Printemps

mercredi 16 avril 2014

DIY ou comment décorer naturellement ses œufs de Pâques !

L’œuf, indissociable des fêtes de Pâques !

Pourtant la coutume d’offrir et de décorer des œufs remonterait encore plus loin que la tradition chrétienne. C’est auprès des Perses que l’on trouve la première apparition de l’œuf décoré, reprise par leurs voisins, les chrétiens coptes. Seulement, le Carême instauré par l'Église  au IVème va interdire la consommation de toute nourriture riche, dont les œufs font partie. Alors pour ne pas laisser perdre ces précieux aliments qui s’accumulaient au fur et à mesure des pontes quotidiennes, l’idée de les cuire afin de les conserver et les consommer après le Carême ne tarda pas à germer dans l’esprit du peuple. 
Et comme nous sommes en période de fêtes, les décorer s’impose comme une évidence.
Pour les teinter, les enfants utilisaient les moyens du bord…des chemins ou des champs !
Chaque couleur utilisée et chaque motif incrusté avait une signification symbolique. Ainsi les épis ou graminées préfiguraient l’abondance des récoltes, alors que les plantes et les fleurs étaient signe de jeunesse, d’amour et de santé.
Je me suis laissée séduire par l’idée de me frotter à cette tradition ancestrale, et donner  des allures ludiques à nos mercredis après-midi et un air champêtre à notre déjeuner pascal ont fini de me convaincre.
Succès garanti auprès des enfants qui vont adorer jouer aux apprentis sorciers !
Pour cela rien de plus simple. Utiliser des colorants naturels et jouer avec les végétaux pour obtenir une palette de couleurs des plus variée.



Véritables œufs de Pâques, 
couleur 100% naturelle !

Matériel
Des œufs
Des morceaux de bas
Ficelle ou élastique
Des végétaux ou aromates (pochoir)
Pour la teinture :
Eau
Du vinaigre blanc (fixateur)
et selon la couleur désirée :
Bleu : chou rouge
Rouge : Betterave
Vert : épinards
Brun : café
Mauve : Pelure d’oignon rouge
Jaune or : curcuma

Préparer les œufs
Cueillir des herbes, aromates aux contours bien découpés (trèfle, roquette, aneth, fougère, persil plat…) qui vont servir de pochoir. Éviter les petites fleurs qui vont mal adhérer à l’œuf .Humidifier vos œufs et coller le motif sélectionné (ici trèfle, aneth).
Introduire délicatement l’œuf avec le pochoir végétal dans un morceau de bas. Bien lier avec une ficelle ou une élastique pour ne pas que que le motif bouge.

La teinture
Découper en morceau l’ingrédient choisi. Disposer dans une casserole, couvrir d’eau et ajouter 2cs de vinaigre blanc pour fixer la couleur sur l’œuf.

A cette étape, 2 possibilités selon le résultat que vous souhaitez obtenir

Pour une couleur soutenue : Coloration à froid
Plonger l’œuf et le végétal servant de motif bien coincé dans un morceau de bas et faire cuire en même temps l’œuf et la teinture. La couleur va ainsi mieux pénétrer la coquille donnant un résultat plus soutenu et plus uniforme.
Compter une bonne heure de cuisson. Veiller à ne pas faire bouillir de peur de fissurer l’œuf.
Si vous souhaitez une couleur profonde, laisser tremper l’œuf toute la nuit dans la teinture.

Pour une coloration inégale : Coloration à chaud
Porter le mélange à ébullition durant 30mn à 1 heure, selon l’intensité de la couleur souhaitée.
Filtrer le mélange et plonger l’œuf dans le bain de teinture obtenu entre 5mn à 24heures, toujours en fonction de l’intensité souhaitée.
Mais sachez que cela n’est pas une science exacte, on ne connaît jamais à l’avance la teinte obtenue et elle changera autant de fois que vous répèterez l’opération, tant les variations et les combinaisons sont infinies !

A la fin de l’opération, enlever délicatement l’œuf du bas, décoller le feuillage pour découvrir le motif qui apparaîtra à la manière d’un pochoir.



Astuces & conseils

-Percer l’œuf, pour ou contre ?
Contre : En le perçant vous le fragilisez,
Pour : Vous pouvez le garder décorer indéfiniment.
Pour le percer : réaliser un trou à l’aide d’une aiguille à chaque extrémité de l’œuf. L’aiguille doit être suffisamment longue pour pouvoir atteindre le jaune afin de le percer... Souffler par un des trous pour vider l’œuf.

-Choisir des œufs bio ou de ferme pour une coquille plus solide.
-Attention, non vidés, les œufs ne sont plus consommables.
-Si vous souhaitez surveiller le déroulement des opérations, privilégiez des bas de couleurs claires !
Idée glanée dans le magazine « Esprit d’ici »



...Et pour tous les gourmands qui n'auraient d'yeux que pour le plat d'asperges, rendez-vous sur le blog des huiles végétales pour découvrir à quelle sauce elles vont être dégustées !

mardi 8 avril 2014

Soupe de fanes de radis ou le goût de la tradition !

C’est une cagette remplie de pousses vertes, confinée dans un coin du stand des Albezard qui m’intrigua ce vendredi matin, jour de marché à Vendôme.
La famille Alebezard, je vous en ai déjà parlé, rappelez-vous, les jardins du Perche, ce sont eux !
Notre rencontre date d’il y a trois ans, sur les terres dAlix de Saint Venant

A l’époque, j’ignorais encore que nos routes  seraient liées dans le même amour du bon légume… que chaque année mes plants de légumes sortiraient de leurs serres, que mes légumes au quotidien seraient le fruit de leur bon soin, et qu’ils signeraient encore ceux que je dégusterais chez un virtuose du légume, Guillaume Foucault, chef du restaurant Pertica à Vendôme qui s’impose à mon sens comme un fidèle héritier d’Alain Passard, même s’il n’est jamais passé par ses cuisines…

Mais revenons-en à notre famille Albezard .
Comme beaucoup de passionnés, il s’agit ici de la reconversion d’un autodidacte, Robert Albezard et d’une histoire de famille, puisque tout le monde est investi dans l’exploitation Monsieur, Madame et Nathalie, leur fille qui a repris le flambeau d’un papa censé être à le retraite...mais peut-on vraiment se retirer lorsque l’on vit de sa passion ? L’exploitation, même si personne ne le revendique, et cette discrétion me va plutôt bien, est en agriculture biologique, et ce depuis près de 20 ans.

Je demandais donc ce vendredi que contenait la cagette laissée dans un coin à l’abri des regards.
Ce que je pris de loin et de prime abord pour des épinards se révéla être des fanes de radis dont la plupart de leurs clients ne voulaient pas s’embarrasser. De toute évidence, même si déguster les fanes commence à faire son retour en grâce dans nos cuisines, les habitudes ont la dent dure ! Pourtant, cette pratique était bien connue des anciens, fanes qu’ils utilisaient en soupe principalement, tout comme le cresson dont sa saveur est proche.
Utiliser les fanes revêt l’avantage non négligeable, en plus d'obtenir un plat goûteux, d’être particulièrement économique.
Mais pour utiliser les fanes de radis en cuisine, la fraîcheur prime !
Choisir des bottes de radis dont les fanes sont vigoureuses et immaculées est vivement recommandé.
Ici, je n’ai pas dérogé aux habitudes des anciens et les ai utilisées dans une soupe dont le bouillon maison relevait délicatement la saveur des fanes et quelques fleurs de roquette parsemées ici et là venaient apporter une note poivrée.



Soupe de fanes de radis

Ingrédients pour4 personnes
Les fanes de 2 belles bottes de radis soit environ 100g
1 petit poireau
1 pomme de terre de taille moyenne de type Bintje ou Mona Lisa.
1L 200 bouillon de volaille maison
1 cs d’huile d’olive.
Sel, poivre


Nettoyer et tailler le poireau.
Éplucher et couper la pomme de terre.
Ôter la tige des fanes de radis pour ne conserver que la feuille. Les  nettoyer dans une eau vinaigrée, les essorer.
Dans un faitout, faire revenir ensemble les morceaux de pomme de terre, de poireau et les feuilles de radis 5mn sans les colorer. Rajouter le bouillon et porter à ébullition. Réduire le feu et laisser mijoter environ 20mn à couvert.
Mixer et rectifier l’assaisonnement.
Le bouillon maison donne une saveur incomparable à cette soupe.



lundi 24 mars 2014

Simplement et délicieusement, œufs au lait maison...

Est-ce le résultat de la cérémonie des oscars des semaines passées ou plus vraisemblablement le retour de températures plus clémentes sous nos latitudes, et voilà que mes poulettes se la jouent stars hollywoodiennes en mode superproduction d’œufs à tout va ! 

Toujours le même scénario quotidien :
4 poules, 4 œufs

Mais ne vous méprenez pas, malgré ce sempiternel scénario, mes poulettes ont de toute évidence un penchant marqué pour la mise en scène !
On soigne les apparences et sélectionne la couleur des œufs avec la plus grande attention même si, jour après jour, l'attachement aux couleurs de la première heure est indéfectible...

Doit-on y voir une quelconque superstition de divas

Moyennant quoi, ce sont toujours les mêmes au rendez-vous, épisode après épisode :
L’œuf ambrée de Biscotte poussant la coquetterie jusqu’à le parsemer, ici et là, de petites touches grisées rappelant son plumage,
Le petit à la coquille délicatement laiteuse signé Roussette,
le même modèle, une taille au-dessus, rondement pondu par Cookie
et enfin l’œuf xxl, merveilleusement ambré aux 1001 taches, comme autant de taches de rousseur, si énorme qu’il en est même parfois déformé, œuvre d'une Lulu aussi généreuse que facétieuse !

Et pour accompagner la ponte quotidienne, au cas où celle-ci passerait inaperçue, c’est à grand renfort de chants que chacune nous annonce  fièrement l’arrivée de l’œuf prodigue !

Avec un spectacle d’un telle qualité, il faut être à la hauteur en cuisine et devant une telle abondance,  on peut s’offrir le luxe de varier les plaisirs, même si les plaisirs simples sont plébiscités chez nous… 

Ainsi, après les œufs pochés dont on ne se lasse jamais, place à une version sucrée non moins délicieuse et gourmande : les œufs au lait, une valeur sûre au doux parfum d’enfance…


“Standing ovation pour vous mes poulettes, vous l’avez bien méritée !”




- Oeufs au lait maison -


Ingrédients pour 6 ramequins individuels

80g sucre vanillé
500 g lait entier
3 oeufs entier
1 pincée de sel


Préchauffer le four à 180°c.
Faire bouillir le lait dans une casserole avec le sucre vanillé et une pincée de sel.
Dans un saladier, battre les œufs en omelette. Incorporer petit à petit le lait bouillant sans cesser de remuer pour ne pas que les œufs cuisent au contact du lait bouillant.
Verser la préparation soit dans un ramequin pour des portions individuels, soit dans un grand plat pour la version familiale. De mon côté, j’opte pour les ramequins, de cette manière chacun les déguste ainsi quand il le souhaite et on fait durer le plaisir !
Placer le plat ou les ramequins dans la plaque creuse du four ou dans un plat plus grand contenant un fond d’eau pour une cuisson au bain marie.
Enfourner pour 20 à 30mn. Les œufs au lait sont cuits lorsque une peau blonde  un peu ferme se forme sur la surface, un autre test pour vérifier la cuisson consiste à  piquer la pointe d’un couteau dans une des crèmes et qu’elle ressort sèche.
Laisser refroidir avant dégustation.
En dessert, au goûter même ici au petit déjeuner, toutes les occasions sont bonnes.



vendredi 7 mars 2014

Le retour des œufs prodigues et salade légère et gourmande (mâche, betterave en croûte de sel, graines de courges et œuf poché) pour fêter ça !



Parmi les innombrables bonheurs que m’apporte ma vie à la campagne, il en est un, et non des moindres, que je savoure jour après jour et que j’étais loin d’imaginer, avant de m’y installer !

Le privilège de manger des œufs frais, des œufs du jour pondus par mes poulettes !
C’est la présence d’un poulailler à l’abandon qui suscita l’envie, dès l’acquisition de notre vieille ferme.

Et il en fallut peu pour convaincre Monsieur de l'intérêt de le réhabiliter !

Ainsi, depuis bientôt 3 ans, Lulu, Cookie et Biscotte ont investi notre jardin, rejointes l’année suivante par Roussette, histoire de rehausser une palette de couleurs offrant jusque-là un élégant dégradé allant du blanc au noir, en passant par le gris.
Car, et même si cela n’apporte rien à l’histoire, autant il me semble utile de vous préciser que Lulu se pare d’un plumage d’un noir profond, Cookie, est ornée de plumes blanches et Biscotte, la plus dodue de toutes, arbore fièrement un magnifique dégradé de gris, autant je ne vous ferai pas l’affront de vous préciser la couleur de ladite Roussette.


Une mini basse-cour multicolore mais monothématique donc, qu’il fallut bien vite cloisonner, sous peine de les voir envahir notre cuisine, car “là où il y a des croquettes (de chat), il n’y a pas de gêne (de poules)”- dicton gallinacien.

Que d’aucun se rassure, le périmètre de déambulations ferait rougir plus d’une chambre de bonne parisienne ! Mais de toute évidence, c’est un peu comme donner de la confiture à un cochon, car que ce soit pour les bains de soleil ou de poussière ou même le débusquage de vers, tout est fait en commun, dans un espace pas plus grand qu’un mouchoir de poche. Même pour voler dans les plumes du chat ou se précipiter à l’appel de la gamelle, il suffit que l’une prenne l’initiative, s’ensuit alors une course folle de poulettes, agitant leur plumage comme les dames de la cour d’une autre époque leurs jupons bouffants,  dévoilant ainsi aux regards alentours leurs menus mollets (et je ne vous parle pas des œufs, du moins pas encore).

La ponte, récurrent rituel dans la vie d’une poule, réserve lui aussi son lot de surprises et de péripéties, et bien en veine celui qui peut se vanter de ramasser tous ses œufs dans le même nid jour après jour ! Car si la poulette a ses habitudes et ses préférences, elle peut se révéler terriblement facétieuse l’heure de la ponte venue, quoi de plus distrayant en effet que de bousculer les habitudes et de plus exotique que d’aller nicher dans le premier buisson venu, bien à l’abri des regards... et comme la poulette maîtrise le comique de répétition, ce n’est pas un ni deux œufs que vous découvrirez, mais de quoi réaliser une omelette pour toute une tablée de ventres affamés. Trois œufs dans le poulailler au lieu des quatre habituels, et ce, plusieurs jours consécutifs alors que rien ne laisse présager un arrêt momentané de la ponte : méfiance ! Vous pouvez être sûr qu’il y a anguille sous roche et œufs sous buisson, le plus dur étant alors de déterminer lequel… Ainsi la chasse aux œufs devient sport officiel, avec l’étrange sensation que le lundi de Pâques se répète comme un jour sans fin….
Il arrive pourtant, à une période de l’année, où l’heureux propriétaire de gallinacés doit se résoudre à s’approvisionner ailleurs que dans son poulailler, le manque de luminosité et le froid ayant eu raison de leur œuf quotidien, et ce pour une période indéterminée. La douceur du climat et l’allongement des jours verront revenir les œufs dans les nids et le sourire sur les lèvres des enfants, trop heureux d’aller chercher ses délicieux sésames au poulailler et de les déguster le soir venu.

Et ce jour est enfin arrivé !

Alors pour le fêter dignement, rien de tel qu’une délicieuse salade de saison sublimée par un œuf poché, ultime gourmandise !






Salade de mâche, betterave en croûte de sel, graines de courges et œuf poché

Ingrédients pour une personne
1 betterave crue de taille moyenne
Des feuilles de mâche
Quelques copeaux de parmesan
Quelques graines de courges torréfiées
1 œuf extra frais
Pour la vinaigrette :
1cc d’huile de noix
1cc de vinaigre balsamique
2cc d’eau
1cc de moutarde douce

Préchauffez le four à 150°c.
Nettoyez la betterave sous l’eau claire sans l’éplucher. Séchez-la dans un papier absorbant (ne pas utiliser de torchon sous peine de le tacher).
Versez du gros sel dans le fond d’une cocotte allant au four. Placez la betterave en son centre et recouvrez la betterave de gros sel, elle doit être entourée de tous côtés par le gros sel. Disposez le couvercle et enfournez 2 heures.
15 mn avant la fin, enfournez les graines de courges préalablement disposées dans un plat. Au bout des 2 heures, enlevez les graines de courges, éteignez le four et laissez reposer le plat de betterave dans le four.
Cassez la croûte de sel pour libérer la betterave. Bien essuyez la betterave pour ôter le surplus de sel. L’épluchez soigneusement. Coupez-la à votre convenance en lamelles ou en cubes.
Nettoyez soigneusement la mâche. Essorez-là.
Préparez la vinaigrette en mélangeant dans un bol : huile de noix, vinaigre balsamique, eau et moutarde (en ajoutant de l’eau, vous augmentez la quantité de vinaigrette sans avoir rajouté de matière grasse et la vinaigrette reste goûteuse, la moutarde apportant du liant et de l’onctuosité).
Assaisonnez la mâche et la betterave en mélangeant intimement dans un saladier.
Puis disposez dans une assiette, parsemez de graines de courges, de copeaux de parmesan. Réservez. En dernier lieu, réalisez l’œuf poché.
Dans une casserole portez de l’eau à ébullition, ajoutez-y quelques gouttes de vinaigre blanc, du gros sel, si vous souhaitez l’aromatiser ajouter 2cc d’huile de noix. Lorsque l’eau bout, réalisez un tourbillon en remuant de manière circulaire à l’aide d’une fourchette. Versez délicatement votre œuf au centre de ce tourbillon, cela va permettre au blanc de se répartir harmonieusement autour du jaune. Laissez cuire 4mn, déposez délicatement sur du papier absorbant. Disposez en dernier lieu votre œuf poché encore chaud sur la salade, parsemez de graines de courges et de copeaux de parmesan et dégustez sans attendre.



Manger léger et gourmand n’est pas incompatible, bien au contraire !
Outre le fait de manger en petites quantités, il est indispensable de se sentir rassasié à l’issue du repas.
Savez-vous que le choix des ingrédients, leur mode de cuisson influent grandement sur notre sensation de satiété ?
Pour cela, voici quelques astuces toutes simples à mettre en place :
Privilégier les aliments de qualité et goûteux : En matière d’huiles végétales, une huile d’olive fruitée ou encore comme ici une huile de noix, avec ses arômes boisés incomparables, sa saveur à la fois rustique et raffinée. Pas besoin d’en utiliser beaucoup pour qu’elle aromatise généreusement votre plat.

Pour en savoir plus sur l’apport calorique des huiles, je vous invite à lire mon article paru sur le site des huiles végétales

 Penser aux herbes aromatiques !
 Multiplier les textures : croquant, fondant, croustillant
Varier  les saveurs : acide, sucré, salé, amer
Varier les couleurs : eh oui, l’aspect visuel est aussi important dans la sensation de satiété
Varier les modes de cuisson : ici j’ai opté pour une cuisson au sel au lieu cuire ma betterave à l’eau. Le résultat est terriblement gourmand sans adjonction de matière grasse pour autant !
Concernant l’œuf, j’ai privilégié la méthode de pochage (cuisson dans l’eau) à celle de l’œuf sur le plat, frit, et le résultat est également très savoureux !
Billet partenaire

samedi 1 février 2014

Gâteau de crêpes au lemon curd pour la Chandeleur



La page de l’Épiphanie se tourne, que déjà se profile la Chandeleur avec son cortège de crêpes.
Et cette année, au lieu de les déguster une à une, pourquoi ne pas les empiler pour les savourer sous forme d’un délicieux gâteau dont l’onctueuse épaisseur frise l’indécence !

J’affectionne ces gâteaux pour leur aspect rustique, leur forme généreuse et leur saveur déclinable à l’infini, mais surtout, surtout pour leur simplicité d'exécution !

Avouez que réaliser des crêpes que l’on empile, recouvertes de la garniture de son choix… difficile de faire plus simple non ?!

Alors, après la version estivale aux cerises d’Itxassou, je vous propose son pendant hivernal au lemon curd. Oui, j’avoue être un brin mono thématique ces temps-ci, mais que voulez-vous, j’ai beaucoup de mal à résister aux saveurs d’agrumes et la saison s’y prête merveilleusement, alors…pourquoi s’en priver !

D’autant que le lemon curd se marie à merveille avec les crêpes, oui toutes les excuses sont bonnes…!


  Gâteau de crêpes au lemon curd


Pour préparer ce gâteau, il vous faudra réaliser :
1 pâte à crêpes
1 lemon curd
1 crème fouettée 
Des citrons confits (en option)

Pour la pâte à crêpes

(Environ 30 crêpes)

Temps de préparation : 5mn

Temps de repos : 2 heures

100 cl de lait entier

400 g de farine

200 g d'œuf entier (4 petits œufs)


75 g d'huile de colza (idéale car neutre de goût et riche en acides gras non saturés de type oméga 3, 6 et 9)
50g de beurre fondu

40 g de sucre

2 pincées de sel

2cs de grand Marnier ou de Cointreau (liqueurs à base d’écorces d’oranges)






Mélangez la farine et le sucre. Battez l'œuf avec le sel. Ajoutez-le à la farine et mélangez pour avoir une pâte lisse. Délayez-la avec le lait, puis le beurre et enfin l'huile.
Laissez reposer 2 heures à température ambiante avant utilisation.
Faîtes chauffer une poêle  anti-adhésive  ou mieux une poêle en fonte, la graisser à l’aide d’un papier absorbant imbibé d’huile.
Lorsque la poêle est bien chaude, versez une petite louche de pâte en veillant à recouvrir uniformément le fond de la poêle, reversez le surplus de pâte dans le saladier pour obtenir des crêpes fines. Une poêle est bien chaude lorsque de petites bulles se forment sur votre crêpe. Lorsque les bords de la crêpe commence à se colorer et à se détacher de la poêle retournez-la à la main ou à l’aide d’une spatule. Laissez cuire entre 20 et 30 secondes puis déposez la crêpe dans un plat. Renouvelez l’opération jusqu’à venir à bout de la pâte. Pensez à graisser de temps en temps la poêle.
Réservez.



Pour la garniture

Lemon curd
Pour environ 500g de crème de citron  (A préparer la veille)

Temps de préparation : 5mn
Temps de cuisson : 10mn
Privilégiez des citrons bio ou non traités dans la mesure où on utilise les zestes et que les pesticides se concentrent dans la peau ou l’écorce des fruits.
1 dl de jus de citron (à peu près 2 citrons)
Le zeste de 2 citrons
150 g de sucre
4 œufs
100 g de beurre

Lavez les citrons.
Prélevez le zeste des 2 citrons avec un zesteur. Si vous n’avez pas de zesteur, utilisez une râpe très fine en faisant attention de ne pas râper la chair blanche.
Pressez les citrons.
Dans un grand bol, mettez le jus de citron, le zeste, le sucre, les 4 œufs et le beurre coupé en petits morceaux.
Préparez un bain-marie en faisant frémir de l’eau dans une casserole.
Posez votre bol sur la casserole d’eau frémissante sans que le fond du bol touche l’eau (l’idéal étant de prendre un bol en verre, de le poser sur la casserole et de tester la hauteur de l’eau avant de remplir le bol).
Fouettez votre mélange jusqu’à ce qu’il épaississe. Cette opération prend environ 10 minutes sachant qu’au début vous n’aurez pas besoin de remuer constamment.
En revanche, remuez constamment vers la fin.
Lorsque la sauce a épaissi, versez-la dans un bol ou un pot en verre. Déposez un film plastique au contact de la crème pour éviter qu’elle ne s’assèche.
Laissez refroidir, couvrez et mettez au réfrigérateur.

Crème fouettée aux zestes de citron
Temps de préparation : 10mn

250g de mascarpone
50g de crème liquide entière
1cs de sucre glace
Zeste de 2 citrons

Mélanger les zestes et le sucre pour former une pâte crémeuse.
Dans le bol de votre robot, fouettez le mascarpone, la crème liquide et la pâte crémeuse aux zestes de citron jusqu’à formation de petits pics sur votre crème.
Réserver au frais.

Citron confit
Temps de préparation : 5mn
Temps de cuisson : 25mn

3 beaux citrons bio ou non traités
175g de sucre
375ml eau
1cs de sucre en poudre.

Nettoyez les citrons sous l’eau claire, essuyez-les. Découpez les citrons en tranche d’1/2cm. Portez à ébullition l’eau et le sucre préalablement mélangés. Plongez les tranches de citrons dans le sirop. Laissez confire pendant 20mn en remuant de temps en temps.
Egouttez et laissez refroidir les tranches de citron confit sur une grille. Saupoudrez de sucre.

Dressage
Empilez les crêpes de façon à obtenir un gâteau en les nappant au gré des “couches” tantôt de crème fouettée, tantôt de lemon curd, certaines resteront nature. La crème fouettée légèrement acidulée vient contrebalancer par sa fraîcheur la saveur onctueuse et sucrée du lemon curd donnant tout son équilibre gustatif à ce gâteau.

Finition
Disposez les lamelles de citrons confits sur la dernière crêpe en guise de décoration.

Billet partenaire