Printemps

mercredi 24 février 2010

Du Béarn à mon assiette, question poule, il n’y a qu’un pot !


Aujourd’hui, une petite poule s’est invitée à notre table. Plutôt mignonne la p’tite poulette ! Pas une de ces poules de mauvaise vie, maigrichonne et qui n’a rien dans les cuissots ! Non, non ! Une vraie p’tite poule bien élevée : bien dodue, bien grassouillette comme je les aime !

A vrai dire, c’est elle qui m’a fait de l’œil sur l’étal de mon volailler, et moi faible gourmande que je suis, je n’ai pas pu y résister et l’ai conviée à la maison avec, je l’avoue, des intentions à son égard que je pouvais difficilement lui avouer…

Arrivée dans mes pénates, elle fut traitée aux petits oignons ! Je lui ai même fait l’honneur des succulents petits navets boules d’or de mon jardin ! Et pour sceller à jamais son destin, je me suis inspirée d’une recette de la région où depuis plus de 450 ans, elle règne en maîtresse poule et n’a que pour rivale la bien nommée garbure. Avouez que c’était le moins que je puisse faire pour faire honneur à ses rondeurs !

Alors, si elle trône ce midi dignement à notre table, ce n’est ni en raison du 400ème anniversaire de la mort de Henri IV car je préfère de loin célébrer les vivants, ni même pour suivre sa consigne d’avoir toujours une poule au pot car après tout nous ne sommes pas dimanche, encore moins pour raviver le souvenir précieux d’un agréable repas dominical, car de mémoire, celle-ci n’y a jamais été conviée …

Non, non, c’est uniquement et simplement à cause de cette p’tite poulette, croisée un beau matin sur l’étal de mon volailler, qui a su raviver mes instincts les plus gourmands, qui je peux bien vous l’avouer, ne sont jamais bien loin enfouis !



Recette de la poule au pot :

Ingrédients pour 6 solides appétits :

1 belle poule d’environ 2 kg prête à cuire, si possible avec ses abats si vous souhaitez la farcir

1 oignon

4 carottes

8 petits navets boule d’or

2 poireaux

1 petite branche de céleri

2 clous de girofle

1 bouquet garni (1branche de thym, 1 feuille de laurier et 4 branches de persil plat)

Sel et poivre

Pour la farce :

(Faute de jambon de Bayonne, ce sera sans la farce cette fois-ci mais je vous livre tout de même la recette originale.)

Les abats

200 gr de jambon de Bayonne

200 gr de mie de pain rassis

1 verre de lait (20cl environ)

1 gousse d’ail

1oignon

1 œuf + 1 jaune

Pour la sauce blanche :

25 gr de beurre
25 gr de farine

Bouillon de la poule
sel fin, poivre blanc

Préparation de la farce :

Hacher le jambon avec les abats de la poule (foie, cœur et gésier), la mie de pain trempée dans le lait et émiettée, 1 oignon, l’ail et le persil.

Malaxer ce hachis avec 1 œuf entier plus 1 jaune d’œuf, du sel et du poivre.

Remplir la cavité ventrale de la poule avec cette farce et recoudre l’ouverture avec du fil de cuisine et brider.

Préparation de la poule :


Remplir un fait tout de 4 à 5 litres d’eau fraîche, y plonger la poule afin qu’elle soit complètement immerger. Porter à ébullition sur feu assez vif pour la blanchir. Ecumer, saler, et couvrir à demi. Laisser cuire pendant 1 heure à frémissement léger.

Pendant ce temps, éplucher et laver les légumes.

Peler l’oignon et le piquer des clous de girofle.

Introduire les légumes dans le faitout au bout de l’heure de cuisson avec le bouquet garni.

Poursuivre la cuisson à petit bouillon pendant 1 h 30 à 2 h30 selon le degré de tendreté de la poule.

Laisser refroidir et infuser dans la marmite idéalement une nuit.

Car réchauffée elle n’en est que meilleure !


Préparation de la sauce blanche :

Il s’agit tout simplement d’une béchamel à base de bouillon de poule.

Faire un roux c'est-à-dire faire fondre le beurre dans une casserole, ajouter la farine, remuer afin d’obtenir une boule pâteuse. Puis délayer au fur et à mesure le bouillon de poule, jusqu’à l’obtention d’une sauce onctueuse.

Saler et poivrer en dernier lieu. Privilégier le poivre blanc c’est plus esthétique dans la mesure où l’on souhaite réaliser une sauce blanche ! (Ce que bien sûr, je n’ai pas fait!)


Accompagner de riz que vous aurez pris soin de cuire dans le bouillon de poule afin de donner du goût au riz.






Aparté :

Pour trouver la recette que j’allais sélectionner pour ma poule, je suis tombée sur un article très instructif d’ de Anne« Panier de saison » au sujet du bouillon de poule, dont je souhaite vous faire profiter ici. Cela fait un bout de temps qu’elle figure parmi mes blogs de référence (Tiens, ça me fait penser qu’elle ne figure pas dans mes favoris… je vais donc réparer l’erreur de ce pas… voilà c’est fait !). Car à l’instar de Mercotte pour les macarons, de Clotilde, et d'autres encore, Anne a cette touche pédagogique que j’apprécie. Elle a une belle culture culinaire et n’a de cesse, au travers de ses articles, de nous transmettre son savoir. Elle nous apprend à mieux connaître les produits, nous invite à les déguster en saison en nous confiant les bonnes associations voire de belles trouvailles. C’est grâce à des personnes comme elle que j’ai l’impression de m’améliorer un peu et ça me plaît !


mercredi 17 février 2010

Quand Gourmandises Chroniques se fait son cinéma...

Parce que mercredi est le jour des enfants, mais aussi celui des sorties en salle...

Titre : "Mercredi gourmand"
Et dans les rôles principaux : Mes Deux petits gourmands

D’après une œuvre originale de : Martha Stewart
Réalisé par : Gourmandises Chroniques
Genre : Gourmand
Durée : Beaucoup trop court…












Distribution :

140g de farine
70g de farine complète
1cc de gros sel (j’ai pris du beurre salé)
1/2cc de bicarbonate de soude (1/2 sachet de levure)
170g de beurre pommade (salé pour moi)
100g de sucre en poudre
100g de sucre roux
1 gros œuf
1et 1/2 cc d’extrait naturel de vanille (1 gousse de vanille pour moi)
1 grosse banane bien mûre écrasée
100g de flocon d’avoine
220g de chocolat noir coupé en morceaux de 5mm (pour moi, ce fut blanc)
60g de noix grossièrement hachées et grillées (pignon pour moi.

Synopsis :

Préchauffer le four à 190°c.
Mélanger à l’aide d’un fouet la farine, la farine complète, le sel et le bicarbonate de soude (ou la levure).
Mettre le beurre, le sucre en poudre et le sucre roux dans le bol d’un robot. Battez-les à vitesse moyenne, jusqu’à ce que le mélange blanchisse et devienne mousseux.
Incorporer l’œuf et la vanille. Ajouter la banane écrasée et mélanger. Incorporer ensuite la farine, puis les flocons d’avoine, les morceaux de chocolat et les noix (ou pignons).
A l’aide d’une cuillère à glace de 4 cm de diamètre, prélever des boules de pâte et les disposer sur la plaques du four (personnellement, j’ai opté pour une autre technique : mettre le saladier au frais pour que la pâte durcisse afin de faire des boules. Cela dit ici, ce n’était pas utile car je pense que la densité était différente due à la présence des flocons d’avoine. Du coup, le mélange ne s’est pas trop écrasé en contact avec la chaleur).
Faire cuire pendant 12 à 13mn, jusqu’à ce que les biscuits soient dorés.
Ces cookies se conservent 2 jours dans une boîte hermétique.
Cela dit, ils sont aussi très bon même après y être restés 4-5 jours.
La vraie question étant plutôt tiendront-ils jusque là ?!

jeudi 11 février 2010

Love me do !


Voilà la chandeleur à peine terminée, que déjà se profile à l'horizon une autre période de festivités : La Saint Valentin !

Sous son aspect purement commercial qui, je peux bien vous l’avouer, me fatigue un peu, celle-ci tire son origine d’un ancien rite païen, christianisé par ce cher Pélase Ier, j’ai nommé les Lupercales !
Vous allez dire que je vous les sers à toutes les sauces et que ça sent le réchauffé, pourtant c’est bien des Lupercales qu’il s’agit encore aujourd’hui ! Donc après avoir été mêlées à la Chandeleur, les voilà qui nous reviennent pour s’accoquiner avec la fête des amoureux. Mais je vous demande de laisser tout vos clichés glamours aux vestiaires, car dans la Rome Antique, vous vous doutez bien que l’époque n’était pas tant aux petits mots doux, aux bouquets de fleurs ou autre dîners aux chandelles, qu’à des préoccupations beaucoup plus concrètes telles que la protection et la fertilité des terres, des troupeaux et la fécondité des femmes.

Il faudra attendre le Moyen Age pour voir associer à cette fête le caractère romantique qu’on lui connaît aujourd’hui. Et très franchement entre les prêtes courant à moitié nu, dans les voies de Rome, parés pour seul vêtement d’une peau de bouc, fouettant les femmes sur leur passage sous prétexte de les rendre fécondes, et les « Valentin » élevés au rang de saints pour être morts en martyr par la volonté d’un homme qui craignait que la foi inébranlable et les agissements de ces hommes ne viennent compromettre la tranquillité de son Empire…
Inutile de vous dire que la version médiévale est de loin ma préférée. Au risque d’être taxée de fleur bleue, je trouve quand même plus agréable cette version un tantinet plus poétique selon laquelle les hommes se seraient inspirés des oiseaux, dont la saison des amours commençait le 14 février, pour célébrer à leur tour leurs déclarations amoureuses !

Alors si en France, l’amour l’emporte, cette année, nous fêterons notre Saint Valentin à l'américaine, où cette fête revêt un caractère tout autant amical qu’amoureux, notre planning familiale étant placé sous le signe d’un week end entre amis. Pour l'occasion, j'aurai donc pris soin de glisser dans mes bagages,en prenant la route pour la capitale, ce dessert tout droit sorti de l'imagination de mes papilles, car finalement il n’y a pas de meilleur dessert que celui que l’on partage…
Alors,dans cette attente, je vous livre la recette du "Love me do". Oui je sais, vous n'en avez jamais entendu parlé, c'est normal, c'est une création, le nom aussi est expérimental !

Recette du Love me do, à partager à deux, en amoureux :


la recette se décompose en 3 parties, et doit être réalisée la veille pour la confection et le jour J pour le dressage.


La veille : La confection



Macarons :


Concernant les macarons, une seule référence en la matière : Mercotte ! Je ne connais personne d'aussi pédagogue. Rendez-vous ici afin de profiter de ses précieux conseils et d'avancer pas à pas dans leur élaboration. Attention les quantités sont pour une cinquantaine de macarons, si vous n'avez pas prévu d'en congeler une partie, mieux vaut diminuer les proportions disons par 4. En effet, des macarons classiques ont environ 4cm de diamètre et nous allons avoir besoin pour la recette de 2 macarons de 10cm de diamètre chacun. Mais très franchement, vu la révolution que cela met dans la cuisine, mieux vaut rentabiliser et réaliser la quantité préconisée !
Sous la feuille de papier sulférisé, glisser une feuille sur laquelle vous aurez réalisé une empreinte d'un cercle de 10cm de diamètre et un coeur de dimension équivalente.


Panna cotta :


- 250 gr de crème fleurette épaisse
- 35 gr de sucre semoule
- 2 g d’agar agar)
- 1cc d’eau de rose

- Chauffer la crème fleurette avec le sucre pour le faire fondre.
- Ajouter l’Agar agar. Remuer.
- Laisser cuire 5 minutes à petit bouillon sans cesser de remuer à l'aide d'un fouet pour bien répartir le gélifiant.
- Hors du feu, rajouter l’eau de rose
- Verser délicatement la Panna Cotta dans le même ramequin pour la compotée.



Compotée framboises/ litchis :


150 g de framboises + une vingtaine de framboises qui vous serviront pour la décoration
125g de litchis
50g de sucre vanillé
1 cc d’agar-agar

Mixer les framboises pour obtenir une purée.
Tailler en petits dés les litchis.
Mettre tous les ingrédients dans une casserole. Lorsque le sucre est totalement dissout, y ajouter l’agar-agar. Laisser cuire encore 5 minutes. Verser dans un ramequin de 11cm de diamètre (pour avoir une épaisseur conséquente pour le dressage). Réserver au frais.


Jour J : Le dressage




Poser votre macaron rond sur une assiette, côté bombé sur l'assiette.
Avec un emporte pièce de 10cm de diamètre, prélevez la compotée de fruit et la placer sur le macaron, puis faire de même avec la panna cotta.
Adosser le macaron en forme de coeur contre la composition.
Pour la décoration, vous pouvez réaliser un A avec des brochettes de framboises.
Si vous avez utilisé, comme moi, des framboises surgelées (saison oblige), attendez le dernier moment pour les placer sur le dessert car celles-ci rendant de l'eau risqueraient de couler sur la panna cotta et de compromettre ainsi le contraste des couleurs.

mercredi 10 février 2010

"T’as de beaux restes, tu sais !"

Cette semaine, je m’affaire à mitonner des petits plats en perspective de notre virée en région parisienne ! Notre week end sera placée sous le signe de l’amitié !
Afin d’optimiser ce laps de temps très court, et de ne pas le passer derrière les fourneaux parce qu’après tout « y’a pas que la cuisine dans la vie, y’a aussi les amis ! », nous nous sommes, avec Dame Betty, réparties les plats du week end.

Après concertation, voilà de quoi il en retourne pour moi :
Lasagnes épinards/ chèvre/ dés de canard
Filet mignon à la parmesane que vous avez découvert cette semaine
Un dessert que je vous présenterai sous peu
Un assortiment de macarons pour le thé
De petits fours pour l’apéro
Et des cookies pour nos bouts de choux

Inutile de vous dire qu’afin de respecter mes engagements, mon timing est minuté. Et même si ma journée était placée sous le signe des lasagnes, celles-ci ne figurent pas à l’ordre du jour de ce billet.
Mais plutôt : Que faire avec un reste de garniture de lasagnes ?
…Ce serait vraiment dommage de gâcher ça ….

En cherchant l’inspiration dans les méandres de mon frigo, je suis tombée nez à nez avec une pâte feuilletée esseulée qui ne demandait qu’à finir dignement ! Faire plaît, j’ai tout de suite accédé à sa requête !
Je me suis donc attelée à la confection de tartelettes pour le dîner du soir.
Et une chose en entraînant une autre, comme il me restait des lichettes de pâte feuilletée… l’idée d’un apéro gourmand m’a, je l’avoue, traversé l’esprit, ce qui m’a inspirée la recette suivante, simplissime au possible !

Je vous livre donc en pâture mes 2 recettes de restes !



Tartelettes épinard, sauce blanche basilic :


En l’occurrence, voici de quoi se composait ma garniture et ma sauce blanche, mais le but est d’utiliser les restes donc ce sera en fonction de votre recette de lasagnes.

Ma garniture :
(échalote, épinard, chèvre frais, tomates confites, dés de lardons de canard, sel, poivre)
Ma sauce blanche :
(lait, maïzena, basilic surgelé, parmesan, sel, poivre, muscade)


Réaliser des empreintes dans la pâte avec le moule
Découper
Disposer la pâte dans le moule sur du papier sulférisé
Etaler une couche de sauce blanche
Puis une couche de garniture d’épinard
Découper des petites lamelles de pâte pour la déco
Saupoudrez de parmesan râpé
Passer au four à 180°c pendant environ 20mn (de toute façon, lorsque la pâte est joliment dorée et gonflée, c’est que c’est cuit !)


Feuilletés parmesan/ piment d’Espelette :


Découper le reste de pâte feuilletée en petit morceau
Parsemer du parmesan râpé
Saupoudrez de piment d’Espelette
Le tour est joué ! Et hop au four !
Pour le temps de cuisson je serai tenter de vous dire la même chose que pour les tartelettes (lorsque la pâte est joliment dorée et gonflée, c’est que c’est cuit !) car je n’ai pas été jusqu’au bout du temps de cuisson, afin de les congeler et de terminer la cuisson, le jour de l’utilisation.


Avouez que ç’eut été fort dommage de passer à côté de ça, tout de même ?!

lundi 8 février 2010

« Et la réponse est… »

Comme promis, je vous livre les résultats de la charade que je vous avais soumise ce matin :

Rébus :


Mon 1er est le fidèle comparse de tout funambule, sans qui sa vie ne tiendrait pas :FIL
Mon second est une lettre de l’alphabet qu’on adore (faîtes attention à ce que vous allez choisir, au risque de compromettre le résultat… !) : M
Mon 3ème est tantôt une graine oléagineuse privée de son p, tantôt une coiffure amputée de son ch : IGNON
Mon 4ème est le nom de Dieu dans la religion musulmane : ALLAH
Mon 5ème est aussi bien une couleur, que la chartreuse de Stendhal : PARME
Mon 6ème : Les animaux chouchou du Poitou : ZANES (liaison oblige mais un peu tiré par les cheveux je vous le concède !)

Mon tout est la recette du jour : FILET MIGNON A LA PARMESANE !
(FIL-M-IGNON-ALLAH-PARMES-ZANES)

Bravo à Canelé pour sa brillante réponse ! Des anonymes, pas si anonymes que ça : Christelle,Marie Laure,Caroline, Jean Sébastien, Mickaël ont eu aussi trouvé la solution mais suite à des problèmes techniques rencontrés sur mon blog, n’ont pas pu laisser leur réponse ! Bravo aussi à eux !
Concernant les gagnants qui travaillent avec mon homme, je prépare les paquets de bonbons (Christelle je glisserai les tiens dans mes bagages lors de ma prochaine escapade bordelaise !) ! Canelé, il ne te reste plus qu'à m'envoyer ton adresse !

Chose promise, chose due, voici la recette. Très honnêtement, mettre au point la charade m'a pris plus de temps que la confection de la recette ! Celle-ci est tirée du site de chef Damien, 750g.

Ingrédients pour 4 personnes :


600 g de filet mignon de porc
2 c. à s. d'huile
Sauce Parmesan :
50 g de parmesan râpé (7 c .à s. rase)
1/8 l d'eau
½ cube de bouillon de volaille
3 c. à s. d'huile d'olive
100 ml de crème liquide
du poivre
des herbes selon goût : persil, basilic pour moi ce sera sauge


Préparation :


Filet mignon :
Découpez le filet mignon de porc en 8 médaillons.
Dans une poêle chauffez 2 c. à s. d'huile et faites colorer les médaillons des deux cotés. Baissez le feu et faites cuire les médaillons sur feu doux pendant 12 minutes en les retournant à mi-cuisson.
Salez et poivrez, débarrassez-les sur une assiette ou une grille. Couvrez la viande de papier aluminium et laissez-la reposer pendant 5 minutes.
Sauce au parmesan :
Dans une petite casserole faites un bouillon de volaille, avec un ½ cube de volaille et 1/8 l d'eau.
Dans le bol du mixer mixez 50 g de parmesan râpé avec 3 c. à s. d'huile d'olive. Tout en mixant ajoutez, mais seulement petit à petit, le bouillon chaud pour empêcher que le fromage ne s'agglomère.
Ajoutez la crème liquide. Versez la sauce dans une casserole et réchauffez-la sur feu doux. Assaisonnez de poivre et d'herbes fraîches.

"C’est quoi ?... Un rébus ! ça se mange ????"

Les vacances scolaires représentent le parfait alibi pour retrouver son âme d’enfant, qui chez moi je l’avoue, n’est jamais bien loin. Peut être aussi, parce que je me suis levée d’humeur joueuse ce matin, je ne résiste pas à l’envie de m'amuser avec vous ! Vous vous souvenez les blagues carambar ???! Je suis sûre que oui ! Alors, voyons voir si vous n’avez pas perdu la main … !











Rébus :


Mon 1er est le fidèle complice du funambule, sans qui sa vie ne tiendrait pas.
Mon second est une lettre de l’alphabet qu’on adore (faîtes attention à ce que vous allez choisir, au risque de compromettre le résultat… !)
Mon 3ème est tantôt une graine oléagineuse privée de son p, tantôt une coiffure amputée de son ch,
Mon 4ème est le nom de Dieu dans la religion musulmane
Mon 5ème est aussi bien une couleur, que la chartreuse de Stendhal
Mon 6ème sont les animaux chouchou du Poitou

Mon tout est la recette du jour !

Voilà, à vous de jouer !
Je vous laisse mijoter, tout comme la solution de ce rébus d’ailleurs !
Vous avez jusqu’à ce soir pour me faire parvenir vos réponses et découvrir dans le prochain billet la solution à cette énigme !

dimanche 7 février 2010

« Le flan potiron-ricotta extra fondant ! »


Il y a quelques jours, je vous confiais combien j’ai le souci de cuisiner sain, équilibré, bon et varié d’autant plus lorsqu’il s’agit de mes enfants. Tel est la lourde mission dont est investie quotidiennement toute mère de famille ! Et je ne doute pas que beaucoup d’entre vous se reconnaîtront à travers ces quelques lignes. Force est d’admettre que ce n’est pas facile tous les jours. Alors quand le miracle se produit, lorsque mes exigences s’accordent avec leurs papilles, je suis en état de grâce et note scrupuleusement ma recette dans mon cahier afin que celle-ci ne s’égare pas dans les méandres capricieux de ma mémoire.
Hier soir, le miracle a eu lieu : Alleluïa !
Il me restait dans mon congélateur des morceaux d’un potiron glané un beau jour d’automne dans le jardin d’une connaissance de Mémé. Je vous vois venir… Non ce n’était pas du vol ! J’avais sa bénédiction, non pas celle du voisin mais celle de Mémé (ce qui revient au même dans les petits bourgs tel que le sien !) ! J’ai juste sauté sur l’occasion, quand en passant devant son champ, Mémé a lâché ses quelques mots : « Si tu veux un potiron ma fille, tu peux en ramasser un, c’est un voisin, il ne dira rien ! »
Hou là, ces occasions sont bien trop rares pour ne pas savoir en profiter lorsqu’elles se présentent !
Ni une ni deux, je me suis retrouvée dans le champ à choisir mon précieux sésame.
La bête était belle, d’une chaude couleur orangée, assortie aux teintes automnales ambiantes et pesait au bas mot une dizaine de kilos.
De retour dans mes pénates, je me suis affairée à le tailler soigneusement en dés et lui ai trouvé une place de choix dans mon congélateur.
C’est donc avec plaisir que je pars depuis le début de l’hiver y glaner quelques morceaux afin de confectionner mes petits plats.
Ce soir, une idée de flan au potiron me trottait dans la tête pour changer du sempiternel flan épinard/ ricotta qui commence à lasser passablement mes fistons. Je suis donc partie sur la même base, adaptée à l’idée du jour, et voilà le résultat que j’ai obtenu :

Ingrédients pour 6 personnes :


- 50g de farine
- 50g de beurre
- 1 œuf
- 15 cl de lait
- 2cc de levure chimique
- 300g de potiron
- 50g de pignon
- 80g de ricotta
-Sel, poivre

Préparation :


Faire chauffer votre four à 180°c
Faire griller les pignons de pin environ 10mn

Dans un saladier :
Verser la farine tamisée, le sel et la levure.
Dans un autre :
Battre l’œuf, y rajouter le beurre fondu.

Mélanger l’ensemble sans trop remuer, pour ne pas que ça retombe.

Garniture :
- Si potiron congelé, le simple fait de le décongeler, l’a fait se gorger d’eau, aussi il était suffisamment tendre pour que je puisse le mixer sans avoir à le cuire au préalable.
- Si Potiron frais, le faire cuire à la vapeur avant de le mixer.

Mixer le potiron, le mélanger avec la ricotta, et les pignons de pin grossièrement haché ( ne pas trop les hacher pour ne pas le réduire en poudre, car c’est agréable en croquant de tomber sur des petits bouts de pignon !)
Poivrer à votre convenance.

Incorporer cette préparation à la pâte de base.
Remplir les moules au 2/3.
Enfourner pendant 30mn, au bout de 20 mn rajouter un peu de parmesan ou de gruyère râpé sur le dessus et prolonger la cuisson 10mn.

A votre tour d’essayer et surtout, dîtes-moi ce que vos enfants en ont pensé!


"Je craque pour":

-Le moelleux du flan
-La saveur subtile du potiron dont je ne me lasse pas
-Le plaisir de sentir sous la dent le croquant d'un petit pignon de pin


samedi 6 février 2010

"Wok alors ! ... ou filets de canard marinés et ses légumes sautés."


Que celles et ceux qui me connaissent ne s’alarment pas devant la brièveté de ce billet !
Je souhaitais juste vous faire profiter du plat de ce midi qui a unanimement régalé petits et grands !
Un assemblage heureux de ce que j’avais sous la main !
Rapide et gouteux, il ne s'est passé qu'une heure entre le moment où l'idée de ce plat a germé dans ma tête et celui de sa dégustation !

Ingrédients pour 4 personnes :


1 beau navet
2 petites carottes
½ chou chinois
400 d’escalopes de canard

Pour la marinade :
2 cs de sauce soja
1 cs de sucre cassonnade
2 gousses d’ail
1 cs huile de sésame

Préparation :


Préparer la marinade.
Tailler le canard en fines lamelles.
Verser la marinade sur le canard.
Placer le plat dans le frigo, l’y laisser idéalement 12h pour assouplir la viande (faute de temps, il n’y a passé 45 mn)

Tailler les légumes en julienne.
Mettre un filet d’huile de sésame dans le wok.
Faire revenir navet et carottes pendant 7/8 mn à feu moyen jusqu’à ce que les légumes ramollissent un peu.
Rajouter le chou.

Une fois le chou, un peu moelleux (pour les enfants je trouve ça mieux, cela dit le principe du wok est de manger les légumes croquants),rajouter le canard avec sa marinade. Une fois le canard cuit, servir tel quel ou accompagné de nouilles chinoises.
On peut aussi parsemer de graines de sésame grillées, un vrai régal !

"Je craque pour":

la texture « crousti-fondante » des légumes
le parfum du sésame
le moelleux du canard mariné
la saveur subtile de l’ail en filigrane

jeudi 4 février 2010

Croque Monsieur à l'italienne

Je ne sais pas vous, mais lorsqu’il s’agit de préparer le repas des enfants, comment dire… je me sens un peu comme un funambule en équilibre sur son fil … il suffit d’un faux pas pour échouer. Leurs papilles sont tantôt exigeantes, tantôt mal lunées, tantôt enthousiastes, difficile de connaître la tendance du jour… Dans cette nébuleuse, j’avance à l’aveugle, en gardant à l’esprit l’essentiel : leur concocter des repas équilibrés. Mais bien sûr parfois, je met mes beaux principes au placard et leur offre un repas festif comme ils aimeraient en avoir à chaque fois. Vous me direz, pas besoin de chercher bien loin : un simple œuf à la coque ou des pâtes au beurre suffisent à les mettre en liesse ! Mais parfois c’est la panne sèche ! C’est pour ça que je suis toujours à l’affût de recettes susceptibles de concilier mes exigences en matière de repas avec le plaisir de leurs papilles.
Aujourd’hui, en me rendant chez mon libraire, avec je l’avoue, une petite idée en tête (qui fera sûrement l’objet d’un prochain billet), j’ai eu la bonne surprise à mon passage en caisse de me voir offrir un petit bonus culinaire : le livre « Apéro dînatoire » aux éditions Solar … Ni une ni deux, je me suis mise à le parcourir.
Une recette a retenu toute mon attention, et je savais que je la testerai le soir même auprès de mes enfants, dans la catégorie repas festif. Ce que je ne savais pas en revanche, c’est que je réaliserai dans la foulée une variante pour les grands... En effet, après avoir goûter à leur croque car curieuse et gourmande je suis, je me suis dit qu’ils gagneraient en saveur en jouant à fond la carte italienne, en associant la mozzarella avec des tomates confites, quelques brins de basilic et du parmesan, ça tombait bien, il m’en restait dans un coin de mon frigo et de mon congélateur...

Afin que vous puissiez en juger par vous-mêmes, je vous livre ici la recette originale suivie par ma version, je l’espère tout aussi originale !

Version bambins :


Ingrédients pour 2 personnes :


1 mozarella de 125g
4 tranches de pain de mie (je n’avais que du pain de mie au maïs, mais je pense qu’avec la version céréales, ça ne doit pas être mal non plus…)
1 œuf
25cl de lait (franchement 15cl serait largement suffisant...)
farine (complète pour moi, mais je doute que cela change quoi que ce soit au niveau du goût ou de la texture)
Sel
Poivre
1dcl huile pour la friture (j’évite au maximum de recourir à la friture comme mode de cuisson. J’ai préféré la remplacer par mon appareil à croque Monsieur)

Préparation :


Coupez la mozarella en fines tranches et mettez-la à égoutter.
Constituer 2 sandwichs avec le pain de mie et la mozarella.
Pour celles et ceux qui auront opté pour la friture :
Faire chauffer l’huile dans une friteuse
Pour les autres, faites préchauffez votre appareil.

Dans une assiette creuse, battez l’œuf, salez, poivrez, ajoutez le lait et mélangez bien.
Passez les sandwichs, d’abord dans la farine, puis dans le mélange œufs/ lait
Pour la cuisson :
A la friture : Plongez-les dans l’huile bouillante jusqu’à ce qu’ils soient dorés
Retirez-les et égouttez-les sur du papier absorbant.
Pour la cuisson avec le gaufrier :
Beurrer légèrement les plaques chaudes avec un sopalin.
Disposez les sandwichs et retirez-les lorsqu’ils sont bien dorés.
Servir chaud.

Variante Adultes :


Ajouter 4/5 morceaux de tomates confites
Un peu de basilic (le mien était congelé)
Un peu de parmesan râpé

Partir sur la même base
En disposant la mozzarella, rajouter par dessus les tomates confites coupées en petits dés.
Après avoir passer les sandwichs dans la farine, puis dans le mélange œuf/ lait, saupoudrez de parmesan râpé et parsemez de basilic. Poursuivre la recette, comme précédemment.


Vu l’heure tardive à laquelle j’ai réalisé la version adultes, je n’ai pas eu le courage de chausser mes sabots pour aller cueillir de la mâche dans l'obscurité de mon jardin et la froideur de la nuit. Mais cette recette aurait bien supporté un peu de verdure et plus particulièrement de la roquette. Si j’en avais eu sous la main, je crois que j’en aurais même glissé quelques feuilles à l’intérieur…

Pour la photo de la version enfant, comment dire….ce ne sera pas pour cette fois-ci…
En revanche, voilà ce que donne la version des parents, mais côté shooting, il va falloir que je m’améliore car mon homme a mangé froid (au moins pour la première), oups !

mardi 2 février 2010

La pâte à crêpe selon Alain Ducasse



Parce qu’aujourd’hui c’est la chandeleur et parce qu’hier soir mon fils cherchant un alibi valable pour sortir de sa chambre est venu m’aviser du haut de ses 4 ans :
-« Maman, ben la maîtresse elle a dit qu’il fallait qu’on dise à nos parents de faire des crêpes ! »
Voyant que je ne m’opposais pas à la chose, et croyant y voir là une porte de sortie pour retarder le moment fatidique du coucher, il s’est exclamé sur le ton de la victoire :
-« On en fait ??!!! »
-« Euh, mon amour il est 21h40, il faudrait peut être songer à aller dormir maintenant !!! »

C’est pourquoi me voilà aujourd’hui, derrière mes fourneaux, m’attelant à la réalisation de ma pâte à crêpes, afin de lui faire la surprise à son retour de l’école…

La pâte à crêpe fait partie des basiques, et côté recette, je ne sais jamais à quel saint me vouer tant il y en a de choix en la matière… Mais comme on dit : Ce n’est pas la quantité mais plutôt la qualité qui prime. Faisant mien cet adage, j’ai décidé de me tourner vers la recette d’Alain Ducasse que j’ai trouvée sur le site de Déborah, " Les Agapes",en lisant l’article du jour d’Anne de " Papilles et Pupilles" (je vous les mets en lien: la 1ère car c'est quand même grâce à elle que j'ai pu faire mes crêpes, et la seconde car elle donne de précieux conseils pour les réussir...) Véritable chemin de croix que celui de la quête de La recette en matière de pâte à crêpes, c'est moi qui vous le dis !

Alors pour tout ceux qui aiment les crêpes bien "kraz", comme on dit en Bretagne : cette recette est faite pour vous !
(kraz signifiant plus cuit pour des crêpes jusqu'à devenir légèrement craquant. C'est ainsi que la crêpe de froment exhale le mieux ses parfums !)

Ingrédients pour 12 crêpes :

25 cl de lait entier
100 g de farine
50 g d'oeuf entier (1 petit oeuf)
25 g de beurre fondu
7 g d'huile
10 g de sucre
1 pincée de sel

Préparation :

Mélanger la farine et le sucre. Battre l'oeuf avec le sel. L'ajouter à la farine et mélanger pour avoir une pâte lisse. La délayer avec le lait, puis le beurre et enfin l'huile.
Laisser reposer 2 heures avant utilisation.

C'est ainsi que de retour de l’école, nous nous sommes affairés tous trois (mes 2 bouts de choux et moi-même) à la confection des crêpes. Et pour celles et ceux qui sont arrivés au bout de mon précédent billet où je m’interrogeais sur ce que j’allais transmettre à mon fils de cette fête… Eh bien, sachez que j’ai préféré faire simple, en ne conservant que le côté ludique de cette tradition… C’est donc tous trois munis d’une pièce dans la main gauche que nous avons fait sauter ensemble notre 1ère crêpe, que j’ai pris soin de conserver.
Ah que j’aime ces belles traditions qui se terminent invariablement dans mon assiette !

Pourquoi mange-t-on des crêpes à la chandeleur, ou les origines de la chandeleur.

Je suis gourmande, mais je suis aussi curieuse. Eh oui, je sais, je cumule… les défauts pour les uns et les qualités pour les autres, à vous de voir ! Voilà pourquoi je n’ai pas pu m’empêcher d’aller fureter sur le net pour connaître les origines de cette fête. Je n’ai pas été déçue, les 5 minutes que je souhaitais y passer, se sont transformées en heures. Alors le mieux, c’est encore de vous faire profiter des fruits de ma recherche. J’ai essayé de synthétiser mais croyez-moi, ça n’a pas été simple, la preuve…

Dans la tradition chrétienne, la chandeleur commémore à la fois, la présentation de l’enfant Jésus au Temple de Jérusalem ainsi que la purification de sa mère, la vierge Marie, comme le voulait la tradition hébraïque de l’époque. Elle a lieu 40 jours après Noël (jour de la naissance de Jésus, selon la tradition chrétienne), soit aux environs du 2 février, date officiellement retenue pour la célébration de cette fête. Etymologiquement, son nom vient du latin : « Festa candelarum » ou « Fête des chandelles ». La coutume voulant qu’on allume des cierges au milieu de la nuit en symbole de purification, de prospérité et de fécondité.
Et comme toutes les fêtes religieuses, celle-ci tire son origine d’une fête païenne plus ancienne, la fête romaine des Lupercales, célébrée à cette période de l’année (du 13 au 15 février), en l’honneur de Faunus, le Dieu de la fécondité et des troupeaux qui les protégeait des loups, d’où le nom de Lupercus (« Lupus » signifiant loup en latin) qu’on lui attribue aussi souvent. Faunus est souvent associé au Dieu arcadien Pan, lui aussi protecteur des troupeaux dans la mythologie grecque (Voilà pourquoi, on peut lire parfois que la chandeleur a pour origine une fête païenne célébrant le Dieu Pan…)
La fête païenne des Lupercales a été célébrée jusqu’au Ve siècle, jusqu’à un beau jour de 496, date à laquelle la pape de l’époque, Gélase Ier, l’a tout bonnement interdite et lui a substituée celle de la chandeleur. En effet, l’un des meilleurs moyens de l’époque pour christianiser les païens était encore de christianiser leurs rites…
La chandeleur, ménageant ainsi la chèvre et le chou, pouvait être célébrée par tous. Elle consistait à l’époque en une procession avec des chandelles allumées que l’on bénissait dans les églises. Elles symbolisaient la lumière et la vie, éloignant le malin, la mort et les orages, protégeant les semailles de l’hiver et garantissant ainsi les moissons fructueuses de l’été à venir. On se servait alors de la farine excédentaire de l’année qui venait de se terminer, symbole de prospérité pour l’année à venir, pour faire des crêpes !!! Le pape Gélase Ier, encore lui, distribuait cette pâte à base de farine aux pèlerins de passage à Rome pour l’occasion.
Voilà donc le pourquoi du comment des crêpes pour la chandeleur, la boucle est bouclée !


A ce stade de mon billet, je me dit que j’ai dû perdre pas mal de lecteurs en cours de route, mais ce n’est pas grave, je continue au moins pour les plus curieux ou les plus courageux…

En effet, il existe aussi tout une symbolique autour de la crêpe :
Par sa forme ronde et sa couleur dorée, elle rappelle le soleil (et donc la lumière), et célèbre l’arrivée prochaine du printemps, fini les jours froids et sombres de l’hiver !
Il était de rigueur de conserver dans une armoire la première crêpe confectionnée avec la farine excédentaire de l’année passée, pour s’assurer la prospérité des récoltes à venir …
Et pour s’assurer la prospérité financière cette fois-ci, rien de tel que de faire sauter la 1ère crêpe de la main droite en tenant un louis d’or dans la gauche (rassurez-vous un euro fera aussi l’affaire, il faut savoir vivre avec son temps !).
…Ainsi, je comprends mieux pourquoi ma grand-mère gardait en haut de son armoire de cuisine la 1ère crêpe réalisée le jour de la chandeleur, dans laquelle elle y glissait une petite pièce, sûrement pour s’assurer la prospérité financière…. sacrée mamie elle avait décidément l’art et la manière de cumuler les traditions, pour mettre toutes les chances de son côté !
Voilà, j’en ai terminé avec la chandeleur, mais il est l’heure d’aller chercher mon fils à l’école, ne me reste plus qu’à lui expliquer tout ça. Mon petit doigt me dit que je vais simplifier la chose!

Pour celles et ceux qui ont été au bout de ce billet, le meilleur moyen de vous remercier est encore de vous offrir le suivant… Bon appétit !

lundi 1 février 2010

Panna Cotta à la rose

J’ai toujours eu une affection particulière pour tout ce qui touche à l’Italie…
Gastronomiquement parlant, entendons-nous bien (bon, dans d’autres domaines aussi, mais ce n’est pas là le propos de ce billet !). Aussi, avant même d’y avoir goûté, la douce musique de ces seuls mots « Panna Cotta » mettait tout mes sens en émoi, faisant frémir d’envie mes papilles. C’est ainsi que ce week-end, je décidai de franchir le pas, un peu fébrile quand même, le résultat saurait-il être à la hauteur de mes espérances gustatives ? Je partai donc en quête de mon Saint Graal avec internet comme fidèle allié, me laissant guider par mon instinct quant au choix ultime.
Ce serait mentir que de dire que la version de « l’amoureuse des desserts » à base de babeurre ne m’a pas fait de l’oeil, mais l’humeur capricieuse de mon frigo en avait décidé autrement…
Mon choix se portait donc sur celle de Chef Damien du site 750g qui m’inspirait tout autant.
Je vous livre donc sans plus attendre les secrets de l’heureuse élue !


Ingrédients pour 4 personnes :


- 500 gr de crème fraîche liquide
- 65 gr de sucre semoule
- 4 gr de gélatine alimentaire (pour moi, ce sera de l’agar agar)
- 1cc d’eau de rose (ce n’était pas dans la recette mais je me suis dit que je ne prenais pas trop de risque, bien m’en a pris !)
- Coulis de fraise


Préparation :


- Chauffer la crème fleurette avec le sucre pour le faire fondre.
- Ajouter l’Agar agar. Remuer.
- Laisser cuire 5 minutes à petit bouillon sans cesser de remuer à l'aide d'un fouet pour bien répartir le gélifiant.
- Hors du feu, rajouter l’eau de rose
- Verser délicatement la Panna Cotta dans un moule en silicone de votre choix ou dans des verrines et les disposer au réfrigérateur pendant 2 heures.
- Au moment de servir, ajouter le coulis de fruits et servir aussitôt.

Ce qui me plaît avec cette recette séculaire, originaire du Piémont, c’est qu’elle se décline à loisir selon la saison et surtout selon les goûts et envies de chacun.
Comme c’était une première, j’ai souhaité en faire une nature pour me rendre compte du goût original et aromatiser l’autre à la rose (idée qui me trottait dans la tête depuis un petit bout de temps), histoire de me rendre compte de l’éventuelle valeur ajoutée …
Je confirme que, parfumée, la panna cotta conserve toutes les qualités qui font son succès de cet entremet, tout en atténuant le goût laiteux de la version nature.
Cela dit, cet avis n’engage que moi, certains puristes pouvant la préférer nature précisément pour les mêmes raisons qui m’ont poussée à l’aromatiser…

Ce n’est pas trop m’avancer que de vous annoncer que je n’ai pas dit mon dernier mot en matière de panna cotta, et de vous confier qu’il y aura sans doute une suite à ce billet, les idées et associations de goût fusant déjà dans ma tête !

"Je craque pour":


- L’agréable sensation de la texture de la crème, à la fois velouté et d’une grande fraîcheur . (J’irai même jusqu’à dire que la fraîcheur rehausse la sensation de velouté)
- Le parfum subtil de la rose qui sublime ce dessert et lui confère une grande subtilité.