi, vous savez vous servir de votre siphon, ou si tout simplement vous avez lu la notice avant la 1ère utilisation (avant et non après, j’insiste !) une chantilly au gingembre est tout à fait envisageable ! Sinon, ça marche très bien dans le bol de votre robot. Afin de mettre toutes les chances de votre côté, placez le bol, le fouet ainsi que la crème quelques minutes au congélateur afin que tous les éléments soient froids.

 

jeudi 10 février 2011

Le côté obscur de ma gourmandise – Macaron asperge/caviar

Lorsque je m’égare du côté obscur de ma gourmandise, point de grand méchant loup au détour des bois. 
Mais plutôt du genre luxe, macarons et volupté...
Je crois que mon penchant pour les macarons finira par me perdre un jour ! 
Aujourd'hui, ce sont des macarons à la couleur profonde, au parfum intense et au goût subtilement iodé. 
Un macaron entre terre et mer, osant le mariage de l’asperge et du caviar pour un met sucré/ salé outrageusement raffiné.

Ce macaron m’a été inspiré suite à un concours organisé par le caviar Dom Petroff  lancé sur les blogs de Marie, Sophie et Dorian auquel je me suis prêtée de bonne chère !



Macaron asperge caviar

Ingrédients pour 20 petits macarons (soit pour 4 personnes dans le cadre d’un apéritif dînatoire)

Pour les coques 
25g d’eau
75g de sucre semoule
75g de sucre glace,
75g de poudre d’amandes
2 fois 25g de blancs d’œufs vieillis (idéalement 1 semaine au réfrigérateur)
8g de sucre semoule
Quelques gouttes de jus de citron
Une pincée de sel

Pour la ganache montée à l’asperge
2g de gélatine soit 1 feuille
1 petite boîte de pointes d’asperges blanches
90g de mascarpone
1 œuf dur
1cs de crème fraîche épaisse
Poivre blanc
30g de caviar

Pas à pas
La veille vous devez :
Réaliser la ganache,
Sortir les blancs d’œufs vieillis et les conserver à température ambiante.
Torréfier 10mn à 150° votre poudre d’amandes et la laisser refroidir.

Le jour J, vous devez :
Réaliser les coques des macarons
Monter votre ganache
Dresser les macarons

La veille :
Ganache à l’asperge
Mettre la feuille de gélatine à tremper dans l’eau froide et laisser gonfler pendant 5 minutes. Pendant ce temps, mixer ensemble les asperges, le mascarpone, la crème fraîche et l’œuf dur. Poivrer à votre convenance, mais surtout ne salez pas, c’est le caviar qui apportera la touche salée.
Sortir la gélatine ramollie de l’eau et l’essorer avec précaution, puis la faire fondre dans une casserole à feu doux, sans cesser de remuer. Incorporer quelques cuillères à soupe de ganache froide à la gélatine fondue et mélanger. Ajouter ensuite le reste de la ganache froide. Remuez bien afin de bien répartir la gélatine.  Laissez prendre au réfrigérateur idéalement toute une nuit.

Le jour J :
Les coques
Montez progressivement 25g de blanc d’œuf avec une pincée de sel et quelques gouttes de jus de citron. Quand le mélange commence à mousser, ajoutez le sucre en 3 fois en augmentant un peu la vitesse pour bien les structurer et avoir la consistance dite du bec d’oiseau. Diminuez la vitesse. Parallèlement, réalisez un sirop. Cuire à 118°c, 75g de sucre et 25g d’eau. Vous pouvez les mélanger un peu avant de les mettre sur la source de chaleur mais après surtout ne remuez plus. Versez le sirop obtenu sur les blancs en mince filet. Passez à vitesse moyenne et laissez refroidir jusqu’à environ 40°c. On obtient alors une meringue italienne.

Préchauffez le four à 150°c, car nous allons réaliser de petits macarons (d’environ 3cm de diamètre).
Mélangez le colorant (je vous fais la surprise de la couleur !) aux blancs d’œuf. Versez-les ensuite  dans le mélange sucre glace/ poudre d’amandes et mélangez afin d’obtenir une sorte de pâte.
Incorporez la meringue italienne à la préparation, en prenant d’effectuer des mouvements de bas en haut et du milieu vers les bords de la jatte en faisant en même temps tourner la jatte jusqu’à ce que le mélange fasse un ruban brillant. Ça y est vous venez de macaronner !

Remplissez une poche à douille de 8 ou 10mm et dressez les macarons en quinconce sur votre plaque.
Laissez croûter vos coques à l’air ambiant environ 30mn puis enfourner environ 13mn. Cela dépend de votre four. Attention, les coques après cuisson ne doivent pas prendre de couleur (elles ne doivent pas roussir).
Sortez vos coques du four et laissez-les refroidir. Pendant ce temps, montez votre ganache en chantilly à l’aide d’un fouet électrique.
Munissez-vous d’une poche à douille que vous remplirez de votre ganache montée.
Garnissez vos coques avec la ganache à l’asperge puis avant de recouvrir de la 2ème coque, parsemez la ganache de caviar. Placer les macarons au réfrigérateur et attendre 48h avant la dégustation afin que toutes les saveurs se marient entre elles.


lundi 7 février 2011

Le meilleur pain du monde...

Pour avoir eu des grands parents extraordinaires, je ne sais que trop bien que les plus beaux souvenirs, les moments les plus forts qui restent gravés à jamais, sont ces petits riens qui ont nourri notre quotidien, ces gestes transmis l’air de rien, ces petites phrases qui prennent tout leur sens après coup et que l’on conserve comme le plus précieux des trésors. 
Ce week-end, la maison de mes beaux parents résonnait des cris,  des rires et de la joie de vivre de quatre petites têtes, qui à défaut d’être toutes blondes, étaient au moins toutes bouclées !
 Le papy, heureux comme un prince, avait décidé de faire du pain avec sa bande de joyeux marmitons, revêtus pour l’occasion du tablier de circonstance ! Cette aventure vécue par tous comme un grand moment de bonheur, résonnait pour les grands comme un événement hautement symbolique, celui d’un papy ancien boulanger pâtissier fier de son métier transmettant son savoir, partageant les gestes qui le font encore vibrer. 
Alors pour ne pas gâcher leur précieux moment, mais avec l’envie farouche de l’immortaliser, je me suis faite petite souris pour l’occasion et graver à jamais cette jolie tranche de vie.
J’aurais pu en partager ici davantage, comme en entamant la croûte croquante et dorée qui, en cédant, aurait dévoilé une mie généreuse et aérienne à souhait…Mais je souhaitais leur réserver le privilège de découvrir et déguster le fruit de leur labeur.
De ce pain qui restera à tout jamais  le meilleur pain du monde… 


Pain au levain
  
Pour 4 petites couronnes et  6 petites boules
200g de levain au naturel (pour les explications de la fabrication du levain, je vous invite à consulter cet article merveilleusement documenté et illustré de photos de Jeanne "Au levain".
500g de farine à céréales
15g de sel
30g de levure de boulanger
Environ 350g d’eau (soit 70%)
200g de levain

Pas à pas
Mettre le levain au fond du bol du robot. 
Ajoutez l'eau et pétrir. 
Le résultat est liquide et plein de bulles. 
Puis ajoutez la farine et la levure jusqu'à obtenir une bonne consistance. 
Continuez de pétrir durant au moins 5mn.
On doit obtenir une pâte qui n'attache pas aux doigts, mais suffisamment humide pour qu'elle ne se déchire pas elle doit être souple. 
Incorporez le sel en début de pétrissage. 
   Travaillez énergiquement la pâte. 
Puis formez une boule et laissez reposer 
à température ambiante pendant au moins 1h30.
Sur le plan de travail fariné, travaillez la pâte. 
Pour façonnez les couronnes, faire une boule. Aplatir légèrement la boule et à l’aide de votre coude, exercez une pression au centre. 
Puis, de vos mains, faire un trou et l’élargir légèrement tout en tournant la couronne.
Vous pouvez décorer vos couronnes en faisant des petites entailles à l’aide d’une paire de ciseaux.
Disposez boules et couronnes sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. 
Puis faire lever votre pain façonné dans votre four chauffé à 40°c-50°c. 
Lorsqu’il a doublé de volume, le retirez et chauffez votre four à 220°c.
Enfournez à four chaud.
Le temps de cuisson ne m’a pas été dévoilé (entre 20 et 35 mn ne me semble pas aberrant, ceci dit, cela dépend beaucoup de la taille de votre pain…). 
Voici l’explication que j’ai eu :  "Il faut que la croûte soit d’une belle couleur dorée et qu’elle soit croustillante… "
Que voulez-vous un boulanger ne dévoile pas tous ses secrets !

mercredi 2 février 2011

De l’art de réussir ses crêpes - Crêpes au gingembre et crêpes au safran en bonus

   
Voici une liste non exhaustive de conseils qui m’ont été utiles pour réussir ma pâte à crêpes et dont je souhaitais vous faire profiter ici :

- Utiliser des ingrédients de qualité (œufs et lait de ferme) assure une grande part de la réussite des crêpes, gustativement parlant.

- Utiliser des ingrédients à température ambiante. Dans un appareil trop froid, le beurre ne s’incorpore pas et fige à la surface. 

- Ne pas ajouter le lait en une seule fois, cela occasionnerait la formation de grumeaux.

- Passez votre pâte à crêpes au chinois pour assurer l’homogénéité de la pâte en enlevant les éventuels grumeaux mais aussi les chalazes des œufs.

- La pâte à crêpes peut être parfumé avec un alcool ou une liqueur (rhum ambré, Grand Marnier, Cointreau) mais aussi avec de la fleur d’oranger, des zestes de citron. Mais vous pouvez aussi laissez libre court à votre imagination, comme je l’ai fait cette année.

- Evitez d’ajouter trop de sucre dans la pâte, car le sucre va caraméliser durant la cuisson et les crêpes attacheraient dans la poêle.

- Respectez un temps de repos de la pâte, au minimum 20 à 30mn afin de laisser le temps à l’amidon contenu dans la farine de gonfler.

- Veillez à la bonne température de ma poêle :
Dans une poêle trop chaude : la pâte coagule trop vite, et glisse mal ce qui donne des crêpes à la forme irrégulière, avec une coloration qui ne sera pas uniforme.
Dans une poêle pas assez chaude : la pâte n’est pas saisie.

- Graissez régulièrement votre poêle (avec de l’huile ou du beurre) afin que vos crêpes soient moelleuses, idéalement 1 crêpe sur 2.

- Le mythe du « sauté de crêpes » : Aussi ludique soit-il, le sauté de crêpe fait partie du folklore, mieux vaut retourner la crêpe à l’aide d’une spatule afin d’éviter qu’elle ne sèche et perde de son moelleux. Mais les enfants adorent le sauté de crêpes, alors parfois ça fait du bien de ne pas respecter les règles !

- Pour les conserver chaudes : Maintenir l’assiette contenant la pile de crêpes au-dessus d’une casserole d’eau bouillante.

- Sucrez vos crêpes au moment de les déguster car le sucre ajouté à l’avance se transforme en sirop et ramolli les crêpes.

Cette liste, n’est pas figée et pourra être enrichie au fil du temps.




Pâte à crêpes au safran



Pour une vingtaine de crêpes environ
250g de farine
50cl de lait
3 œufs
1cc de sel
25g de sucre
50g de beurre
20 filaments de safran

Pas à pas
La veille, faîtes infuser les 20 filaments de safran dans un peu de lait, couvrez d'un linge et laissez reposer idéalement une nuit. Le lendemain, disposez les éléments secs en fontaine dans votre saladier (farine, se et sucre). Cassez les œufs au milieu et les mélangez énergiquement en prenant petit à petit une partie de la farine. Incorporez votre infusion au safran puis, petit à petit, le reste du lait, puis le beurre fondu, mélangez  et ajoutez le parfum choisi.
Laissez reposer la pâte au moins 20mn pour permettre à l’amidon contenu dans la farine de gonfler.
Après le temps de repos, faire chauffer une voire 2 poêles, beurrez ou huilez légèrement votre poêle.
Versez en une fois la quantité de pâte nécessaire à la confection de la crêpe.
Tournez légèrement la poêle en la penchant afin de répartir uniformément la pâte.
Lorsque les bords commencent à se décoller, retournez délicatement la crêpe à l’aide d’une spatule.
Puis empilez-les, la face cuite en dernier sur le dessus.
Pour les garder au chaud, maintenir l’assiette au dessus d’une casserole d’eau bouillante.

Pour les conseils concernant l’utilisation du safran, petit rappel ici !

Cette recette n'aurait pas été possible sans deux artisans passionnés qui sévissent dans mon département pour mon plus grand bonheur !



Pâte à crêpes au gingembre

Partir de la même recette de base et remplacer le safran par 4cm de gingembre frais que vous râperez dans la pâte et laisserez infuser idéalement une nuit.

Passez votre pâte au chinois afin d’ôter les morceaux de gingembre.

Poursuivez la recette comme indiqué ci-dessus.



mardi 1 février 2011

Crêpes à la mode de Bretagne et petit rituel de la chandeleur

Si chez mes grand parents, bretons pur beurre, le far était une institution, les crêpes,  pourtant toutes aussi bretonnes, se dégustaient quant à elles (allez savoir pourquoi ?) de manière beaucoup plus ponctuelles. Mais à la chandeleur, impossible de faire l’impasse ! Ma grand-mère se mettait au diapason des festivités calendaires, et renouait pour l’occasion avec cette tradition bien de chez elle.
Ainsi s’affairait-elle à réaliser une pâte qui me semblait d’une simplicité enfantine, tant celle-ci était réalisée avec dextérité, des gestes sûrs semblant être les garants de l’absence de grumeaux,  et un peu de  repos comme unique secret de réussite, il n’en fallait pas moins pour rentrer dans le vif du sujet !
Après le temps de repos de rigueur, qui me semblait une éternité, les réjouissances pouvaient alors commencer !
Et comme la première à passer à la poêle ne suscitait jamais la convoitise gourmande de quiconque, celle-ci finissait invariablement son destin au dessus du bahut blanc en formica  de la cuisine. Mais avant de l’y déposer, ma grand-mère prenait soin de glisser en son sein, une petite pièce gage de la prospérité du foyer pour l’année à venir. Celle-ci devait y rester l’année durant, avant de se voir remplacer par une comparse à la chandeleur suivante, se heurtant toujours au manque de convoitise malgré sa prime fraîcheur.
La crêpe, se l’étant couler douce une année durant, avec pour seule distraction nos allées et venues quotidiennes dont elle devait rester à jamais le témoin muet, allait voir son destin se sceller juste en face, dans la poubelle sous l’évier, dépouillée comme une malpropre de la pièce porte bonheur. Celle-ci, plus chanceuse, irait rejoindre ses comparses dans le porte monnaie élimé de ma grand-mère, car un sou était un sou !
Quant à nous, la pile de crêpes, moelleuses à souhait, s’offrait à nos regards conquis avant de contenter nos papilles de leur fondant en bouche qui avec de la confiture, qui avec du miel, mais le sucre devait déjà remporter ma préférence…


Pâte à Crêpes

Ingrédients
Pour une vingtaine de crêpes environ
250g de farine
50cl de lait
3 œufs
1cc de sel
25g de sucre
50g de beurre
Grand Marnier

Pas à pas
Disposez les éléments secs en fontaine dans votre saladier (farine, sel et sucre). Cassez les œufs au milieu et les mélangez énergiquement en prenant petit à petit une partie de la farine. Incorporez petit à petit le lait, puis le beurre fondu, mélangez  et ajoutez le parfum choisi.
Laissez reposer la pâte au moins 20mn pour permettre à l’amidon contenu dans la farine de gonfler.
Après le temps de repos, faire chauffer une voire 2 poêles, beurrez ou huilez légèrement votre poêle.
Versez en une fois la quantité de pâte nécessaire à la confection de la crêpe.
Tournez légèrement la poêle en la penchant afin de répartir uniformément la pâte.
Lorsque les bords commencent à se décoller, retournez délicatement la crêpe à l’aide d’une spatule.
Puis empilez-les, la face cuite en dernier sur le dessus.
Pour les garder au chaud, maintenir l’assiette au dessus d’une casserole d’eau bouillante.