automne

dimanche 17 janvier 2010

Et si on parlait Mariages ?


Vous finirez bien par le découvrir tôt ou tard, alors autant vous l’avouer de suite, je suis une amatrice de thé. Malheureusement pour mon portefeuille, mes papilles sont bien exigeantes en la matière, et me le font savoir : ce sera du Thé Mariages Frères sinon rien. Non pas que je n’essaie pas parfois de les entourlouper à coup de sachets Lipton, mais elles ne sont pas dupes les bougresses !

Du temps où j’étais encore aux yeux de ma famille « une parisienne » comme ils aimaient à me le répéter, et ce, même si j’habitais Conflans Sainte Honorine...

... Pardonnez-moi d’interrompre là mon récit, mais l'occasion est trop belle pour ne pas ouvrir une parenthèse … : « Parisien, Parisienne » : Terme générique utilisé par bien des gens de province qui font un raccourci facile entre le vrai Parisien (si tant est qu’il en existe ?) et le banlieusard (au sens propre du terme). Assez exaspérant au demeurant, d’autant que pour toutes celles et ceux qui se frottent quotidiennement aux joies des transports en commun pour rejoindre la capitale, croyez moi, cette distinction, aussi subtile soit elle, revêt une importance capitale ! Alors, si toutefois vous vous êtes reconnus dans ce portrait : Pitié, nous ne sommes pas tous des parisiens !!! …

Voilà, c'est dit ! Sur ce, je referme définitivement la parenthèse !

Enfin bref, tout ça pour dire que me réapprovisionner en thé était chose aisée à l’époque, entre la maison mère rue du Bourg-Tibourg, véritable temple de la « Thé attitude », les succursales disséminées ici et là dans Paris, et le point de vente le plus proche, à moins de 30 mn de mon domicile, il était bien rare que je sois en rupture de stock.

Oui mais voilà, cela fait un an que je me suis installée au vert dans le vendômois avec ma tribu. Et en déménageant, j’ai eu un petit pincement au cœur lorsque, faisant l’inventaire des choses qui me manqueraient loin de la capitale, mon humeur vira maussade à l’idée que ce précieux sésame me fasse un jour défaut. Il allait me falloir trouver une quelconque astuce pour me réapprovisionner, car je n’allais tout de même pas solliciter une fois de plus mon cher et tendre qui se coltine déjà les petites capsules de Georges, pour faire perdurer l’instant thé. C’est toujours avec mon problème cornélien sur les bras, que la chance me souria enfin, un beau jour d’avril dernier. Lorsqu’en compagnie de ma tante de passage à la maison, nous décidâmes de partir à la découverte de Blois le temps d’un après midi. Nous déambulions dans les rues sur les traces des p’tits clous, lorsque mes pupilles se figèrent au détour d’une rue. Elle était là, s’offrant, superbe, à mon regard : LA vitrine, si chère à mon cœur, à mes papilles et à mon porte feuille…

Je ne sais pas alors qui du thé ou des gelées me faisaient le plus de l’œil, mais quelle ne fut pas ma joie ce jour-là, de ces retrouvailles inopinées avec ma marque de thé bien aimée !

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